LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405054

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405054

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405054
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCHANLAIR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juin 2024, la société Engie Energie Services, représentée par Me Azouaou, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L.551-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler la procédure de passation du marché public ayant pour objet l'exploitation des installations de chauffage, de climatisation, d'ECS et connexes des bâtiments communaux de la ville de Montigny-le-Bretonneux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Montigny-le-Bretonneux de reprendre la procédure ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Montigny-le-Bretonneux une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle soutient que :

- le pouvoir adjudicateur a méconnu les règles de publicité et de mise en concurrence, dès lors qu'il n'a informé les candidats ni de la pondération ni de la hiérarchisation des

" caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP " et des " Propositions techniques dans le cadre du P3 " qui sont des sous-critères ;

- le pouvoir adjudicateur a méconnu les règles de publicité et de mise en concurrence, dès lors qu'il a appliqué le barème progressif de 25% pour l'ensemble des critères et sous-critères sauf pour le sous-critère " cibles énergétiques " du critère n°3 " critères environnementaux " ; que l'absence d'application de ce barème à ce sous-critère a conduit à attribuer, pour ce sous-critère, la note de 18,9 sur 20 à la société attributaire et, ce faisant, à neutraliser le critère prix, alors que la société Engie avait présenté l'offre économiquement la plus avantageuse.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2024, la commune de Montigny-le-Bretonneux, agissant par son maire en exercice, représentée par Me Chanlair, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Engie Energie Services la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la société Hydro Maintenance qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a délégué Mme Mathou, première conseillère, en application des articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour statuer sur les référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 2 juillet 2024 à 10 heures, en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, Mme Mathou a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Azouaou, représentant de la société Engie Energie Services, qui persiste dans ses écritures et fait valoir en outre que la méthode de notation a été marquée par une certaine opacité, et qu'il est étonnant qu'elle n'ait obtenu qu'une notation " moyennement satisfaisante " sur le critère des propositions techniques chiffrées dans le cadre du P3 ;

- les observations de Me Chanlair, représentant la commune de Montigny-le-Bretonneux, qui persiste dans ses écritures et fait valoir que la méthode de notation résulte d'un choix délibéré de la ville ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

La commune de Montigny-le-Bretonneux a présenté une note en délibéré, enregistrée le 2 juillet 2024, qui n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Par un avis d'appel public à la concurrence n° 24-31121 publié le 16 mars 2024 au bulletin officiel des annonces des marchés publics, la commune de Montigny-le-Bretonneux a lancé une procédure d'appel d'offres ouvert en vue de l'attribution d'un marché public de services, ayant pour objet l'exploitation des installations de chauffage, de climatisation, d'ECS et connexes des bâtiments communaux de la ville de Montigny-le-Bretonneux. La société Engie Energie Services a déposé sa candidature et son offre pour ce marché. Par un courrier du 6 juin 2024, la société Engie Energie Services a été informée du rejet de son offre, classée deuxième. La société Engie Energie Services demande l'annulation de la procédure de passation de l'appel d'offres et la reprise de cette procédure.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. () Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". L'article L. 551-10 de ce code prévoit que : " Les personnes habilitées à engager les recours prévus aux articles L. 551-1 et L. 551-5 sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat ou à entrer au capital de la société d'économie mixte à opération unique et qui sont susceptibles d'être lésées par le manquement invoqué, ainsi que le représentant de l'Etat dans le cas où le contrat doit être conclu par une collectivité territoriale, un groupement de collectivités territoriales ou un établissement public local. () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au juge du référé précontractuel de se prononcer sur les manquements aux règles de publicité et de mise en concurrence incombant à l'acheteur, invoqués à l'occasion de la passation d'un contrat. En vertu de ces mêmes dispositions, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements de l'acheteur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge du référé précontractuel de rechercher si l'entreprise qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auxquels ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésée ou risquent de la léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente.

Sur le moyen tiré de l'absence de pondération ou de hiérarchisation des

" caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP " et des " Propositions techniques dans le cadre du P3 " :

4. Aux termes de l'article L.2152-7 du code de la commande publique :

" Le marché est attribué au soumissionnaire ou, le cas échéant, aux soumissionnaires qui ont présenté l'offre économiquement la plus avantageuse sur la base du critère du prix ou du coût. L'offre économiquement la plus avantageuse peut également être déterminée sur le fondement d'une pluralité de critères non discriminatoires et liés à l'objet du marché ou à ses conditions d'exécution, parmi lesquels figure le critère du prix ou du coût et un ou plusieurs autres critères comprenant des aspects qualitatifs, environnementaux ou sociaux. Les modalités d'application du présent alinéa sont prévues par voie réglementaire. () ". Aux termes de l'article L.2152-8 de ce code : " Les critères d'attribution n'ont pas pour effet de conférer une liberté de choix illimitée à l'acheteur et garantissent la possibilité d'une véritable concurrence. Ils sont rendus publics dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R.2152-11 du même code : " Les critères d'attribution ainsi que les modalités de leur mise en œuvre sont indiqués dans les documents de la consultation. ". Ces dispositions font obligation au pouvoir adjudicateur d'informer les candidats à des marchés passés selon une procédure formalisée des critères de sélection des offres ainsi que de leur pondération ou de leur hiérarchisation. Lorsque le pouvoir adjudicateur décide, pour mettre en œuvre ces critères de sélection, de faire usage de sous-critères pondérés ou hiérarchisés, il est tenu de porter à la connaissance des candidats la pondération ou la hiérarchisation de ces sous-critères lorsque, eu égard à leur nature et à l'importance de cette pondération ou hiérarchisation, ils sont susceptibles d'exercer une influence sur la présentation des offres par les candidats ainsi que sur leur sélection, et doivent en conséquence être eux-mêmes regardés comme des critères de sélection.

5. La société requérante soutient qu'en distinguant, dans l'analyse des offres, les " caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP " et les " propositions techniques dans le cadre du P3 " pour apprécier le sous-critère " mémoire technique ", le pouvoir adjudicateur a ainsi défini deux sous-critères dont la pondération ou la hiérarchisation n'a pas été communiquée au préalable aux candidats. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'article 3.2 du règlement de la consultation, que le critère de la valeur technique était divisé en deux sous-critères, soit le " mémoire technique ", représentant vingt points, et le " temps de présence en chaufferie ", représentant dix points. Le mémoire technique devait contenir, selon le dossier de consultation, " une présentation de manière détaillée des caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP et des propositions techniques proposées dans le cadre des prestations P2 et P3 ". Il résulte également de l'instruction que l'article 2.2 du règlement relatif au contenu de l'offre indiquait que le candidat devait fournir notamment " le mémoire technique présentant de manière détaillée les caractéristiques de l'offre en conformité avec le CCTP et les critères de choix à l'article 3.2 ". Il suit de là que les " caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP " et les " propositions techniques dans le cadre du P3 ", qui devaient être fournis par les candidats en vertu des articles 2.2 et 3.2 du règlement, ne peuvent être regardés comme des sous-critères devant faire l'objet d'une pondération ou d'une hiérarchisation, mais constituent les deux principaux éléments d'appréciation pour la notation des offres au titre du sous-critère relatif au mémoire technique, éléments qui étaient connus des candidats et qui ont fait l'objet d'une notation sur dix points pour chacun d'eux. Par conséquent, la société Engie Energie Services, qui disposait de tous les éléments d'information lui permettant de valoriser son offre s'agissant des propositions techniques dans le cadre du P3, ne peut utilement soutenir que la commune de Montigny-le-Bretonneux a manqué à ses obligations de publicité et de mise en concurrence en ne communiquant pas la pondération ou la hiérarchisation des " caractéristiques de l'offre, en conformité avec le CCTP " et des " propositions techniques dans le cadre du P3 ". Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

Sur le moyen tiré de l'irrégularité de la méthode de notation :

6. Le pouvoir adjudicateur définit librement la méthode de notation pour la mise en œuvre de chacun des critères de sélection des offres qu'il a définis et rendus publics. Toutefois, ces méthodes de notation sont entachées d'irrégularité si, en méconnaissance des principes fondamentaux d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, elles sont par elles-mêmes de nature à priver de leur portée les critères de sélection ou à neutraliser leur pondération et sont, de ce fait, susceptibles de conduire, pour la mise en œuvre de chaque critère, à ce que la meilleure note ne soit pas attribuée à la meilleure offre, ou, au regard de l'ensemble des critères pondérés, à ce que l'offre économiquement la plus avantageuse ne soit pas choisie. Il en va ainsi alors même que le pouvoir adjudicateur, qui n'y est pas tenu, aurait rendu publiques, dans l'avis d'appel à concurrence ou les documents de la consultation, de telles méthodes de notation. Ne constitue pas un manquement susceptible d'avoir lésé l'entreprise ayant saisi le juge du référé précontractuel l'erreur commise par le pouvoir adjudicateur au titre d'un critère pour lequel l'entreprise requérante a obtenu la note maximale. Il appartient au juge des référés précontractuels de relever des manquements aux règles de publicité et de mise en concurrence mais non d'apprécier les mérites respectifs des offres.

7. Il résulte de l'instruction que la commune de Montigny-le-Bretonneux n'a pas adopté une unique méthode de notation pour apprécier les différents critères. Ainsi, si le critère " valeur technique ", le critère " délais d'intervention " et l'un des deux sous-critères environnementaux ont été noté selon un barème progressif de 25%, le sous-critère " cibles énergétiques " du critère " critères environnementaux ", tout comme le critère prix, ont été notés selon un barème mathématique aboutissant à des écarts plus resserrés entre les trois offres en présence. Si la société soutient qu'en permettant d'attribuer à la société attributaire une note de 18,9 sur 20 sur le sous-critère " cibles énergétiques ", cette méthode de notation a neutralisé le critère du prix, il ne résulte pas de l'instruction que cette méthode de notation, résultant d'un choix délibéré de la commune d'augmenter les écarts de notes entre les offres sur la valeur technique, aurait eu pour effet de réduire de manière importante la portée du critère prix dans l'appréciation globale des offres, ni de conférer aux autres critères, en particulier au critère technique, une portée supérieure à la proportion de 30% retenue pour son appréciation. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que cette méthode aurait conduit à ne pas retenir le candidat présentant l'offre économiquement la plus avantageuse. Par suite, et alors au demeurant que la société Engie Energie Services a obtenu la note de 20 sur 20 pour le sous-critère " cibles énergétiques " et la note de 33,81 sur 40 pour le critère du prix, tandis que la société Hydro Maintenance a obtenu la note de 27,97 sur 40 pour le critère du prix, la société Engie Energie Services n'est pas fondée à soutenir qu'en retenant une telle méthode d'appréciation des offres, la commune a méconnu les règles de la concurrence et le principe d'égalité entre les candidats. Ce moyen doit donc être écarté.

8. Enfin, si la société Engie Energie Services soutient que la société Hydro Maintenance aurait dû obtenir pour le sous-critère " cibles énergétiques " la note de 15 sur 20 au lieu de 18,9 sur 20, il résulte de ce qui a été rappelé au point 6 qu'il n'appartient pas au juge des référés précontractuels d'apprécier les mérites respectifs des offres. Par suite, le moyen ainsi soulevé est inopérant et ne peut, dès lors, qu'être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par la société Engie Energie Services sur le fondement des dispositions de l'article L.551-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montigny-le-Bretonneux, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une quelconque somme au titre des frais exposés par la société Engie Energie Services et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions présentées par la société requérante sur le fondement de ces dispositions doivent être rejetées. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Engie Energie Services la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Montigny-le-Bretonneux en application de ces dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Engie Energie Services est rejetée.

Article 2 : La société Engie Energie Services versera la somme de 1 500 euros à la commune de Montigny-le-Bretonneux au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Engie Energie Services, à la commune de Montigny-le-Bretonneux et à la société Hydro Maintenance.

Fait à Versailles, le 5 juillet 2024.

La juge des référés

signé

C. MathouLa greffière

signé

S. Paulin

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions