jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2402717 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Lesage, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur et des outre-mer lui notifiant la perte de validité de son permis de conduire en raison d'un nombre de points nul, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ainsi que la suspension de l'exécution des douze décisions de retrait de points affectant le capital de point de son permis de conduire relatives aux infractions commises le 8 mai 2023, le 18 février 2023, le 25 janvier 2023, le 5 juillet 2022, le 5 novembre 2022, le 3 janvier 2023, le 17 septembre 2022, le 26 juin 2022, le 7 mai 2022, le 2 février 2022, le 8 octobre 2021 et le 23 août 2021, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de toutes ces décisions.;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la possession de son permis de conduire est indispensable pour l'exercice de sa profession ; les infractions qui lui sont reprochées ne sont pas de nature à établir de sa part un comportement de conducteur irresponsable et dangereux ;
- il existe plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
. la réalité des infractions n'est pas établie ;
. les retraits de points en litige n'ont jamais fait l'objet d'une information préalable, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 223-3 du code de la route.
Vu la requête enregistrée le 4 mars 2024, sous le n° 2401876 par laquelle Mme B demande l'annulation des décisions attaquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Féral, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur et des outre-mer lui notifiant la perte de validité de son permis de conduire en raison d'un nombre de point nul, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ainsi que la suspension de l'exécution des douze décisions de retrait de points affectant le capital de point de son permis de conduire relatives aux infractions commises le 8 mai 2023, le 18 février 2023, le 25 janvier 2023, le 5 juillet 2022, le 5 novembre 2022, le 3 janvier 2023, le 17 septembre 2022, le 26 juin 2022, le 7 mai 2022, le 2 février 2022, le 8 octobre 2021 et le 23 août 2021, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de toutes ces décisions
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.
4. Pour justifier de l'urgence à statuer sur sa demande, Mme B soutient que la possession de son permis de conduire est indispensable à l'exercice de sa profession d'employée de la Banque Populaire Val de France. Si elle fait valoir que son contrat de travail mentionne qu'elle interviendra sur toutes les agences du Département Yvelines Boucle de Seine et qu'elle doit fréquemment se déplacer, elle ne produit toutefois aucun élément établissant l'agence bancaire au sein de laquelle elle est actuellement affectée ni aucun document faisant état de ce qu'elle serait amenée à devoir être affectée prochainement dans une agence située dans un département hors Ile-de-France, son contrat de travail mentionnant d'ailleurs qu'une telle affectation n'est possible qu'en cas de " sérieuses nécessités de service ". Ainsi, à défaut d'apporter ces éléments, elle ne justifie pas qu'il lui serait impossible de se rendre sur son lieu de travail en utilisant d'autres moyens de locomotion et notamment les transports en commun, très denses en région parisienne. Quant à la nécessité de son permis de conduire pour sa vie quotidienne, la requérante se borne a des allégations, générales, impersonnelles et non circonstanciées. Ainsi, Mme B ne justifie pas des conséquences graves et immédiates que l'arrêté dont il est demandé la suspension produirait sur sa situation professionnelle et personnelle. Au surplus, il résulte de l'instruction que l'intéressée a commis douze infractions au code de la route entre le 23 août 2021 et le 8 mai 2023, dont une a justifié la perte de quatre points et une autre la perte de trois points affectés à son permis de conduire. Ainsi, eu égard à la gravité et au caractère répété des infractions au code de la route commises par la requérante, l'invalidation de son permis de conduire répond à des exigences de protection et de sécurité routière. Par suite, la condition d'urgence exigée par les dispositions susmentionnées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui doit s'apprécier objectivement et globalement, ne peut être regardée comme remplie.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions aux fins de suspension présentées par Mme B ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Versailles, le 25 avril 2024.
Le juge des référés,
signé
R. Féral
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026