mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2402116 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BLUTEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2024, et un mémoire enregistré le 26 mars 2024, M. A C B, représenté par Me Foucard, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° 24-01-020 du 26 janvier 2024 par lequel le maire de la commune de Draveil s'est opposé à la déclaration préalable n° DP 091 201 24 1 0009 pour la construction d'une clôture sise 7, Place d'Armes, parcelle cadastrée AK 153, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° 24-02-21 du 8 février 2024 par lequel le maire de la commune de Draveil l'a mis en demeure de démolir la clôture édifiée sur la parcelle AK 153 dans un délai de trente jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard liquidée trimestriellement à l'expiration dudit délai, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
3°) d'enjoindre à la commune de Draveil de lui délivrer un arrêté de non-opposition provisoire à la déclaration préalable n° DP 091 201 24 1 0009, dans l'attente du jugement au fond à intervenir, et de le rembourser de l'astreinte éventuellement liquidée illégalement en application de l'arrêté du 8 février 2024, le tout dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jours de retard à l'expiration dudit délai ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Draveil une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'urgence :
- le Conseil d'Etat a récemment instauré une présomption d'urgence, eu égard à la gravité des conséquences qu'emporte une mise en demeure prononcée sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme lorsque la mise en conformité implique nécessairement la démolition des constructions ; compte tenu de la gravité des effets d'une mise en demeure de démolir - laquelle pourrait s'accompagner d'une action civile en démolition introduite par la commune sur le fondement de l'article L. 480-14 du code de l'urbanisme - et alors que la régularisation des travaux par l'obtention de l'arrêté de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 091 201 24 1009 permettrait de faire échec à cette démolition, il justifie, dans les circonstances particulières de l'espèce, d'une situation d'urgence justifiant la suspension tant de l'arrêté d'opposition à déclaration préalable du 26 janvier 2024 que de l'arrêté de mise en demeure du 8 février 2024 ; au surplus, il est retraité et avec son épouse ils disposent de faibles revenus ; le coût des travaux de démolition et l'éventuelle liquidation de l'astreinte sont de nature à porter à leur situation une atteinte suffisamment grave et immédiate pour regarder la condition d'urgence comme remplie ;
En ce qui concerne l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- l'arrêté du 26 janvier 2024 portant opposition à déclaration préalable est, à titre principal, entaché d'erreur de droit par méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de justice administrative et d'erreur d'appréciation quant à la qualité du pétitionnaire ; subsidiairement, il est insuffisamment motivé ;
- à titre principal, l'arrêté du 8 février 2024 portant mise en demeure de démolir est entaché d'illégalité interne ; en effet, il est entaché d'erreur de droit par méconnaissance de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme et d'erreur dans l'appréciation des possibilités de régularisation des travaux réalisés ; il est également entaché d'erreur de fait et doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation pour un motif de légalité interne de l'arrêté du 26 janvier 2024 ; à titre subsidiaire, il doit être annulé pour insuffisance de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, la commune de Draveil, représentée par Me Béguin de l'AARPI Oppidum Avocats, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. C B à lui verser une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite ;
- il n'est fait état d'aucun moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 11 mars 2024 sous le numéro 2402117 par laquelle M. C B demande l'annulation des décisions attaquées.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delage, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, M. Delage a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Hongre Boyeldieu représentant M. C B qui persiste en ses conclusions et moyens ;
- les observations de Me Béguin représentant la commune de Draveil qui persiste en ses conclusions et moyens.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Une pièce, enregistrée le 27 mars 2024, et une note en délibéré, enregistrée le 1er avril 2024, ont été présentées pour M. C B et n'ont pas été communiquées.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Draveil, a été enregistrée le 29 mars 2024 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B a déposé, le 3 décembre 2018, une déclaration préalable de travaux en vue de la réalisation d'une clôture sur la parcelle cadastrée AK 153 à Draveil. Par un arrêté du 27 décembre 2018, le maire de la commune de Draveil ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Toutefois, par un courrier du 22 février 2019, le maire de Draveil a informé M. C B qu'il était susceptible de procéder au retrait de cet arrêté dès lors que l'intéressé ne justifiait pas être le propriétaire de la parcelle concernée par les travaux. Le maire de Draveil a ensuite procédé au retrait de l'arrêté du 27 décembre 2018 par un arrêté du 23 mars 2019 au motif que la déclaration préalable avait été acquise au prix d'une fraude portant sur la qualité du pétitionnaire. Par jugement n° 1906058 du 12 avril 2021, le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté du 23 mars 2019. Par un arrêt N° 21VE01200 du 21 avril 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé ce jugement et, par décision n°475256 du 23 novembre 2023, le Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi formé par M. C B contre cet arrêt.
