mercredi 8 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2308991 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TOMAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2023, Mme C A et M. E A, représentés par Me Tomas, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la directrice générale de l'agence régionale de santé - délégation de l'Essonne d'affecter, au moins provisoirement, le jeune F A dans un institut médico-éducatif avec un accueil permanent en internat si ce dernier est situé hors département, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) de prononcer toute mesure utile au rétablissement des libertés fondamentales ;
3°) de mettre à la charge de l'agence régionale de santé - délégation de l'Essonne la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- malgré une décision de la commission des droits de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l'Essonne du 20 mai 2016, renouvelée par une décision du 18 mai 2021, préconisant une orientation en institut médico-éducatif (IME), aucun des instituts sollicités n'a été en mesure d'accueillir leur enfant F, atteint d'un trouble du spectre autistique associé à un retard global de développement, ajoutant que leurs démarches auprès du conseil départemental de l'Essonne et de l'agence régionale de santé d'Île-de-France sont également demeurées infructueuses, précisant que, si le jeune F était scolarisé, jusqu'au mois de juin 2023, en classe ULIS-TSA avec l'aide d'un accompagnant d'élève en situation de handicap individuel (AESHI) à hauteur de vingt heures par semaine, la MDPH de l'Essonne l'a, par une décision du 19 avril 2023, orienté vers une scolarisation en classe de 6ème ordinaire avec une AESHI de vingt heures par semaine, tout en renouvelant l'orientation en IME, estimant que cette orientation du jeune F en classe ordinaire est un non-sens au regard du handicap dont il souffre et que, en outre, depuis le mois de septembre 2023, en l'absence de recrutement effectif d'une AESHI, l'enfant n'est pris en charge qu'une heure par semaine, enfermé dans une salle, sans aucun contact avec d'autres élèves ;
- il est ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue, pour le jeune F, le droit à une éducation adaptée à son handicap, estimant que la seule prise en charge adaptée est une place en IME, préconisée par la MDPH depuis 2016, ajoutant que, l'agence régionale de santé étant compétente en matière de planification, d'autorisation et de création de places ainsi que de tarification en ce qui concerne notamment les instituts médico-éducatifs, il lui appartient d'adapter l'offre de soins pour permettre la prise en charge F, sans pouvoir se retrancher derrière le manque de moyens dès lors qu'elle est également chargée d'une mission opérationnelle et est soumise à une obligation de résultat ;
- dès lors qu'il existe une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, il existe une présomption d'urgence, ajoutant que l'enfant F ne bénéficie plus d'aucune prise en charge depuis le mois de septembre 2023, estimant, en outre, que, compte tenu de la pathologie dont il souffre, il met sa propre sécurité mais également celle de ses proches, de ses camarades de classe et des personnels encadrants en danger.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, l'agence régionale de santé d'Île-de-France conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas remplie, dès lors que, dans l'attente d'une place en IME et outre la prise en charge par le SESSAD Confluences, par un orthophoniste et par un psychologue, le jeune F est scolarisé en milieu scolaire ordinaire en classe de 6e conformément à la décision de la MDPH du 19 avril 2023, prise à l'issue d'une nouvelle évaluation des besoins et des capacités de l'enfant, estimant que le défaut de recrutement d'une AESHI ne saurait lui être imputé, l'éducation nationale étant chargée du recrutement et de l'affectation des AESHI dans les conditions fixées par la CDAPH, ajoutant que l'équipe de suivi de la scolarisation du jeune F a indiqué qu'elle souhaitait un accueil aménagé de l'enfant au collège avec un emploi du temps progressif, indiquant enfin que les faits ayant donné lieu à l'arrêt du Conseil d'Etat du 18 septembre 2023 sont différents de la situation des requérants ;
- une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas caractérisée, dès lors qu'elle ne dispose d'aucun pouvoir pour faire procéder à l'admission d'une personne handicapée au sein d'une structure médico-sociale, ajoutant que, ainsi qu'il a été dit précédemment, l'enfant F est bien scolarisé conformément aux préconisations de la CDAPH et dans le respect des préconisations de l'équipe de suivi de la scolarisation ;
- à titre subsidiaire, si une injonction devait être prononcée, il conviendrait de n'assortir cette injonction d'aucune astreinte, l'intérêt d'une telle mesure n'étant en l'espèce ni établi par les requérants, ni justifié par la situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, et notamment son Préambule ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'éducation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Bélot, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 6 novembre 2023 à 15h00, en présence de Mme Laforge, greffière d'audience :
- le rapport de M. Bélot, juge des référés,
- les observations de Me Tomas, représentant M. et Mme A, qui a repris ses écritures en les développant,
