vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2405433 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET PIERRE PINTAT AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une protestation et un mémoire, enregistrés le 28 juin et 18 juillet 2024, M. G F, représenté par Me Landot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n°1.3 du 24 juin 2024 portant élection des membres du conseil municipal pour représenter la commune au sein du syndicat intercommunal d'aménagement, de rivières et du cycle de l'eau (SIARCE) ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Mennecy une somme de 4 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête n'est pas dépourvue d'objet ;
- la délibération est illégale en raison du caractère insuffisant de la note de synthèse communiquée aux élus le 17 juin 2024 ;
- elle est illégale car adoptée en méconnaissance des droits de la défense ; il n'a pas été mis à même de préparer sa défense et de présenter des observations alors même que la décision litigieuse a été adoptée en raison de considérations liées à sa personne ;
- elle est illégale car adoptée en présence d'un élu intéressé à l'affaire en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales ;
- elle est illégale car le maire était en situation de conflit d'intérêts ;
- elle est illégale car elle ne retranscrit pas fidèlement les résultats du scrutin en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-15 du code général des collectivités territoriales ;
- elle est illégale car elle repose sur des faits erronés et, en tout état de cause, sur des motifs étrangers à la bonne marche de l'administration communale ;
- elle est entachée de détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2024, et un mémoire enregistré le 23 juillet 2024 non communiqué, Mme E B, Mme D A et M. C H, représentés par Me Pintat concluent au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. F la somme de 1 000 euros au profit de chacun d'entre eux au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que la protestation électorale est devenue sans objet dès lors que les élus dont l'élection est contestée ont démissionné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, et un mémoire enregistré le 23 juillet non communiqué, la commune de Mennecy, représentée par Me Pintat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. F la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que la protestation électorale est devenue sans objet dès lors que les élus dont l'élection est contestée ont démissionné.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sauvageot,
- les conclusions de Mme Degorce, rapporteure publique,
- et les observations de Me Crance, représentant M. F et de Me Derrien, représentant Mme B, Mme A et M. H ainsi que la commune de Mennecy.
Considérant ce qui suit :
1. M. F demande au tribunal d'annuler la délibération n°1.3 du 24 juin 2024 par laquelle le conseil municipal de Mennecy a procédé à l'élection de trois élus pour représenter la commune au sein du syndicat intercommunal d'aménagement, de rivières et du cycle de l'eau (SIARCE). Toutefois, il résulte de l'instruction que postérieurement à l'introduction de la présente protestation, les trois nouveaux élus ont présenté leur démission le 3 juillet 2024 et que le conseil municipal de Mennecy a été convoqué afin de procéder à une nouvelle élection le 15 juillet 2024. Dans ces conditions, la présente protestation électorale a perdu son objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par les parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la protestation électorale de M. F.
Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G F, à la commune de Mennecy, à Mme E B, à Mme D A, à M. C H, au syndicat intercommunal d'aménagement, de réseaux et du cycle de l'eau et à la préfète de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 24 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sauvageot, présidente rapporteure,
Mme Lutz, première conseillère,
Mme Geismar, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
signé
J. Sauvageot
L'assesseure la plus ancienne,
signé
F. LutzLa greffière,
signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026