2. En outre, par un courrier du 23 avril 2021, le maire de la commune de Draveil, motif pris de l'appel interjeté par la commune à l'encontre du jugement du 12 avril 2021, avait mis en demeure M. C B de cesser immédiatement les travaux entrepris sur la parcelle cadastrée AK n°153. Le 26 avril 2021 un procès-verbal d'infraction a été dressé à l'encontre de M. C B, sur le fondement des dispositions de l'article L 480-4 du code de l'urbanisme, pour exécution de travaux non autorisés. Par un arrêté interruptif de travaux pris le même jour, le maire, a mis en demeure M. C B de cesser immédiatement ces travaux. Par jugement n°2105179 du 10 octobre 2023, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en annulation formée par l'intéressé contre cet arrêté n° 21-04-37 du 26 avril 2021 du maire de Draveil ordonnant l'interruption des travaux.
3. Enfin, par une lettre en date du 22 décembre 2023 la commune de Draveil a informé M. C B qu'elle envisageait de mettre en œuvre la procédure prévue à l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme et de le mettre en demeure de procéder aux opérations nécessaires à la mise en conformité des travaux entrepris sur la parcelle AK 153 en procédant à la démolition de la clôture litigieuse. L'intéressé a fait valoir ses observations par l'intermédiaire de son conseil dans un courrier en date du 5 janvier 2024, à l'appui duquel il a notamment fait valoir que les travaux pouvaient être régularisés et, à cet effet, a déposé, le 18 janvier 2024, une nouvelle déclaration préalable pour l'édification de la clôture sur la parcelle AK 153, sous le n° DP 091 201 24 1 0009. Par un arrêté n° 24-01-020 du 26 janvier 2024, le maire de la commune de Draveil a décidé de s'opposer à cette déclaration préalable au motif que M. C B ne disposait d'aucune des qualités prévues à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme pour déposer une déclaration préalable et par un arrêté n° 24-02-21 du 8 février 2024, cette autorité a mis en demeure l'intéressé de procéder à la démolition de la clôture édifiée sur la parcelle AK 153 dans un délai de trente jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Par la présente requête, M. C B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
En ce qui concerne la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté n° 24-02-21 du 8 février 2024 :
5. Aux termes de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme : " I. Lorsque des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 ont été entrepris ou exécutés en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ainsi que des obligations mentionnées à l'article L. 610-1 ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable et qu'un procès-verbal a été dressé en application de l'article L. 480-1, indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, l'autorité compétente mentionnée aux articles L. 422-1 à L. 422-3-1 peut, après avoir invité l'intéressé à présenter ses observations, le mettre en demeure, dans un délai qu'elle détermine, soit de procéder aux opérations nécessaires à la mise en conformité de la construction, de l'aménagement, de l'installation ou des travaux en cause aux dispositions dont la méconnaissance a été constatée, soit de déposer, selon le cas, une demande d'autorisation ou une déclaration préalable visant à leur régularisation. II.- Le délai imparti par la mise en demeure est fonction de la nature de l'infraction constatée et des moyens d'y remédier. Il peut être prolongé par l'autorité compétente, pour une durée qui ne peut excéder un an, pour tenir compte des difficultés que rencontre l'intéressé pour s'exécuter. III.- L'autorité compétente peut assortir la mise en demeure d'une astreinte d'un montant maximal de 500 € par jour de retard. L'astreinte peut également être prononcée, à tout moment, après l'expiration du délai imparti par la mise en demeure, le cas échéant prolongé, s'il n'y a pas été satisfait, après que l'intéressé a été invité à présenter ses observations. Son montant est modulé en tenant compte de l'ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la non-exécution. Le montant total des sommes résultant de l'astreinte ne peut excéder 25 000 €. ". Aux termes de l'article L. 481-2 du même code : " I. - L'astreinte prévue à l'article L. 481-1 court à compter de la date de la notification de l'arrêté la prononçant et jusqu'à ce qu'il ait été justifié de l'exécution des opérations nécessaires à la mise en conformité ou des formalités permettant la régularisation. Le recouvrement de l'astreinte est engagé par trimestre échu. / () ". Aux termes de l'article L. 481-3 du même code : " I. - Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque la mise en demeure prévue à l'article L. 481-1 est restée sans effet au terme du délai imparti, l'autorité compétente mentionnée aux articles L. 422-1 à L. 422-3-1 peut obliger l'intéressé à consigner entre les mains d'un comptable public une somme équivalant au montant des travaux à réaliser, laquelle sera restituée à l'intéressé au fur et à mesure de l'exécution des mesures prescrites. / () II. - L'opposition devant le juge administratif à l'état exécutoire pris en application d'une mesure de consignation ordonnée par l'autorité compétente n'a pas de caractère suspensif. ".