- l'agence régionale de santé d'Île-de-France n'étant pas représentée.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 15h22.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. D'une part, l'égal accès à l'instruction est garanti par le treizième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, auquel se réfère celui de la Constitution de 1958. Ce droit, confirmé par l'article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est en outre rappelé à l'article L. 111-1 du code de l'éducation, qui énonce que : " le droit à l'éducation est garanti à chacun ". L'exigence constitutionnelle d'égal accès à l'instruction est mise en œuvre par les dispositions de l'article L. 131-1 de ce code, aux termes desquelles : " L'instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans ", ainsi que par celles de l'article L. 112-1 du même code qui prévoient : " Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent en application des articles L. 111-1 et L. 111-2, le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant () ". L'article L. 112-2 de ce code prévoit qu'afin que lui soit assuré un parcours de formation adapté, chaque enfant handicapé se voit proposer un projet personnalisé de formation, l'article L. 351-1 du même code désigne les établissements dans lesquels sont scolarisés les enfants présentant un handicap, et l'article L. 351-2 de ce code prévoit que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées désigne les établissements correspondant aux besoins de l'enfant en mesure de l'accueillir et que sa décision s'impose aux établissements. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le droit à l'éducation étant garanti à chacun, quelles que soient les différences de situation et, d'autre part, que l'obligation scolaire s'appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants en situation de handicap ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation. Ainsi, il incombe à l'Etat, au titre de sa mission d'organisation générale du service public de l'éducation, et, le cas échéant, de ses responsabilités à l'égard des établissements sociaux et médico-sociaux, de prendre l'ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires afin que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants en situation de handicap, un caractère effectif.
3. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article L. 114-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté ". Aux termes de l'article L. 114-1-1 du même code : " La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie. / Cette compensation consiste à répondre à ses besoins, qu'il s'agisse () de la scolarité, de l'enseignement, de l'éducation, de l'insertion professionnelle () de places en établissements spécialisés, des aides de toute nature à la personne ou aux institutions pour vivre en milieu ordinaire ou adapté, ou encore en matière d'accès aux procédures et aux institutions spécifiques au handicap () ". Aux termes de l'article L. 246-1 de ce code : " Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d'une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. / Adaptée à l'état et à l'âge de la personne, cette prise en charge peut être d'ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social () ". Ces dispositions imposent à l'Etat et aux autres personnes publiques chargées de l'action sociale en faveur des personnes handicapées d'assurer, dans le cadre de leurs compétences respectives, une prise en charge effective dans la durée, pluridisciplinaire et adaptée à l'état comme à l'âge des personnes atteintes du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés.
4. Si une carence dans l'accomplissement de ces missions est de nature à engager la responsabilité des autorités compétentes, elle n'est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que si elle est caractérisée, au regard notamment des pouvoirs et des moyens dont disposent ces autorités, et si elle entraîne des conséquences graves pour la personne atteinte d'un syndrome autistique, compte tenu notamment de son âge et de son état. En outre, le juge des référés ne peut intervenir, en application de cet article, que pour prendre des mesures justifiées par une urgence particulière et de nature à mettre fin immédiatement ou à très bref délai à l'atteinte constatée.
Sur l'urgence :
5. Mme C A et M. E A sont les parents du jeune F, né le 14 octobre 2010, souffrant d'un trouble du spectre autistique et d'un retard global de développement générant une inadaptation sociale. Par une décision du 20 mai 2016, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Essonne a autorisé sa prise en charge dans le cadre d'un accueil à temps plein en semi-internat par un institut médico-éducatif (IME). Par une décision du 18 mai 2021, la CDAPH de l'Essonne a renouvelé cette prise en charge, en proposant deux instituts spécialisés, l'IME La Guillemaine à Egly et l'IME Notre Ecole à Sainte-Geneviève-des-Bois. La CDAPH l'a également orienté, par une décision du 10 mars 2020, vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) et lui a accordé l'aide humaine individuelle aux élèves handicapés ainsi qu'un accompagnement par un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD). Par une décision du 18 avril 2023, la CDAPH a estimé qu'une orientation en ULIS collège ne correspondait pas aux besoins du jeune F, a réaffirmé la pertinence de l'orientation en IME en insistant sur sa mise en œuvre et a attribué une aide humaine individuelle aux élèves handicapées de vingt heures hebdomadaires.
