lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2405865 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | HAIK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 11 juillet et 31 août 2024 au tribunal administratif de Versailles, M. D A, représenté par Me Haik, MHK avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines ou à tout préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale ou salarié dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous une astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire ne porte pas la signature du préfet, ne respecte pas le principe du contradictoire et souffre d'un manque de motivation en ce qu'elle omet de tenir compte d'éléments essentiels tenant notamment à l'exercice d'une activité professionnelle depuis le mois d'août 2018 ;
- il n'a pas été convenablement auditionné sur son droit au séjour, son entretien n'ayant duré que 18 minutes, en sorte qu'il n'a pas été en mesure de faire savoir qu'il était représenté par le cabinet MHK Avocats aux fins d'obtention d'un rendez-vous de demande d'admission au séjour et d'exposer que son employeur le soutenait dans ses démarches de régularisation ; son droit d'être entendu consacré par la jurisprudence de la Cour de justice de l'union européenne a ainsi été méconnu ;
-elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme est des libertés fondamentales ;
-la décision portant refus de départ volontaire est illégale en ce qu'il n'existe pas de risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire dès lors qu'il justifie de garanties de représentation pour avoir entamé des démarches aux fins de régularisation de sa situation administrative, confiées au cabinet MHK Avocats, posséder un passeport en cours de validité, justifier d'une résidence effective et permanente et travailler pour le même employeur depuis six ans, sa volonté de rester en France consignée dans le procès-verbal traduisant celle de finaliser ses démarches de régularisation ;
-la décision portant interdiction de retour omet de tenir compte des critères cumulatifs imposés par l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elle se borne à énoncer qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière ;
-elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle ne réalise aucun contrôle de proportionnalité et ne précise d'ailleurs aucun élément susceptible de la justifier ;
- la décision portant signalement est fondée sur des dispositions abrogées du règlement (CE° n° 1987/20026) du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 ;
-les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il travaille depuis le 1er août 2018 pour la société Bella en qualité de plongeur, laquelle a décidé de l'engager dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps plein ;
-elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu des liens développés sur le territoire depuis son arrivée en 2014, de sa parfaite intégration et du respect par lui de l'esprit républicain ;
-pour les mêmes motifs, elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Yvelines qui n'a pas produit de mémoire en défense mais qui a versé, le 20 août 2024, des pièces au dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme F pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L.921-1 et L.921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article L.922-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 septembre 2024 :
- le rapport de Mme F ;
- en présence de Mme C, interprète en langue wolof
-les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, ressortissant sénégalais né le 23 mars 1982, a déclaré lors de son audition du 10 juillet 2024 être entré en France en 2014 et avoir engagé des démarches auprès de la préfecture des Yvelines en 2022. Par un arrêté du 10 juillet 2024, dont il demande l'annulation, le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an en l'informant de son signalement à fin de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2024-082 du 4 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour de la préfecture des Yvelines, M. E B, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application en exposant les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, dont les éléments sur lesquels le préfet des Yvelines s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai, fixer le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office et lui interdire le retour sur le territoire français pendant le délai d'un an. Dès lors, cet arrêté, qui précise notamment que l'épouse de l'intéressé comme ses deux enfants résident au Sénégal, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Contrairement à ce que soutient M. A, le préfet n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments de fait tenant à sa situation professionnelle, tels que relatés lors de son audition par les services de police. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, Il ressort de l'ensemble des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment de son article L. 614-1, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des obligations de quitter le territoire français et des décisions relatives au délai de départ, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément. Par suite, M A ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'engagement d'une procédure contradictoire préalable ;
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
6. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
7. En l'espèce, il ressort du procès-verbal dressé le 10 juillet 2024 par l'officier de police judiciaire ayant procédé à l'audition de M. A, que l'intéressé a été interrogé sur sa situation familiale et administrative, ses ressources, et informé de ce qu'il était susceptible d'être renvoyé dans son pays d'origine, perspective qu'il a d'ailleurs écartée, exposant travailler en France et souhaitant y régulariser sa situation. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit pris l'arrêté en litige et notamment de faire état de la représentation de ses intérêts par le cabinet d'avocats MHK, l'officier de police lui ayant demandé à la fin de l'entretien s'il souhaitait ajouter quelque chose. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu ne peut qu'être écarté.
8. En cinquième lieu aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ()
9. En l'espèce, M A n'a pas établi être entré régulièrement en France et ne justifie pas être titulaire d'un titre de séjour. Ainsi il entre dans le cas visé au 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile autorisant le préfet à l'obliger à quitter le territoire.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui "
11. Si M. A fait état de sa parfaite intégration sur le sol français où il est entré en 2014 et de son activité professionnelle exercée depuis le 1er aout 2018 au sein du restaurant exploité par la société Bella à Versailles qui l'a embauché à compter du 1er février 2024, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, il ressort toutefois des pièces du dossier que les formulaires de demande d'autorisation remplis par le représentant de la société Bella ont été signés le 26 juillet 2024 postérieurement à l'édiction de la décision attaquée. En outre, M. A ne justifie d'aucune autre insertion sociale ou familiale sur le territoire français, sa famille dont son épouse et ses deux enfants résidant au Sénégal, pays qu'il a quitté à l'âge de 32 ans. Par ailleurs, il a travaillé sans y être autorisé et ne justifie pas avoir engagé de démarches en vue de la régularisation de sa situation avant son interpellation. Enfin, il n'établit pas davantage dans quelles conditions il aurait résidé sur le sol français de 2014 à 2018. Par suite, et nonobstant son activité professionnelle, il n'est pas fondé à soutenir, compte tenu des conditions de son séjour en France, que la décision du préfet des Yvelines a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. En septième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3o Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3o de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (). "
13. Si M. A fait valoir disposer de garanties de représentation pour avoir entamé des démarches aux fins de régularisation de sa situation administrative, confiées au cabinet MHK Avocats, posséder un passeport en cours de validité, justifier d'une résidence effective et permanente et travailler pour le même employeur depuis six ans, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il est entré irrégulièrement sur le sol français et n'a justifié d'aucune démarche en vue de la régularisation de sa situation avant son interpellation. Dans ces conditions, en l'absence de circonstances particulières de nature à y faire obstacle, il y a lieu de regarder comme établi le risque que M. A se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire dont il fait l'objet. Par suite, le préfet des Yvelines était fondé à lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire.
14. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Le premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
15. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet fait obligation à un ressortissant étranger de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de cinq ans ou de dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. En l'absence de telles circonstances, seule la durée de l'interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés au premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. D'une part, aucune des circonstances invoquées par M. A et rappelées au point 9 du présent jugement ne caractérise une circonstance humanitaire susceptible de justifier que la décision du 10 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai ne soit pas assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français.
17. D'autre part, compte tenu des circonstances de l'espèce rappelées aux points 11 et 13 du présent jugement, en fixant la durée de l'interdiction de retour à cinq ans, la préfète de l'Essonne a fait une exacte application des dispositions combinées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 4.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. A en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet des Yvelines.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.
La magistrate désignée,
signé
M. F Le greffier,
signé
T. Rion
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026