jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2400270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | CISSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 janvier 2024 au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, renvoyée au tribunal administratif de Versailles par une ordonnance du président du tribunal en date du 11 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Cissé, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Il soutient que :
- sa requête, introduite dans le délai de 48 heures qui a suivi la notification de l'arrêté attaqué, est recevable, l'arrêté lui ayant en outre été notifié dans des conditions irrégulières ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire méconnait les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le risque de soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre n'étant pas établi ;
- la décision portant interdiction de retour en France méconnait les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnait les dispositions des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Milon, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 février 2024 qui s'est tenue en présence de M. Rion, greffier :
- le rapport de Mme Milon ;
- les observations de Me Cissé, représentant M. A, qui maintient les conclusions et moyens de la requête et soutient en outre que le préfet n'a pas procédé aux vérifications de ses déclarations, consignées au procès-verbal d'audition ; il est entré en France en 1999, a suivi en France l'ensemble de sa scolarité jusqu'à l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle, et y a ensuite exercé une activité professionnelle ; il a bénéficié de cartes de séjour temporaire entre 2017 et 2021, a demandé en temps utile le renouvellement de son dernier titre et il reste en attente d'un rendez-vous auprès de la préfecture ; il travaille auprès du même employeur depuis novembre 2020.
- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sénégalais né en 1994, déclare être entré en France 1997, par la voie du regroupement familial. Par un arrêté du 8 janvier 2024, dont il demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire et pour fixer le pays de renvoi, ainsi que pour arrêter, dans son principe et sa durée, une interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. En outre, le préfet n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments de fait à raison desquels il a estimé que ces décisions ne méconnaissaient pas les textes qu'il a visés. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé, compte tenu des informations en sa possession à la date de son arrêté, à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. Il ne ressort pas, en particulier, des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine aurait omis de prendre en considération les déclarations effectuées par M. A lors de son audition, qui tiennent notamment à la durée de son séjour, à la présence de membres de sa famille et de proches en France et à l'activité professionnelle qu'il y exerce, ou encore des informations, détenues par les services de la préfecture de l'Essonne, qui auraient été susceptibles d'influencé le sens de l'une ou l'autre des décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé doit être écarté.
Sur les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
5. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que, pour obliger M. A à quitter le territoire français, le préfet a relevé que celui-ci, mis en possession d'un titre de séjour valable du 31 janvier 2019 au 30 janvier 2021, n'en a pas demandé le renouvellement à son expiration et se maintient depuis lors en situation irrégulière sur le territoire français. Si M. A soutient avoir au contraire sollicité le renouvellement de son titre de séjour avant son expiration, les pièces qu'il produit n'en justifient pas, celles-ci démontrant au contraire que lorsqu'il s'est présenté auprès de la préfecture de l'Essonne le 22 octobre 2021, il lui a été demandé de solliciter un rendez-vous pour l'examen d'une première demande de titre de séjour au titre de la vie privée et familiale. Par suite, il n'est pas établi que M. A aurait sollicité le renouvellement de son dernier titre de séjour, arrivé à échéance le 30 janvier 2021, ni, par suite, que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () ".
7. Si M. A soutient qu'il est entré en France en 1997, à l'âge de 3 ans, dans le cadre du regroupement familial, et qu'il s'y maintient depuis lors, de façon continue, les pièces qu'il produit n'en justifient pas, sa présence n'étant démontrée qu'à compter de l'année 1998, au cours de laquelle il a été scolarisé au sein d'une école maternelle de la commune de Ris-Orangis. En outre, les pièces versées au dossier, notamment celles transmises au cours de l'audience, ne démontrent pas la présence en France de M. A entre 2013 et 2017. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
9. Il ressort des indications de l'arrêté, non contredites, que M. A est célibataire et sans charge de famille. Si, d'après les pièces du dossier, M. A entretiendrait avec une jeune femme, de nationalité française, une relation depuis 2019, les pièces qu'il produit ne justifient pas d'une communauté de vie avec cette jeune femme. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que les parents de M. A sont titulaires de cartes de résident et que plusieurs de ses frères et sœurs sont également titulaires de titres de séjour et, certains, de la nationalité française. Toutefois, M. A ne justifie pas de sa présence continue en France depuis son arrivée en 1998, faute notamment de produire des pièces concernant la période qui s'est écoulée entre 2013, date à laquelle il a interrompu ses études après l'obtention, en 2012, d'un certificat d'aptitude professionnelle, et 2017, date à laquelle il a obtenu son premier titre de séjour. Dès lors, il n'est pas établi que M. A, qui a pu rejoindre sur cette période le Sénégal, y serait dépourvu de toute attache familiale. Par ailleurs, si M. A justifie occuper un emploi de technicien en fibre optique, sous contrat à durée indéterminée, auprès d'une même entreprise, depuis la fin de l'année 2020, cette volonté sérieuse d'insertion professionnelle présente un caractère relativement récent. Par suite, au vu de l'ensemble de ces circonstances, et en l'état des pièces du dossier, il n'est pas établi que la décision obligeant M. A à quitter le territoire français méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En dernier lieu, au vu de ce qui vient d'être dit au point précédent, il n'est pas établi que cette même décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () /3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;(). ".
12. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. A, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur la circonstance que ce dernier s'est maintenu sur le territoire plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour sans en demander le renouvellement, et qu'il a fait connaître son intention de ne pas retourner au Sénégal. Si, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le préfet a pu, à juste titre, relever que M. A n'établissait pas avoir sollicité le renouvellement de son dernier titre de séjour et s'être maintenu sur le territoire français, il ressort des motifs énoncés au point 9 du présent jugement que M. A justifie d'une présence continue en France depuis plus de trois années, d'un emploi stable, et il résulte des déclarations de son père, qui atteste l'héberger au domicile familial, lesquelles sont concordantes avec les indications figurant sur les nombreux bulletins de salaire produits par M. A, que ce dernier justifie d'une adresse stable. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, et alors même que M. A a déclaré lors de son audition qu'il ne souhaitait pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français qui serait prise à son encontre, le requérant est fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés contre cette décision, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre d'un délai de départ volontaire.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ".
15. Il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que, pour prendre à l'encontre de M. A une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an, le préfet s'est fondé sur les dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire prise à l'encontre du requérant devant être annulée ainsi qu'il a été dit précédemment, et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait prononcé à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français s'il lui avait accordé un délai de départ volontaire, la décision attaquée est dépourvue de base légale et doit être annulée.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés à l'encontre de cette décision, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
17. Si le requérant soulève, dans sa requête, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de libertés fondamentales, ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, il n'assortit pas ces moyens des précisions nécessaires permettant d'en apprécier l'éventuel bien-fondé. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation des décisions du 8 janvier 2024 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre d'un délai de départ volontaire et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 8 janvier 2024 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. A d'un délai de départ volontaire et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an sont annulées.
Article 2 : Conformément aux dispositions de l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est rappelé à M. A son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé par le préfet des Hauts-de-Seine, ou par le préfet territorialement compétent, en application des dispositions des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Copie sera adressée au préfet de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La magistrate désignée,
signé
A. Milon
Le greffier,
signé
T. Rion
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026