lundi 10 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2401970 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GABES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 et 20 mars 2024, M. B A, représenté par Me Gabes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne d'instruire sa demande de titre de séjour, de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ou autre dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen approfondi de sa situation individuelle ;
- si le préfet se fonde sur les dispositions des articles 441-1 et 441-6 du code pénal, ces dispositions ne sont pas applicables dès lors que les documents falsifiés n'étaient pas des documents délivrés par une administration publique mais une simple quittance de loyer et le bail de location ;
- le préfet entache par ailleurs sa décision d'erreur de droit au regard de ces dispositions dès lors que la falsification des documents qui lui est reprochée n'était pas intentionnelle mais de bonne foi et justifiée par " un pur geste de passion amoureuse " ;
- le préfet de l'Essonne a méconnu les dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration en ne lui reconnaissant pas un droit à l'erreur ;
- l'arrêté attaqué est entaché de détournement de pouvoir ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il est bien établi sur le territoire français depuis plus de trois ans, qu'il y possède une situation personnelle et professionnelle et justifie ses prétentions de demeurer en France sans recourir à une quelconque falsification ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie préalablement ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien ainsi que les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience sur ce litige en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Degorce ;
- et les observations de Me Gabes pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Entré sur le territoire français le 10 mars 2020 selon ses déclarations, M. B A, ressortissant algérien né le 6 juin 1992 à Sidi-Aich, a sollicité le 5 mars 2021 son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article 6 alinéa 2 de l'accord franco-algérien. Par l'arrêté du 22 janvier 2024 dont il demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour, l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixer le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué indique que M. A est entré en France le 10 mars 2020 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa Schengen de court séjour, qu'il s'est marié avec une ressortissante française le 9 janvier 2021 et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par suite, et dès lors que l'arrêté litigieux mentionne de manière précise et circonstanciée ses conditions de séjour sur le territoire national ainsi que sa situation personnelle au regard de sa vie privée et familiale, le moyen tiré de ce que le préfet de l'Essonne n'aurait pas examiné sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 441-1 du code pénal : " Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. " Aux termes de l'article 441-6 du même code : " Le fait de se faire délivrer indûment par une administration publique ou par un organisme chargé d'une mission de service public, par quelque moyen frauduleux que ce soit, un document destiné à constater un droit, une identité ou une qualité ou à accorder une autorisation est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. ".
5. Il est constant que le requérant a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, une quittance de loyer et un bail de location sur lesquels il a ajouté, au stylo, ses nom et prénom au-dessus de l'adresse. Dès lors que cet ajout constitue une altération frauduleuse de la vérité ayant pour effet d'établir la preuve de sa résidence avec son épouse dans le but de se voir délivrer un titre de séjour par le préfet de l'Essonne, ce dernier était fondé à considérer que la production de ces faux documents constituaient une manœuvre de nature à l'induire en erreur et que ces faits entraient dans le champ d'application des articles 441-1 et 411-6 du code pénal, peu important que ce faux ait été commis de façon grossière, que le requérant était de bonne foi ou qu'il n'ait agi que par " pure passion amoureuse ".
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué. La sanction peut toutefois être prononcée, sans que la personne en cause ne soit invitée à régulariser sa situation, en cas de mauvaise foi ou de fraude () ".
7. Alors que l'arrêté attaqué ne constitue pas une sanction et n'a pas pour objet de le priver d'une prestation qui lui est due, M. A ne peut utilement se prévaloir du droit à l'erreur résultant des dispositions précitées de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté.
8. En cinquième lieu, il est constant que le requérant a sollicité uniquement son admission au séjour en sa qualité de conjoint d'une ressortissante de nationalité française, sur le fondement de l'article 6 alinéa 2 de l'accord franco-algérien. Par suite, alors que le préfet de l'Essonne ne s'est pas fondé sur les articles 7 de l'accord franco-algérien et L. 423-23 et L.-435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rejeter la demande de titre de séjour présenté par M. A et qu'il n'était d'ailleurs pas tenu de l'examiner d'office au regard de ces dispositions, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant. Par ailleurs et en tout état de cause, les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens.
9. En sixième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des orientations générales, dépourvues de tout caractère réglementaire, que le ministre de l'intérieur a adressées aux préfets par la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation.
10. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Il ressort des pièces du dossier que M. A, entré en France en mars 2020, à l'âge de vingt-huit ans, a épousé une ressortissante de nationalité française le 9 janvier 2021. Toutefois, les pièces qu'il produit, à savoir un justificatif de contrat de fourniture d'énergie indiquant qu'il réside à la même adresse que son épouse depuis le 29 avril 2023 et des bulletins de salaire courant de mai 2023 à février 2024, de même que l'attestation de vie commune et de bonne moralité peu circonstanciée établie par son épouse le 15 mars 2024, sont insuffisante pour établir l'intensité et la réalité de ses liens matrimoniaux alors qu'il ressort des pièces du dossier que le requérant est convoqué par le procureur de la République d'Evry-Courcouronnes, le 12 novembre 2024, pour s'expliquer sur la réalité de son mariage, soupçonné d'avoir été contracté aux seules fins d'obtenir un titre de séjour. Par ailleurs, la seule circonstance que le requérant justifie d'un contrat à durée indéterminée depuis le 21 décembre 2021 en qualité d'ouvrir polyvalent n'est pas suffisante pour considérer que le requérant établit avoir noué en France l'essentiel de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, en refusant à M. A un titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de l'Essonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts pour lesquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet de l'Essonne au regard de sa vie personnelle et professionnelle ne peut qu'être écarté.
11. En huitième lieu, si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour. Au nombre de ces dispositions, figurent notamment celles qui résultent de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'il envisage de refuser un titre de séjour à un étranger qui en remplit effectivement les conditions.
12. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Il suit de là qu'eu égard à ce qui précède, l'autorité préfectorale n'était pas tenue de soumettre le cas de M. A à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de séjour attaqué aurait été irrégulièrement édicté faute d'avoir été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour.
13. En neuvième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne aurait entaché son arrêté d'un détournement de pouvoir.
14. Enfin, dès lors que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvu de base légale.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 27 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Sauvageot, présidente,
- Mme Lutz, première conseillère,
- Mme Degorce, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2024.
La rapporteure,
signé
Ch. DegorceLa présidente,
signé
J. Sauvageot
La greffière,
signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026