mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2403265 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | KOENEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 18 avril, les 12 et 22 mai 2024, M. D B, représenté par Me Levy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé de quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, territorialement compétent, d'examiner le droit au séjour de M. B, dans les deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de munir M. B, dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
L'arrêté contesté :
- est signé par une personne incompétente ;
- n'a pas été précédé d'un examen personnalisé de sa situation ;
- a méconnu son droit à être entendu ;
- repose sur une appréciation erronée en droit de la menace pour l'ordre public dès lors que la conduite avec un permis de conduire algérien ne peut être qualifiée d'infraction tant qu'il ne s'est pas vu délivrer de titre de séjour et que ne sont caractérisées ni le défaut de permis de conduire, ni le défaut d'assurance, ni la soustraction à obligation de quitter le territoire français ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- porte une atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants dès lors qu'il pourvoit à leur entretien et à leur éducation et que sa femme et ses enfants résident en France où ces derniers sont scolarisés depuis trois ans ;
- la décision d'interdiction de retour de deux ans n'a pris en compte aucune circonstance humanitaire.
Par un mémoire enregistré au tribunal le 22 mai 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 23 mai 2024, en présence de M. Rion, greffier d'audience :
- le rapport de M. E ;
- aucune des parties n'étant présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée par appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant algérien né le 27 août 1981 à Bab-El-Oued (Algérie), entré en France en mai 2019 avec son épouse et leurs deux enfants munis d'un visa de tourisme selon ses déclarations, à la suite d'un contrôle routier, s'est vu notifier l'arrêté du 17 avril 2024 du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français en application du 2° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, sans délai, et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant la durée de deux ans.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme F, adjointe au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté n°2024-08 du 21 février 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine, d'une délégation du préfet à l'effet de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français assorties ou non d'un délai de départ volontaire, celles fixant le pays de renvoi et les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration. Il n'est pas soutenu que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté aurait été signé par une personne incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré (), s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour () ".
4. Il ressort de la motivation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine que celui-ci vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, et notamment les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, comme l'absence de preuve d'un visa lors de son arrivée en France en 2019, l'absence de demande de titre de séjour et d'intention de retour dans son pays d'origine, la menace pour l'ordre public que constitue son comportement du fait de la conduite d'un véhicule terrestre à moteur sans permis de conduire valable en France et sans assurance, de sa soustraction à une obligation de quitter le territoire français, et enfin de l'absence de justification de l'intensité, de la pérennité et de la stabilité de sa vie familiale, et de la participation à l'entretien et à l'éducation de son enfant tout en retenant qu'il se déclare marié avec deux enfants à charge. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions de la décision contestée du 17 avril 2024, que le préfet, qui n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments tenant à la situation particulière de M. B, a procédé à un examen particulier de sa situation personnelle avant de l'obliger à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle manque en fait.
5. En troisième lieu, ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé, les auteurs de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008, s'ils ont encadré de manière détaillée les garanties accordées aux ressortissants des États tiers concernés par les décisions d'éloignement ou de rétention, n'ont pas précisé si et dans quelles conditions devait être assuré le respect du droit de ces ressortissants d'être entendus, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne. Si l'obligation de respecter les droits de la défense pèse en principe sur les administrations des États membres lorsqu'elles prennent des mesures entrant dans le champ d'application du droit de l'Union, il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles doit être assuré, pour les ressortissants des États tiers en situation irrégulière, le respect du droit d'être entendu. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Ce droit n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. Enfin, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition établi par les services de police de la CRS autoroutière Sud Ile-de-France de Massy le 14 juillet 2021 que M. B a été spécifiquement interrogé sur les conditions de son entrée sur le territoire, sur sa situation administrative et la régularité de son séjour et de celle des membres de sa famille sur le territoire français, sur ses ressources, ses attaches familiales en France, sur ses conditions de vie sur le territoire mais que la perspective d'un éloignement ne lui a pas été présentée. Toutefois, M. B ne fait valoir aucune circonstance dans ses écritures, autres que celles qu'il a déjà présentées aux services de police le 14 juillet 2021, qui auraient pu influer sur le contenu de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ;( ).". Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code, " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ;()..". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () " .
8. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la rédaction de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine que d'une part, ainsi qu'il a été dit au point 4, M. B ne peut justifier être rentré en France en 2019 muni d'un visa touristique et qu'en tout état de cause il ne peut justifier d'aucun titre de séjour l'autorisant à séjourner en France. Dans ces conditions, le préfet pouvait prendre la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français sans avoir besoin de retenir la notion de trouble à l'ordre public. Il en va de même pour la décision le privant de délai de départ volontaire dès lors que M. B avait déclaré ne pas vouloir rentrer en Algérie. Au demeurant si M. B conteste que constitue un trouble à l'ordre public la conduite d'un véhicule sur le territoire français muni du seul permis de conduire algérien, faits qui ont été constatés en ce qui le concerne le 14 juillet 2021 et le 17 avril 2024, en l'espèce le préfet qualifie également ces faits de conduite d'un véhicule sans assurance. Dès lors qu'il ne justifie pas avoir été assuré pour conduire un véhicule terrestre à moteur les 14 juillet 2021 et 17 avril 2024, le moyen tiré de l'absence de trouble à l'ordre public des faits retenus par le préfet des Hauts-de-Seine ne pourra qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes d'une part, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes, d'autre part, de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. M. B se prévaut de sa présence en France depuis mai 2019, accompagné de son épouse et de leurs deux enfants, et fait valoir sans autre précision qu'ils y sont scolarisés à la date de la décision en litige. Toutefois, il n'est ni établi, ni même allégué, que l'épouse du requérant et ses enfants résideraient en France en situation régulière, de sorte que rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue en Algérie. Le requérant n'établit pas non plus ni même n'allègue être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-huit ans. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine en prenant l'arrêté attaqué, aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou que cet arrêté serait entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle. Pour les mêmes motifs le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
12. Il ressort des pièces du dossier que pour fixer à deux ans la durée d'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B, le préfet a pris en compte, dans le cadre du pouvoir d'appréciation qu'il exerce à cet égard, les quatre critères énoncés par les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour retenir en particulier la durée de sa présence sur le territoire français, l'absence de liens stables, intenses et anciens avec la France ainsi que de la décision du préfet de l'Essonne du 15 juillet 2021 lui faisant obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutée. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur d'appréciation en lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée de deux ans et à demander l'annulation de l'arrêté du 17 avril 2024 édictant une telle interdiction.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 avril 2024 ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence sont également rejetées les conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mai 2024.
Le magistrat désigné,
signé
J-M E
Le greffier,
signé
T. Rion
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026