6. Il résulte de l'instruction que l'IME La Guillemaine, par un courrier du 1er avril 2021, et l'IME Notre Ecole, par un courrier du 2 juin 2021, confirmé par un courrier du 5 octobre 2023, ont informé les parents du jeune F que la demande d'admission de ce dernier dans leur établissement ne pouvait être satisfaite faute de place disponible et était inscrite sur une liste d'attente. Les demandes d'inscription présentées par les parents auprès d'instituts médico-éducatifs plus éloignés se sont heurtées à des refus au motif que l'enfant ne résidait pas dans leur secteur. Il résulte également de l'instruction que, depuis la rentrée scolaire du mois de septembre 2023, le jeune F est inscrit au collège Paul Eluard à Brétigny-sur-Orge. Il est, toutefois, constant que, depuis deux mois, le jeune F n'est accueilli au collège qu'une heure par semaine, dans une salle à l'écart des autres élèves, en présence de deux éducatrices du SESSAD et d'une aide humaine individuelle aux élèves handicapés disponible sur cette heure d'accueil, et ne bénéficie donc pas de l'aide humaine individuelle qui devrait être spécifiquement dédiée à son accompagnement, en l'absence de recrutement d'un personnel pour assurer cette aide. Il ressort, par ailleurs, du courrier du 4 octobre 2023 de Mme B D, psychologue au SESSAD Confluences, dans lequel le jeune F est accueilli depuis le mois de novembre 2018, que son orientation dans le milieu ordinaire représente un non-sens compte tenu de l'orientation en IME préconisée par la CDAPH, précisant que l'enfant, dont les compétences correspondent davantage à celles d'un élève de maternelle, ne répond pas aux attendus d'un élève de sa tranche d'âge et n'est pas en mesure d'adopter une posture d'élève de façon continue même avec l'appui et l'étayage constant de l'adulte pour structurer son environnement, ajoutant que cet accueil d'une heure hebdomadaire, sans supervision d'un enseignant spécialisé et sans possibilité d'inclusion dans sa classe de référence, est dépourvu d'intérêt. La psychologue du SESSAD précise également que le jeune F présente des comportements en totale inadéquation avec une scolarisation dans la mesure où il peut manifester son intérêt pour ses pairs ou pour les professionnels en adoptant des gestes brusques et parfois hétéro-agressifs, tels que des poussées, des coups ou des griffures. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que la carence dans la prise en charge du jeune F en IME, pourtant préconisée depuis 2016 et seule à même de lui apporter un accompagnement adapté, connaît depuis la rentrée scolaire de septembre 2023 une aggravation significative et que la prolongation de cette situation serait particulièrement préjudiciable à la situation de l'enfant, compte tenu des troubles comportementaux et des retards d'apprentissages et de développement dont il souffre déjà. Dans ces circonstances, la condition d'urgence exigée par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme satisfaite.
Sur l'atteinte à une liberté fondamentale :
7. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 7 avril 2021 demeuré sans réponse, M. et Mme A ont demandé à l'agence régionale de santé d'Île-de-France de se saisir de la situation de leur enfant afin qu'une place en IME lui soit attribuée sans délai. Si l'agence régionale de santé d'Île-de-France fait valoir qu'elle n'est pas compétente pour ordonner l'affectation du jeune F dans un institut médico-éducatif, il est constant que sa qualité d'autorité de tutelle des instituts médico-éducatifs lui permet d'intervenir au niveau régional lorsqu'aucune solution à la situation individuelle critique d'une personne handicapée n'a pu être trouvée au plan départemental, ce qu'elle ne démontre pas avoir fait en l'espèce. Il lui appartenait également, en tant qu'autorité de tutelle des établissements médico-éducatifs, de rappeler aux instituts ayant refusé d'accueillir le jeune F pour des raisons de sectorisation géographique, que l'accueil permanent décidé par la CDAPH peut être sollicité et accordé sur tout établissement du territoire national. Cette carence étant constitutive d'une atteinte au droit fondamental que le jeune F et sa famille tiennent des dispositions citées au point 3, il y a lieu d'ordonner à la directrice générale de l'agence régionale de santé d'Île-de-France d'accomplir, sans délai, toutes diligences afin de s'assurer de l'existence de places disponibles au sein des instituts médico-éducatifs ayant refusé d'accueillir le jeune F de manière permanente pour une raison de sectorisation géographique, puis de proposer, dans les meilleurs délais et, en tout état de cause, dans les huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une solution d'accueil permanent au niveau régional, y compris en sureffectif le cas échéant, si aucune solution ne permet de respecter la décision de placement de la CDAPH au niveau du département de l'Essonne. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est enjoint à la directrice générale de l'agence régionale de santé d'Île-de-France d'accomplir, sans délai, toutes diligences afin de s'assurer de l'existence de places disponibles au sein des instituts médico-éducatifs ayant refusé d'accueillir le jeune F de manière permanente pour une raison de sectorisation géographique, puis de proposer, dans les meilleurs délais et, en tout état de cause, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une solution d'accueil permanent pour le jeune F au niveau régional, y compris en sureffectif le cas échéant, si aucune solution ne permet de respecter la décision de placement de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au niveau du département de l'Essonne.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à M. et Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à M. E A, à l'agence régionale de santé d'Île-de-France et au ministre de la santé et de la prévention.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Versailles.
Fait à Versailles, le 8 novembre 2023.
Le juge des référés,
signé
S. Bélot
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir l'exécution de la présente décision.
N°230899100
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026