lundi 10 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2403656 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL CONCORDE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 avril 2024, M. D B, représenté par Me Gauthier, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 29 février 2024 l'admettant à la retraire à compter du 25 avril 2024 ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de le réintégrer dans ses fonctions, dans un délai de 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il percevra des revenus plus faibles ; il ne pourra plus bénéficier de son logement de fonction ; si la décision en litige est annulée au fond, compte tenu de la durée de cette procédure de fond, il ne pourra rattraper les trimestres écoulés pour ses droits à retraite ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige tirés de ce que :
. la décision a été prise par une autorité incompétente dès lors que, d'une part, la directrice académique des services de l'éducation nationales des Yvelines ne dispose pas d'une délégation de signature régulière et, d'autre part, la décision est signée par Mme C E, cheffe de service DP1 qui ne justifie pas d'une délégation de signature régulière ;
. cette décision est insuffisamment motivée ;
. elle méconnaît l'article L. 556-5 du code de l'éducation.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 17 mai 2024, le recteur de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que le requérant ne justifie pas des conséquences dommageables pour lui de la décision en litige qui, en outre, répond à l'intérêt du service ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés de sorte qu'il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu la requête enregistrée le 22 avril 2024 sous le n° 2403346 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision en litige.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Féral, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 21 mai 2024 à 10 heures 00.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience :
- le rapport de M. Féral, juge des référés ;
- les observations orales de Me Gauthier, représentant M. B, qui maintient ses conclusions par les mêmes moyens qu'elle développe ;
- les observations de Mme A; représentant le recteur de l'académie de Versailles qui développe les écritures en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M B est instituteur affecté au collège Paul Verlaine des Mureaux. Le 8 octobre 2023 il a présenté une demande de poursuite des fonctions au-delà de la limite d'âge. Le 29 décembre 2023, l'intéressé a été informé du refus de sa demande de prolongation d'activité et, par une décision du 29 février 2024, le requérant a été admis à la retraite pour limite d'âge à compter du 25 avril 2024. M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette dernière décision du 29 avril 2024.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués par M. B et visés ci-dessus ne sont pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera transmise pour information au recteur de l'académie de Versailles.
Fait à Versailles, le 10 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé
R. Féral
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir l'exécution de la présente décision.
N°2403656
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026