LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2310753

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2310753

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2310753
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7éme chambre
Avocat requérantHUBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 27 décembre 2023 et le 25 mars 2024, M. D B, représenté par Me Hubert, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Essonne du 28 novembre 2023 en tant qu'il porte refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours ;

3°) d'enjoindre au Préfet de lui délivrer le titre de séjour demandé sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de 2 mois à compter de la notification du jugement ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat, en cas d'admission à l'aide juridictionnelle ou, à défaut, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-sa demande est recevable ;

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

-son auteur est incompétent ;

-elle est insuffisamment motivée ;

-elle est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen ;

-elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

-elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

-son auteur est incompétent ;

-elle est insuffisamment motivée ;

-elle est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen ;

-elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés

Par une décision du 31 juillet 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mauny,

- et les observations de Me Hubert, représentant M. B.

Une note en délibéré a été produite pour M. B le 19 novembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant mauritanien né le 11 juillet 1964 et entré en France en 2016 selon ses déclarations. Il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 28 décembre 2022. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet de l'Essonne du 28 novembre 2023 en tant qu'il porte refus de lui délivrer un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Le bureau d'aide juridictionnelle ayant statué sur la demande de M. B, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions attaquées :

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige a été signé par M. F E, directeur de l'immigration et de l'intégration de la préfecture de l'Essonne, qui a reçu délégation pour le signer par arrêté du préfet de l'Essonne du 7 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit donc être écarté.

4. L'arrêté du 28 novembre 2023 vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne notamment l'article L. 435-1 du même code. Il comporte en outre des éléments circonstanciés sur la situation personnelle de l'intéressé, en faisant état de ce qu'il est célibataire, sans charge de famille et n'établit pas être dépourvu d'attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 52 ans. Il rappelle également la teneur de l'avis défavorable émis le 20 juillet 2023 par le service de la main d'œuvre étrangère sur sa demande. Il précise enfin qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et que la décision ne méconnait pas les articles 3 et 8 de ladite convention. Les décisions attaquées sont donc suffisamment motivées en droit et en fait et, eu égard notamment à la teneur de l'arrêté, ne sont pas entachées d'un défaut d'examen de sa situation.

5. Si le requérant soutient dans sa requête que les décisions attaquées seraient entachées d'une erreur de fait, il n'apporte aucune précision à l'appui de son moyen permettant d'en apprécier le bien-fondé, lequel ne peut qu'être écarté.

6. Enfin, si M. B soutient que les décisions attaquées méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, il ressort des pièces du dossier qu'il n'est entré sur le territoire qu'à l'âge de 52 ans selon ses propres déclarations et ne fait état de la présence en France d'aucun membre de sa famille. S'il se prévaut de son concubinage avec une ressortissante sénégalaise depuis 2022, et produit notamment pour en justifier un contrat d'hébergement du couple du 20 juillet au 20 août 2022 à Corbeil-Essonnes établi par la Croix rouge et son avenant portant renouvellement pour une durée de 6 mois à compter du 20 novembre 2023, ainsi que des attestations peu circonstanciées, il apparait toutefois domicilié chez M. C G sur le récépissé de demande de titre de séjour qui lui a été délivré le 2 octobre 2023, sur son contrat de travail et ses bulletins de salaire de 2020 à 2024 et sur ses avis d'impositions. Il s'est également déclaré célibataire et domicilié chez M. C dans sa demande de titre de séjour présentée en 2022. Les pièces qu'il produit ne sont donc pas suffisantes pour établir la réalité du concubinage dont il se prévaut et le requérant, qui produit un récépissé de demande de titre de séjour délivré à Mme A le 18 décembre 2023, n'apporte au surplus aucun élément sur la régularité du séjour de l'intéressée sur le territoire français à la date de la décision attaquée. Au regard de ces éléments, et nonobstant l'exercice d'une activité dont il justifie depuis avril 2020, les décisions en litige n'ont pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé. Pour les mêmes motifs, les décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le moyen propre à l'obligation de quitter le territoire français :

7. Il résulte de ce qui précède qu'aucun des moyens soulevés contre la décision portant refus de titre de séjour ne peut être accueilli. Le moyen tiré de l'illégalité de cette décision invoquée par la voie de l'exception ne peut donc qu'être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. B à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Mauny, président,

M. Lutz, premier conseiller,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. Lutz

Le président-rapporteur,

Signé

O. MaunyLa greffière,

Signé

C. Benoit-Lamaitrie

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026