6. Eu égard à la gravité des conséquences qu'emporte une mise en demeure, prononcée en application de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, lorsqu'elle prescrit une mise en conformité qui implique nécessairement la démolition de constructions, la condition d'urgence est en principe satisfaite en cas de demande de suspension de son exécution présentée, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par le propriétaire de l'immeuble qui en est l'objet. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où l'autorité administrative justifie de circonstances particulières faisant apparaître, soit que l'exécution de la mesure de démolition n'affecterait pas gravement la situation du propriétaire, soit qu'un intérêt public s'attache à l'exécution rapide de cette mesure.
7. Enfin, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. / (). ".
8. D'une part, si le requérant soutient que l'urgence est présumée lorsque la mise en conformité implique nécessairement la démolition de constructions, tel n'est pas le cas en l'espèce, la décision attaquée portant sur une simple clôture, édifiée sur la parcelle AK 153 dont le requérant n'est pas propriétaire. Dans ces mêmes circonstances, le fait que la décision porte sur une démolition, dont le coût n'est par ailleurs pas justifié, ne peut être regardée à elle seule comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
9. D'autre part, si M. C B invoque les conséquences financières d'une éventuelle liquidation de l'astreinte, une telle circonstance ne revêt qu'un caractère hypothétique à la date de la présente ordonnance. Au demeurant, dans l'hypothèse où un titre exécutoire serait émis pour la liquidation de l'astreinte, la force exécutoire de ce titre serait suspendue par l'introduction d'une requête ayant pour objet de contester le bien-fondé de la créance, en application des dispositions précitées de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
10. Enfin si le requérant allègue qu'un retour à la situation antérieure à l'édification de la clôture se traduirait nécessairement de nouveau par des stationnements anarchiques sur la place d'Armes alors que leur parcelle est enclavée, il ne justifie ainsi pas suffisamment de l'urgence alors que le conseil de la commune a exposé à l'audience qu'un système de vidéo-verbalisation avait été installé sur la place d'Armes pour prévenir ce type de nuisance.
En ce qui concerne la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté n° 24-01-020 du 26 janvier 2024 :
11. D'une part, les arguments invoqués pour justifier de l'urgence à suspendre l'arrêté du 8 février 2024 et également soulevés pour justifier de l'urgence à suspendre l'arrêté du 26 janvier 2024 doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus, alors au demeurant que la décision d'opposition n'implique en elle-même aucune démolition, et quand bien même la régularisation des travaux par l'obtention de l'arrêté de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 091 201 24 1009 permettrait de faire échec à cette démolition.
12. Il résulte de ce qui précède que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne saurait être regardée comme satisfaite. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur le sérieux des moyens, les conclusions à fins de suspension doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Draveil qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au même titre par la commune de Draveil.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Draveil tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et à la commune de Draveil.
Fait à Versailles, le 2 avril 2024.
Le juge des référés,
signé
Ph. Delage
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026