mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2403035 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEFEVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 septembre 2023, M. C F, Mme D G, M. A E et Mme B E, représentés par Me Gerber, ont demandé au juge des référés de suspendre l'arrêté n°2022-59 en date du 20 juin 2022 par lequel le maire de Magnanville a autorisé l'établissement Espace Pneus de type M et de 5ème catégorie sis 1 rue des Carnaux à Magnanville à ouvrir au public.
Par ordonnance n°2308043 du 9 novembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a suspendu l'exécution de cet arrêté, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la demande présentée par les requérants et tendant à l'annulation de l'arrêté.
Par une lettre enregistrée le 1er décembre 2023, M. C F, Mme D G, M. A E et Mme B E ont saisi le tribunal administratif de Versailles d'une demande tendant à obtenir l'exécution de la décision n° 2308043 rendue le 9 novembre 2023 par cette juridiction.
Par une ordonnance du 12 avril 2024, la présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par ordonnance n°2403035 du 13 mai 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a enjoint à la commune de Magnanville de justifier dans le délai d'un mois des mesures effectivement prises pour procéder à l'exécution de l'ordonnance n°2308043 du 9 novembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Versailles, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ". Aux termes de son article L. 911-7 : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ". Aux termes de son article R. 921-7 : " À compter de la date d'effet de l'astreinte prononcée, même à l'encontre d'une personne privée, par le tribunal administratif ou la cour administrative d'appel, le président de la juridiction ou le magistrat qu'il désigne, après avoir accompli le cas échéant de nouvelles diligences, fait part à la formation de jugement concernée de l'état d'avancement de l'exécution de la décision. La formation de jugement statue sur la liquidation de l'astreinte / () ". La liquidation de l'astreinte à laquelle procède le juge des référés se rattache à la même instance contentieuse que celle qui a été ouverte par la demande d'astreinte dont elle est le prolongement procédural. Dès lors, il appartient au juge des référés qui a assorti d'une astreinte l'injonction faite à l'une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s'il constate que les mesures qu'il avait prescrites n'ont pas été exécutées ou l'ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l'exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l'exécution est demandée. Si l'intervention du jugement au principal, qui met fin à l'obligation d'exécuter la mesure provisoire ordonnée en référé, prive, pour l'avenir, l'astreinte prononcée de base légale, elle n'a, en revanche, pas pour effet de priver d'objet la demande de liquidation de cette astreinte pour la période comprise entre la fin du délai imparti pour exécuter la mesure ordonnée en référé et la notification à la personne soumise à l'astreinte du jugement rendu dans l'instance engagée au principal, dès lors que la mesure en cause n'a pas été exécutée dans cet intervalle, ou a été exécutée tardivement.
2. Par ordonnance N°2403035 du 13 mai 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a enjoint à la commune de Magnanville de justifier dans le délai d'un mois des mesures effectivement prises pour procéder à l'exécution de l'ordonnance n°2308043 du 9 novembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Versailles, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
3. Les requérants produisent des photographies révélant la présence de véhicules sur le site les 14 et 18 mai 2024. Toutefois, d'une part, la commune de Magnanville fait valoir qu'elle a adressé à la société Espaces Pneus un courrier, en date du 24 mai 2024, enjoignant à cette société de ne plus recevoir de public. D'autre part, la commune produit un procès-verbal de constat par lequel l'huissier qu'elle a requis constate, les 4 et 12 juin 2024 à des horaires différents, la fermeture du lieu et l'absence d'activité et de réception de la clientèle. Dans ces conditions, alors même qu'aucune mention de la fermeture de l'entreprise ne figure sur les panneaux affichant les horaires et tarifs, et que des stocks de pneus sont encore présents sur le site, lequel n'est plus autorisé à recevoir du public, la commune de Magnanville doit être regardée comme ayant exécuté l'ordonnance n°2308043 du 9 novembre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Versailles. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2403035 du 13 mai 2024.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2403035 du 13 mai 2024.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C F, Mme D G, M. A E et Mme B E, à la commune de Magnanville et à la société Espace Pneus.
Copie en sera adressée au préfet des Yvelines et au Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Versailles.
Fait à Versailles, le 10 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
Ph. Delage
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026