LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405379

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405379

lundi 22 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405379
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMUNIR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juin 2024, Mme B A C, représentée par Me Munir, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne, sur le fondement des articles L. 521-3, L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative, de lui délivrer la carte de séjour pluriannuelle dans un délai de trente jours à compte de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est entrée en France le 3 juin 2016 munie d'un visa D et elle a bénéficié d'une carte de séjour temporaire, puis d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 2 octobre 2021 ; en 2021, elle a déclaré la perte de sa carte de séjour et a sollicité auprès de la préfecture de l'Essonne la délivrance d'un duplicata de son titre de séjour ; toutefois la préfecture de l'Essonne ne lui a pas délivré le duplicata demandé ; plusieurs relances ont été adressées à la préfecture, mais sont demeurées sans réponse;

- la condition d'urgence est remplie eu égard à la situation de précarité dans laquelle elle se trouve avec son enfant, dès lors qu'elle ne peut prétendre à un contrat de travail à durée indéterminée et qu'elle est contrainte d'habiter chez ses parents ;

- la mesure qu'elle sollicite est utile dès lors que rien ne justifie qu'elle ne puisse retrouver sa carte de séjour dans un délai raisonnable ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative dès lors que son titre n'a jamais fait l'objet d'une procédure de retrait et ne souffre d'aucune contestation sérieuse.

La requête a été communiquée à la préfète de l'Essonne, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Boukheloua, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A C, ressortissante comorienne, est entrée en France le 3 juin 2016, munie d'un visa " D " et a bénéficié d'une carte de séjour temporaire puis d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 2 octobre 2021. Ayant déclaré la perte de son titre de séjour le 29 janvier 2021, elle expose avoir sollicité, auprès de la préfecture de l'Essonne, la délivrance d'un duplicata de son titre, mais qu'aucun duplicata ne lui a été délivré. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner à la préfète de l'Essonne de lui délivrer le duplicata de sa carte de séjour pluriannuelle.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Il résulte de l'instruction que Mme A C a déclaré, le 29 janvier 2021, la perte de sa carte de séjour pluriannuelle, et a sollicité la délivrance d'un duplicata de ce titre. Toutefois, l'intéressée a attendu plus de 3 ans pour saisir le tribunal d'une demande tendant à ce que le duplicata qu'elle a sollicité lui soit délivré. Dans ces conditions, la requérante a directement contribué à se placer dans la situation d'urgence dont elle se prévaut. Il en résulte que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas satisfaite. En outre, la requérante n'établit pas, ni même n'allègue avoir sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Dès lors que la carte de séjour dont elle a demandé le duplicata a expiré le 2 octobre 2021, la mesure demandée n'est plus d'aucune utilité.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 22 juillet 2024.

La juge des référés,

signé

N. Boukheloua

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2405379

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions