jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2309843 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par le jugement n°2201559 du 28 juin 2022, le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de l'Essonne du 9 février 2022, enjoint au préfet de l'Essonne de procéder au réexamen de la situation de M. B A dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement et condamné l'Etat à verser au requérant la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier, enregistré le 2 mars 2023, M. B A a saisi le tribunal d'une demande tendant à l'exécution de ce jugement.
La présidente du tribunal a demandé au préfet de l'Essonne de bien vouloir, dans le délai de quinze jours, justifier de la nature et de la date des mesures qui ont été prises pour assurer l'exécution du jugement ou de lui faire connaître les raisons qui pourraient retarder cette exécution.
La présidente du tribunal a, par une ordonnance en date du 24 novembre 2023, ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 novembre 2023 et 30 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Levy, demande au tribunal d'assurer l'exécution du jugement en ce qui concerne le réexamen de sa situation.
Le préfet de l'Essonne a transmis des pièces, enregistrées le 29 janvier 2024, justifiant avoir délivré au requérant le 25 janvier 2024 un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 24 avril 2024, durant le réexamen de sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. de Miguel, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par un jugement n° 2201559 du 28 juin 2022, le tribunal administratif de Versailles a, d'une part, annulé l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté la demande de titre de séjour de M. A, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination et, d'autre part, a enjoint au préfet de l'Essonne de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
3. Le préfet de l'Essonne a produit la copie d'écran issue de " l'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF) mentionnant qu'un récépissé de demande de titre de séjour valable du 25 janvier 2024 au 24 avril 2024 a été remis le 25 janvier 2024 à M. A. Si M. A soutient qu'il incombe au préfet de prendre une décision sur le fond, le jugement du 28 juin 2022 n'enjoignait pas au préfet de délivrer un titre de séjour, mais de procéder au réexamen de sa situation, qui est en cours compte tenu de la remise d'un récépissé. Par suite, la demande de M. A tendant à ce que le tribunal assure l'exécution du jugement du 28 juin 2022 est devenue sans objet.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à la prescription de mesures d'exécution du jugement n° 2201559 du 28 juin 2022.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 15 février 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F-X de Miguel
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026