lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2401763 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MORANDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 février et le 12 mars 2024, la société Select T.T. (Appel Médical), représentée par Me Gelas, demande au juge des référés de condamner le centre hospitalier de Versailles à lui verser la somme de 2 545 887,70 euros à titre de provision.
Elle soutient qu'elle a exécuté les prestations prévues par le contrat conclu le 26 septembre 2022 et l'accord conclu le 1er décembre 2022 et que le centre hospitalier lui est redevable de la somme totale de 2 545 887,70 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2024, le centre hospitalier de Versailles, représenté par Me Morandi, conclut à ce que la créance de la société soit regardée comme non sérieusement contestable et, à titre principal, à ce que la somme demandée soit payée selon un échéancier reposant sur le paiement d'un cinquième de la créance tous les mois ou, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit jugé que la société peut demander le paiement fractionné de la créance sur la base de l'échéancier précité.
Il fait valoir que :
- il a conclu avec la société un contrat le 26 septembre 2022 portant sur des prestations d'infirmier de bloc opératoire diplômé d'Etat et d'infirmier de bloc opératoire ;
- la société a correctement exécuté les prestations prévues au contrat, qui avait pour objectif de permettre la continuité du service public ;
- le comptable public a refusé de payer les factures émises par la société à compter du mois de mai 2023, ce dont il n'a eu connaissance du fait de la cyberattaque qu'en octobre 2023 ;
- il a fait l'objet d'une cyberattaque qui a entrainé une baisse d'activité ainsi qu'une diminution des ressources ;
- il doit être autorisé, à titre exceptionnel, à payer la société en plusieurs échéances.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
N° 24017763
La présidente du tribunal a désigné M. Olivier Mauny, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. () ".
2. Il résulte de l'instruction que le centre hospitalier de Versailles, après l'adhésion du GHT Sud Yvelines à l'accord cadre à bons de commande 2020-024 du réseau des acheteurs hospitaliers, intitulé " Prestations de travail temporaire et de placement de personnel paramédical et médico-administratif ", a conclu le 26 septembre 2022 un contrat avec la société Select T.T. (Appel Médical) fixant le montant des prestations d'infirmier de bloc opératoire diplômé d'Etat et d'infirmier de bloc opératoire, avant que ne soient établis des contrats de mise à disposition d'infirmier pour chaque prestation. En défense, le centre hospitalier reconnaît dans son principe et dans son montant le bien-fondé de la créance de la société, en précisant que la prestation a été exécutée dans les conditions prévues par le contrat et que la somme réclamée par la société lui est effectivement due dans sa totalité. Dans ces conditions, la société Select T.T. (Appel Médical) est fondée à soutenir que la créance dont elle se prévaut, pour un montant de 2 545 887,70 euros toutes taxes comprises (TTC), n'est pas sérieusement contestable au sens des dispositions citées au point précédent.
3. Il résulte de ce qui précède que la société Select T.T. (Appel Médical) est fondée à demander que le centre hospitalier de Versailles soit condamné à lui verser la somme de 2 545 887,70 euros à titre de provision, sans qu'il y ait lieu, en l'absence de justification des difficultés alléguées par le centre hospitalier, d'ordonner le versement de cette somme en plusieurs échéances.
O R D O N N E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Versailles est condamné à verser à la société Select T.T. (Appel Médical) la somme de 2 545 887,70 euros TTC à titre de provision.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Select T.T. (Appel Médical) et au centre hospitalier de Versailles.
Fait à Versailles, le 15 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
O. Mauny
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026