LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405429

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405429

mercredi 21 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantABDOLLAHI MANDOLKANI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2402575 du 28 juin 2024, le vice-président du tribunal administratif de Melun a transmis la requête de M. B A, enregistrée au greffe de ce tribunal le 29 février 2024, au tribunal administratif de Versailles, qui l'a enregistrée le 28 juin 2024.

Par cette requête, M. A, représentée par Me Abdollahi Mandolkani, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa situation administrative et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire en application des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et qu'il n'a pas été entendu en application de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- il méconnait les dispositions des 1° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur de droit au regard de ces mêmes dispositions ;

- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-2 et de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Mathé, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Mathé, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique du 13 août 2024, qui s'est tenue en présence de Mme Amegee, greffière, et de Mme E, interprète en langue turque, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant turc né le 26 août 2001, est, selon ses déclarations, entré en France en mai 2020. Il a sollicité le bénéfice de la protection internationale. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté cette demande par une décision du 30 novembre 2021. Par une décision du 16 mai 2022, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté le recours formé contre cette décision. M. A a présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 4 août 2022. Par une décision du 30 juin 2023, la CNDA a annulé cette décision et a renvoyé sa demande de réexamen devant l'OFPRA. L'OFPRA a rejeté cette demande par une décision du 21 septembre 2023, confirmée par une ordonnance de la CNDA du 20 décembre 2023 notifiée le 12 janvier 2024. Par un arrêté du 28 février 2024, dont M. A demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté du 28 février 2024 a été signé par Mme D C, attachée d'administration de l'Etat, adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement, qui, par un arrêté n° 23/BC/129 du 26 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour de la préfecture de Seine-et-Marne, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer notamment les décisions contenues dans l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté, qui manque en fait, doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont il fait application. En outre, il mentionne les éléments propres à la situation de M. A sur lesquels les décisions qu'il contient se fondent. Il comporte ainsi l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles se fonde l'ensemble des décisions contestées et qui sont suffisamment développées pour permettre au requérant de contester utilement leur bien-fondé. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ressort de l'ensemble des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des obligations de quitter le territoire français et des décisions relatives au délai de départ, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Ce moyen, qui est inopérant, doit ainsi être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".

6. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

7. Il ressort des mentions du procès-verbal d'audition du 27 février 2024, signé par M. A, que celui-ci a été entendu avant que ne soit pris l'arrêté contesté du 28 février 2024, notamment sur sa nationalité, sa situation familiale, ainsi que sur les conditions de son entrée et de son séjour en France. Il a pu présenter à cette occasion, outre les réponses qu'il a apportées aux questions des services de police, toutes les observations qu'il pouvait juger utiles notamment sur sa situation personnelle. En tout état de cause, il ne précise pas quelles seraient les informations pertinentes qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit pris l'arrêté attaqué et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient pu influer sur son contenu. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.

8. En cinquième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas effectué un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de M. A. Par suite, ce moyen doit être écarté.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ".

10. En l'espèce, M. A ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et il s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. A supposer même que cela ne soit pas le cas, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des mentions du relevé d'informations de la base de données " Telemofpra ", qui font foi jusqu'à preuve du contraire, que la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à M. A, dont la demande de réexamen a été rejetée en dernier lieu par une ordonnance de la CNDA du 20 décembre 2023 notifiée le 12 janvier 2024. Par ailleurs, la circonstance que M. A a été interpellé par les service de police de Chessy le 27 février 2023 lors d'un contrôle sur un chantier ne faisait en rien obstacle à ce que le préfet prenne à son encontre une mesure d'éloignement du territoire français fondée sur les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée pouvant de toute manière être légalement fondée sur les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ces dernières dispositions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des 1° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur de droit au regard de ces mêmes dispositions doivent être écartés.

11. En septième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré être célibataire et être sans charge de famille. Il ne justifie aucunement de la présence en France de " plusieurs membres de sa famille ", et à supposer même que cela soit le cas, il n'est pas établi, ni même soutenu, qu'il entretiendrait des liens d'une particulière intensité avec eux. De plus, il ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle en France, hormis avoir exercé une activité professionnelle salariée en tant que maçon, sans en préciser la durée, et au demeurant sans autorisation de travail et sous le nom d'un tiers. Par ailleurs, il n'est pas établi, ni même allégué, qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Dans ces conditions, à supposer même que M. A réside de manière habituelle et continue sur le territoire français depuis mai 2020, l'arrêté attaqué ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris et ne méconnaît, dès lors, pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit ainsi être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

14. M. A soutient qu'en sa qualité de conscrit réfractaire et d'objecteur de conscience, et dès lors qu'il établit une insoumission de plus de trois ans à la date de l'arrêté attaqué, il risque de subir, en Turquie, une peine comprise entre trois mois et trois ans d'emprisonnement avec pour circonstance aggravante la fuite à l'étranger. Toutefois, il ne produit aucun élément probant de nature à démontrer qu'il risquerait d'être soumis, en cas de retour dans son pays d'origine, à la torture et à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Au demeurant, ainsi qu'il a été dit au point 1, sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA puis par la CNDA. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui n'est opérant qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.

Sur le moyen dirigé contre la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

15. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".

16. Le requérant n'établissant pas présenter des garanties de représentation suffisantes, le moyen tiré de l'inexacte application des dispositions du 3° de l'article L. 612-1 et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

Sur le moyen dirigé contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

17. Il résulte de ce qui précède que M. A ne démontre pas que les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai dont il a fait l'objet sont illégales. Il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre, qui se fonde sur ces décisions, est illégale pour ce motif. Ce moyen doit ainsi être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 février 2024 du préfet de Seine-et-Marne. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de Seine-et-Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 août 2024.

La magistrate désignée,

signé

C. MathéLa greffière,

signé

E. Amegee

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2405015

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions