vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2404690 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CONVERGENCES SOCIÉTÉ D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 juin et 9 août 2024, Mme B A, représentée par Me Zeifman, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 mai 2024 par lequel le préfet des Yvelines a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 9 de la convention franco-ivoirienne ;
- elle est entachée d'erreurs de fait et d'une erreur d'appréciation du caractère sérieux des études qu'elle a suivies ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences en résultant sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences en résultant sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Abidjan le 21 septembre 1992, publiée par décret n° 95-436 du 14 avril 1995 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Silvani,
- et les observations de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante ivoirienne née en 1998, est entrée en France le 4 septembre 2017, munie d'un visa de long séjour " étudiant " valant titre de séjour, qui a été régulièrement renouvelé. Mme A a présenté, le 26 avril 2024, une demande tendant au renouvellement de ce titre de séjour. Par un arrêté du 17 mai 2024 dont Mme A demande l'annulation, le préfet des Yvelines a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2024-03-04-00010 du 4 mars 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 78-2024-083 de la préfecture des Yvelines, M. François Gougou, secrétaire général de la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie, a reçu délégation du préfet des Yvelines pour signer les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit être écarté.
Sur la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, la décision en litige vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle et familiale de Mme A, faisant, en particulier, mention des éléments relatifs au suivi de ses études supérieures en France. Dès lors, cette décision, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments ayant trait à la situation de l'intéressée, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, permettant ainsi à la requérante d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige procèderait d'un examen incomplet de la situation personnelle de Mme A, l'absence de mention, dans la décision, des éléments ayant trait à sa grossesse et à l'état de santé de son enfant n'impliquant pas leur absence de prise en compte par le préfet, à supposer d'ailleurs que ces éléments aient été transmis aux services de la préfecture.
5. En troisième lieu, en vertu de son article L. 110-1, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'applique sous réserve " des conventions internationales ". Aux termes de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 susvisée : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants ivoiriens à l'entrée du territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation ". Aux termes de l'article 9 de la même convention : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. () ". Selon l'article 10 de cette même convention : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants ivoiriens doivent posséder un titre de séjour. () / Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil. ". Enfin, aux termes de l'article 14 de cette même convention : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux Etats ".
6. Dès lors que les stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 prévoient la délivrance de titres de séjour en qualité d'étudiant, ce cas est au nombre des points traités par la convention franco-ivoirienne au sens de l'article 14 de cette convention. La situation de Mme A est donc régie par les stipulations de son article 9. Par suite, le préfet des Yvelines ne pouvait légalement se fonder sur les seules dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour lui refuser la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ".
7. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
8. En l'espèce, le préfet des Yvelines soutient, dans ses écritures, que la décision contestée du 17 mai 2024 trouve également son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mentionnées de manière erronée par l'autorité préfectorale, dès lors, en premier lieu, que ces stipulations et dispositions sont équivalentes au regard des garanties qu'elles prévoient, en deuxième lieu, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver d'aucune garantie Mme A, qui a été en mesure de produire des observations en réponse au mémoire du préfet des Yvelines dont elle a eu communication, et, en troisième lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation sur la réalité et le sérieux des études poursuivies par l'intéressée pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes. Dans ces conditions, il y a lieu, pour le tribunal, de procéder à cette substitution de base légale et d'examiner la légalité de cette décision au regard desdites stipulations.
9. Pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.
10. Pour refuser de renouveler le titre de séjour étudiant délivré à Mme A, le préfet s'est fondé sur l'absence de caractère réel et sérieux des études poursuivies par l'intéressée. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'obtention, en juin 2021, de son diplôme de MBA spécialisé ESG en finance et e-contrôle des risques, Mme A a cherché en vain un stage au titre de l'année 2021-2022, puis s'est inscrite en MBA spécialisé audit et contrôle de gestion pour l'année scolaire 2022-2023 qu'elle n'a pas validée. L'intéressée s'est ensuite inscrite, le 27 avril 2023, au centre européen de formation en vue de se réorienter vers une formation de décoration d'intérieur, d'une durée de trois années, puis elle s'est inscrite pour la rentrée de septembre 2024 à l'Institut supérieur des arts appliqués en architecture d'intérieur et design. Si Mme A soutient que les difficultés qu'elle a rencontrées à compter de l'année 2021-2022 sont liées à son état de grossesse, puis aux problèmes de santé de son enfant, né en août 2022, et à l'absence de solution de garde de celui-ci, l'absence de toute activité scolaire ou professionnelle de l'intéressée au cours de l'année 2021-2022 n'est toutefois pas justifiée par les pièces du dossier. Mme A ne justifie pas davantage du sérieux de la formation qu'elle a entreprise à compter du 27 avril 2023, par la seule production d'un certificat de scolarité non assorti du moindre élément d'évaluation des études qu'elle y a suivies. Dans ces conditions, eu égard au caractère discontinu de son parcours et à l'absence d'élément suffisant permettant d'en évaluer le caractère effectif, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant pour ce motif de renouveler son titre de séjour, le préfet des Yvelines a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation du caractère effectif de la poursuite de ses études, ni que la décision de refus de séjour serait, de ce point de vue, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée, qui ne se prévaut d'aucune autre considération au soutien de ce moyen.
11. La requérante n'est pas davantage fondée à soutenir que la décision en litige serait entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle énonce, dans ses motifs, que l'intéressée a cherché sans succès un stage au titre de l'année 2021-2022, alors qu'elle justifie de la seule réalisation d'un stage pour la période du 22 septembre 2020 au 19 mars 2021, sans apporter aucun élément se rapportant à la période 2021-2022.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
13. En l'espèce, Mme A ne justifie, par les pièces qu'elle produit, ni de liens personnels solides ni d'une insertion particulière dans la société française en dépit de sa présence sur le territoire français depuis 2017. En outre, si elle indique que l'un de ses frères est en séjour régulier sur le territoire français et que l'une de ses sœurs a la nationalité française, elle ne justifie pas des liens qu'elle entretiendrait avec ceux-ci. Enfin, la circonstance que sa mère et ses autres frères et sœurs ne vivent plus en Côte-d'Ivoire ne suffit pas, à elle-seule, à établir l'absence d'attaches de l'intéressée dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de dix-neuf ans. Compte tenu de ce qui précède, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences en résultant sur sa situation personnelle doit également être écarté.
Sur la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
14. En premier lieu, la décision en litige, qui après avoir rappelé les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique que l'intéressée ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
15. En deuxième lieu, si la requérante soutient que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, elle n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
16. En troisième lieu, en l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de ce que la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours serait dépourvue de base légale ne peut qu'être écarté.
Sur décision fixant le pays de destination :
17. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre à l'appui de son recours formé contre la décision portant fixation du pays de renvoi dont celle-ci est assortie.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
C. Silvani
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026