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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2401340

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2401340

mardi 28 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2401340
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 février 2024, M. B A, représenté par Me Goy, forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 26 janvier 2024 par la caisse d'allocations familiales (CAF) des Yvelines en vue du recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale au titre de la période du 1er octobre 2021 au 31 janvier 2022 pour un montant de 1 960 euros.

Une demande a été adressée le 15 février 2024 au conseil de M. A l'invitant à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, en indiquant, en application des dispositions de l'article R. 414-1 du code de justice administrative, que toute nouvelle requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée par l'intermédiaire de l'application Télérecours dès lors qu'elle est présentée par un avocat et en lui précisant la nécessité de respecter les prescriptions de l'article L. 414-5 du code de justice administrative concernant les pièces jointes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Aux termes de l'article R. 414-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat, un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, une personne morale de droit public autre qu'une commune de moins de 3 500 habitants ou un organisme de droit privé chargé de la gestion permanente d'un service public, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. La même obligation est applicable aux autres mémoires du requérant. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

3. La requête de M. A, présentée par son avocat Me Goy, n'a pas été adressée à la juridiction par la voie électronique prévue à l'article R. 414-1 du code de justice administrative précité. En dépit de la demande de régularisation qui a été adressée à son conseil le 15 février 2024 par le biais de l'application " Télérecours " et dont il est réputé avoir reçu notification à l'issue du délai de deux jours prévu à l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative, le conseil du requérant n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en l'adressant par l'intermédiaire de l'application " Télérecours ". Dès lors, la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Par suite, il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Versailles, le 28 janvier 2025.

La présidente,

Signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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