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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2402735

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2402735

mercredi 10 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2402735
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKHAMLICHI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2024, Mme A C, épouse B, représentée par Me Klamlichi, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Olivier Mauny, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante marocaine née le 26 avril 1983, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. Il résulte de l'instruction que Mme C a demandé le 1er décembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale. Elle indique n'avoir obtenu que des récépissés depuis cette date et n'avoir reçu aucune réponse à sa demande du 6 décembre 2023 sur l'état d'avancement de son dossier. Toutefois, il ne relève pas de l'office des référés, à qui il revient de prononcer des mesures à caractère provisoire, d'adresser à l'administration une injonction de délivrer un titre de séjour. Au surplus, dès lors qu'une décision implicite de rejet est réputée opposée à sa demande de titre de séjour quatre mois après son enregistrement en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, nonobstant la délivrance de récépissés, la satisfaction des conclusions de Mme C tendant à ce qu'il soit enjoint à l'autorité préfectorale de lui délivrer le titre de séjour demandé se heurterait à l'exécution de cette décision implicite de rejet. Il y a donc lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par Mme C sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. L'Etat n'étant pas la partie perdante à l'instance, ses conclusions présentées au titre des frais qu'elle a exposés non compris dans les dépens ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, épouse B, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Versailles, le 10 avril 2024.

Le juge des référés,

signé

O. Mauny

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240273500

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