LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405504

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405504

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405504
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantSARL LE GALL AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. B G doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 mai 2024 par lequel la préfète de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, lui a fait interdiction de retourner sur ce territoire pour une durée de cinq ans et a fixé le pays de destination de sa reconduite ;

2°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a prononcé son assignation à résidence ;

Il soutient qu'il est arrivé en France en 2019 muni d'un visa touristique, qu'il a choisi de venir en France pour faire prendre en charge son épilepsie et on lui a diagnostiqué récemment une psychose aigue ; l'annulation des décisions attaquées est nécessaire pour assurer la continuité de ses soins et sa stabilité psychologique ;

Par deux mémoires en défense enregistrés le 4 juillet 2024, la préfète de l'Essonne conclut au rejet des conclusions de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Rion, greffier d'audience :

- le rapport de M. Maitre, premier conseiller ;

- les observations de Me Le Gall, avocat désigné d'office, représentant M. G qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que la requête et qui soulève en plus le moyen tiré de l'incompétence des signataires des arrêtés en litige ; elle insiste également sur la situation personnelle et familiale de l'intéressé, qui a dû venir en France pour se soigner, dans un contexte de harcèlement scolaire très violent subi dans son pays d'origine ; elle indique par ailleurs que la mesure d'assignation à résidence est susceptible de faire obstacle au suivi médical du requérant ; elle produit également une attestation d'hébergement émanant de la sœur du requérant ;

- et les observations de M. G sur sa situation personnelle ;

-en présence de M. E, interprète en langue arabe.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B G, ressortissant algérien, né le 7 décembre 2003 à Jijel, doit être regardé comme demandant l'annulation de l'arrêté du 11 mai 2024 par lequel la préfète de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, lui a fait interdiction de retourner sur ce territoire pour une durée de cinq ans et a fixé le pays de destination de sa reconduite et de l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a prononcé son assignation à résidence.

2. En premier lieu, l'arrêté du 11 mai 2024 a été signé par M. D C, sous-préfet de Palaiseau, qui, par un arrêté n° 2024-PREF-DCPPAT-BCA-084 du 4 mars 2024 publié au recueil des actes administratifs du même jour de la préfecture de l'Essonne, aisément accessible sur le site internet de la préfecture, a reçu délégation de signature à l'effet de signer, notamment, les décisions querellées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté du 24 juin 2024 a été signé par Mme A F, adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, qui, par un arrêté n° 2024-PREF-DCPPAT-BCA-143 du 2 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour de la préfecture de l'Essonne, aisément accessible sur le site internet de la préfecture, a reçu délégation de signature à l'effet de signer, notamment, les décisions d'assignation à résidence en cas d'absence ou d'empêchement du directeur de l'immigration et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.

4. En troisième lieu, à l'appui de sa requête, M. G peut être regardé comme soutenant que les décisions querellées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle, notamment au regard de son état de santé.

5. D'une part, il ressort des pièces du dossier et des débats à l'audience que M. G est arrivé en France en 2019, à l'âge de 16 ans, et a été confié à sa sœur ainée, ses parents continuant de résider en Algérie, dans un contexte particulier de harcèlement scolaire vécu dans son pays d'origine. Toutefois, malgré sa présence depuis 5 ans sur le territoire, l'intéressé ne peut se prévaloir d'aucune intégration particulière, ayant échoué à valider sa première année de formation en CAP et n'indiquant pas exercer une activité professionnelle ou suivre une formation, ni d'une vie privée et familiale, en dehors des liens avec sa sœur qui l'héberge, mais dont la régularité du séjour en France n'est pas établie. Par ailleurs, si M. G fait état de son épilepsie chronique, et d'un état psychologique fragile, qui s'est d'ailleurs traduit par une crise de psychose aigue ayant entrainé une hospitalisation sans consentement du 11 mai au 18 juin 2024, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement effectif et d'un accompagnement dans son pays d'origine où vivent encore ses parents. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier, alors que M. G est aujourd'hui âgé de 21 ans, qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait à une dégradation manifeste de son état de santé, au regard des faits de harcèlement dont il a été victime quand il était mineur. Dans ces conditions, en décidant de prendre une mesure d'éloignement à son encontre, la préfète de l'Essonne n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.

6. D'autre part, l'arrêté portant assignation à résidence lui fait obligation de se présenter quotidiennement au commissariat de police d'Athis-Mons sauf les dimanches et jours fériés. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette obligation serait de nature à faire obstacle à son suivi médical. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation à l'encontre de cette décision doit être écarté.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés attaqués doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. G est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B G et à la préfète de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.

Le rapporteur,

signé

B. Maitre

Le greffier,

signé

T. Rion

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions