jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2309026 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | MENAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2023, M. A F, représenté par Me Ménage demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a décidé qu'à l'expiration de ce délai, il pourrait être reconduit d'office à la frontière à destination du pays dont il a la nationalité, ou de tout autre pays dans lequel il établirait être légalement admissible ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines ou tout préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
M. F soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre :
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de convocation de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie de la réalité de ses études dans l'enseignement supérieur ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile ;
- elle méconnait la circulaire NTK1229185C du 28 novembre 2012 ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnait les dispositions du 2° et du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, datée du même jour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rivet,
- et les observations de Me Ngoto, représentant M. A F.
Considérant ce qui suit :
1. M. A F, ressortissant marocain, né le 24 novembre 2002 est entré en France le 30 août 2012, sous couvert d'un visa de type " D " délivré par les autorités consulaires françaises, valable du 16 août 2012 au 14 novembre 2012. Il s'est ensuite vu délivrer des titres de séjour portant la mention " MAE ", en sa qualité de fils de Mme B, chancelier au consulat général du Royaume du Maroc à Paris. Le dernier titre de séjour portant la mention " MAE " qui était valable jusqu'au 17 janvier 2022, a dû être restitué le 21 septembre 2021 en raison de la cessation des activités de Mme B au consulat. Le 31 janvier 2022, M. F a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et sur le fondement de l'article L. 422-1 du même code. Par un arrêté du 25 septembre 2023, le préfet des Yvelines a rejeté ses demandes de titre de séjour et, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. F demande l'annulation de ces décisions et qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2023-09-21-00012 du 21 septembre 2023 régulièrement publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de l'Etat dans le département des Yvelines, le préfet des Yvelines a donné à M. C D, directeur des migrations, délégation pour signer l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application et notamment l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il comporte des éléments circonstanciés sur la situation de M. F, notamment sur son parcours scolaire et sa situation personnelle et familiale. Il suit de là que l'arrêté comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, eu égard aux éléments qu'il comporte, l'arrêté, est suffisamment motivé et n'est pas entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
5. S'il n'est pas contesté que M. F a suivi des études sans interruption en France jusqu'à l'âge de 16 ans et qu'il s'est inscrit pour l'année scolaire 2023-2024 au lycée polyvalent Léonard de Vinci à Paris afin d'y poursuivre une formation en alternance dans le cadre d'un BTS " Fluides, énergies, domotique option A génie climatique et fluidique ", il ne justifie toutefois pas suivre ce cursus par la production d'un certificat de scolarité. Par suite, le préfet des Yvelines n'a pas commis d'erreur de fait ou d'erreur de droit en refusant de l'admettre au séjour en qualité d'étudiant. En outre, le requérant ne fait valoir aucune nécessité particulière liée au déroulement de ses études. Par suite, le préfet n'a pas davantage commis d'erreur d'appréciation de sa situation en refusant de lui délivrer le titre portant la mention " étudiant ".
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-21 : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui justifie par tout moyen avoir résidé habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans avec au moins un de ses parents se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "
7. Il est constant qu'à la date de sa demande de titre de séjour le 31 janvier 2022, le requérant, né le 24 novembre 2002 était entré dans sa dix-neuvième année depuis le 24 novembre 2020. Par suite, il ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-21 précitées. Le moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du même code : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui "
9. Il ressort des pièces du dossier que M. F est célibataire et sans charge de famille en France. Il n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales à l'étranger et notamment au Maroc où il a vécu jusqu'à l'âge de 10 ans et où se trouve désormais sa mère, Mme B, dès lors qu'elle a cessé ses activités au consulat général du Royaume du Maroc. M. F se prévaut de la présence en France de son frère ainé, marié à une ressortissante française. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ce dernier réside à Nîmes et que les attestations produites au soutien de la requête sont insuffisantes à établir l'intensité des liens qui les unissent. Le requérant se prévaut également de la présence de son père E F comme lui de nationalité marocaine. Il est toutefois constant que M. E F fait également l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Il ressort enfin des pièces du dossier que le requérant rencontre des difficultés dans la maitrise de la langue française qui l'ont handicapé durant sa scolarité. Ainsi, il n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts familiaux et moraux en France. Dans ces conditions, le préfet des Yvelines n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile en refusant de l'admettre au séjour au titre de la vie privée et familiale. Il n'a pas davantage porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
10. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement invoquer les principes de la circulaire NTK1229185C du 28 novembre 2012 dès lors que ce document est dépourvu de toute valeur réglementaire. Le moyen doit être écarté.
11. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ;() . ".
12. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions de délivrance de l'un des titres prévus par les dispositions précitées de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du cas de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions.
13. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit aux points 7 et 9 ci-dessus que M. F ne remplit pas les conditions de délivrance des titres de séjour prévues par les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A F n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de l'admettre au séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans (). ". L'article L. 110-5 du ceseda prévoit que " les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux agents diplomatiques et aux consuls de carrière ".
16. Il n'est pas contesté que le requérant est entré en France le 30 août 2012 à l'âge de 10 ans et y résidait habituellement depuis cette date et jusqu'à la date de l'arrêté attaqué. Si le préfet estime que les dispositions précitées de l'article L. 611-3 ne s'appliquent pas aux bénéficiaires d'autorisation de séjour portant la mention " MAE ", cette affirmation ne ressort d'aucun texte. Par suite, M. F, qui n'a ni la qualité d'agent diplomatique ni celle de consuls de carrière, est fondé à se prévaloir des dispositions citées au point précédent.
17. Il résulte de ce qui précède que M. F est fondé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français, à demander l'annulation de cette décision.
En ce qui concerne le pays de destination :
18. Par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire, il y a également lieu d'annuler la décision du 25 septembre 2023 fixant le pays de destination du requérant.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
19. En vertu de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, lorsqu'une obligation de quitter le territoire est annulée, " l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
20. L'exécution du présent jugement implique, en application des dispositions précitées, que M. F se voit délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur sa situation. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé dans un délai de trois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
21. Il y a lieu de mettre à la charge de l'État, partie perdante, la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet des Yvelines a obligé M. F à quitter le territoire français est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Yvelines ou à tout préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. F dans le délai de trois mois et de le munir dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour.
Article 3 : L'Etat versera à M. F la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A F et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition du greffe le 25 janvier 2024.
La rapporteure,
signé
S. Rivet
La présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
A. Gateau
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026