jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2309579 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FAFOWORA DE LOMBARDON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 novembre 2023 M. B, représenté par Me Fafowona de Lombardon, demande au juge des référés :
- d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l'exécution de la décision 48 SI du 26 septembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté le solde nul de son permis de conduire ;
- à titre provisoire, d'ordonner la reconstitution du capital de points de son permis de conduire à hauteur de 4 points ;
- à titre provisoire, d'ordonner la restitution de son permis de conduire ;
- de mettre à la charge de l'Etat d'une somme de 1.500 euros au titre des frais d'instance.
Il soutient que :
En ce qui concerne la condition d'urgence :
- il y a urgence car il a une formation de chauffeur et ne peut plus chercher de travail ;
En ce qui concerne le moyen propre à créer un doute sérieux :
- la décision est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L.223-6 alinéa 4 du code de la route car avant même la commission de la dernière infraction, il avait suivi un stage de sensibilisation qui ne figure pas sur son relevé intégral d'infractions et qui ne prend donc pas en compte une restitution de 4 points.
Par courrier enregistré le 1er décembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer dès lors que les points demandés ont été restitués.
Par mémoire enregistré le 4 décembre 2023, M. B déclare se désister de ses conclusions en suspension mais maintenir ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de la route ;
- la requête enregistrée le 16 novembre 2023 sous le n° 2309459 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gosselin, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Le rapport de Mme Gosselin, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience tenue le 6 décembre 2023 à 14 heures en présence de Mme Gilbert, greffière.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience, à. 14h05.
Considérant ce qui suit :
1.Il ressort du relevé intégral des infractions que M. B a commis, le 5 février 2023, deux infractions au code de la route sur le territoire de la commune de Montreuil sous bois consistant en un excès de vitesse égal ou inférieur à 20 km/h respectivement à 23 heures et 23 heures 26. Consultant son relevé, le requérant a pris connaissance d'une décision 48 SI prise par le ministre de l'intérieur et des outre-mer, constatant le solde nul de son permis de conduire qui lui aurait été adressé le 26 septembre 2023.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Par mémoire enregistré le 4 décembre 2023, M. B a déclaré se désister de ces conclusions. Il y a donc lieu de lui en donner acte.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros au titre des frais du procès.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions en suspension de M. B.
Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etat la somme de 1.500 (mille cinq cents) euros au titre des frais d'instance.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Versailles, le 7 décembre 2023
Le juge des référés
signé
C. Gosselin
La greffière
Signé
N. GilbertLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2309579
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026