LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2308782

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2308782

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2308782
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un auto-entrepreneur demandant le versement d'allocations d'activité partielle et la réparation de son préjudice. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une faute de l'État, notamment en ne prouvant pas le maintien de la décision initiale favorable ni le respect des conditions légales, notamment le délai de dépôt de la demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle (articles L. 5122-1, R. 5122-1, R. 5122-3 et R. 5122-9).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2023, M. A... B... demande au tribunal :

1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 7 340,30 euros, assortie des intérêts au taux légal, correspondant aux préjudices qu’il a subis du fait de l’absence de versement effectif des allocations d’activité partielle qui lui avaient été accordées pour la période courant d’août 2020 à avril 2021 ;

2°) de lui verser les sommes dues au titre des allocations d’activité partielle pour la période courant à compter de mai 2021 ;

3°) de condamner l’Etat aux dépens.

Il soutient que :
- sa demande d’autorisation de mise en activité partielle a fait l’objet d’une décision favorable du 17 mai 2021 qui n’a jamais été mise à exécution ; ainsi, les allocations d’activité partielle dues pour la période courant d’août 2020 à avril 2021, d’un montant global de 7 340,30 euros, ne lui ont jamais été versées alors que l’administration fiscale les a comptabilisées au titre de ses revenus ; ce manquement de l’Etat lui cause des préjudices dont il est fondé à demander réparation ;
- il demande également l’indemnisation de son chômage partiel manquant pour la période courant d’avril 2021 à ce jour, à titre exceptionnel ou dérogatoire.


Par ordonnance du 10 novembre 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 12 janvier 2026.

Un mémoire, présenté par le directeur régional et interdépartemental de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Ile-de-France, a été enregistré le 9 mars 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Ghiandoni,
- et les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

Par la requête visée ci-dessus, M. B..., auto-entrepreneur, demande la condamnation de l’Etat à réparer les préjudices qu’il estime avoir subis du fait de l’absence de versement de ses allocations d’activité partielle dues depuis août 2020.

Aux termes de l’article L. 5122-1 du code du travail : « I. - Les salariés sont placés en position d'activité partielle, après autorisation expresse ou implicite de l'autorité administrative, s'ils subissent une perte de rémunération imputable : / -soit à la fermeture temporaire de leur établissement ou partie d'établissement ; / -soit à la réduction de l'horaire de travail pratiqué dans l'établissement ou partie d'établissement en deçà de la durée légale de travail. » Aux termes de l’article R. 5122-1 du même code : « L'employeur peut placer ses salariés en position d'activité partielle lorsque l'entreprise est contrainte de réduire ou de suspendre temporairement son activité pour l'un des motifs suivants : / 1° La conjoncture économique ; / 2° Des difficultés d'approvisionnement en matières premières ou en énergie ; / 3° Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel ; / 4° La transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise ; / 5° Toute autre circonstance de caractère exceptionnel ». Aux termes de l’article R. 5122-3 du même code : « Par dérogation à l'article R. 5122-2, l'employeur dispose d'un délai de trente jours à compter du placement des salariés en activité partielle pour adresser sa demande par tout moyen donnant date certaine à sa réception : / 1° En cas de suspension d'activité due à un sinistre ou à des intempéries prévues au 3° de l'article R. 5122-1 ; / 2° En cas de circonstance de caractère exceptionnel prévue au 5° de l'article R. 5122-1 ». Enfin, aux termes de l’article R. 5122-9 de ce code : « I.- Une autorisation d'activité partielle peut être accordée pour une durée maximum de trois mois. Elle peut être renouvelée dans les conditions fixées au II et dans la limite de six mois, consécutifs ou non, sur une période de référence de douze mois consécutifs ».

En premier lieu, M. B... fait lui-même valoir, dans ses écritures, que s’il avait initialement obtenu, le 17 mai 2021, une décision favorable à sa demande de mise en activité partielle pour la période courant du mois d’août 2020 à avril 2021, l’unité départementale de l’Essonne du ministère du travail l’a ensuite informé du réexamen de sa situation en vue du retrait de cette décision au motif que sa demande n’avait pas été déposée dans le délai prévu par R. 5122-3 du code du travail. Si le requérant soutient qu’à la suite des observations présentées par l’intermédiaire de son comptable par courrier du 10 juillet 2021, la décision favorable du 17 mai 2021 aurait été finalement maintenue, il ne le démontre pas par les pièces qu’il produit. En particulier, M. B... ne produit pas ce courrier du 10 juillet 2021 et la capture d’écran de la plateforme du ministère du travail relative à l’activité partielle qu’il produit n’est pas datée. Dans ces conditions, M. B... ne démontre pas l’existence d’une faute commise par l’Etat qui ne lui aurait pas versé la somme de 7 340,30 euros au titre des allocations d’activité partielle pour la période courant d’août 2020 à avril 2021.

En second lieu, si M. B... sollicite, dans sa requête, le versement de l’allocation d’activité partielle pour la période courant « d’avril 2021 à ce jour », il ne produit, en tout état de cause, aucun élément permettant d’établir qu’il remplissait les conditions pour obtenir cette allocation. Ainsi, cette demande ne peut qu’être rejetée.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. dOliveira Leal ne peut qu’être rejetée.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d’Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Sauvageot, présidente,
Mme Lutz, première conseillère,
Mme Ghiandoni, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2026.


La rapporteure,
Signé
S. Ghiandoni

La présidente,
Signé
J. Sauvageot

La greffière,

Signé


C. Delannoy

La République mande et ordonne à la ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions