vendredi 16 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406199 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP RIVIERE MORLON AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 19 juillet 2024, sous le n° 2406199, l'association " Velizy Ecologiste et Solidaire ", représentée par Me Cofflard, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions des articles L. 122-2 du code de l'environnement et L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Vélizy-Villacoublay a délivré à la société " Construction Verrechia " un permis d'aménager ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vélizy-Villacoublay une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle n'est pas tardive et qu'elle justifie d'un intérêt à agir ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que, d'une part, en application de l'article L. 122-2 du code de l'environnement cette condition est présumée et, d'autre part, en vertu de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme cette condition est également présumée sur le terrain de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ; au surplus les travaux ont commencé ;
- l'opération autorisée par l'arrêté en litige relève du projet global de " renouvellement urbain " du quartier du Mail envisagé par la commune ; le fractionnement d'un projet étant interdit, le projet global, eu égard à la superficie de son terrain d'assiette était soumis à une étude d'impact obligatoire ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-1 du code de l'environnement et L. 102-3 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 2 août 2024, la commune de Vélizy-Villacoublay, représentée par Me Margaroli, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que, d'une part, les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative sont méconnues, d'autre part, il n'est pas justifié du respect des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme et, enfin, que l'association requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- sur le terrain de l'article L. 122-2 du code de l'environnement, le permis d'aménager délivré ne peut s'analyser en un " projet " au sens de ces dispositions et n'est pas soumis aux dispositions de l'article R. 122-2 du même code, son objet ne relevant pas d'un projet plus global ;
- sur le terrain de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'est pas remplie et les moyens invoqués ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la société par actions simplifiée (SAS) " Construction Verrechia " qui n'a pas présenté d'observations.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 juillet 2024 et le 5 août 2024, sous le n° 2406200, l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire ", représentée par Me Cofflard, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions des articles L. 122-2 et L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 28 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Vélizy-Villacoublay a délivré à la société " Construction Verechia " un permis de construire deux immeubles à usage d'habitation ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vélizy-Villacoublay une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle n'est pas tardive et qu'elle justifie d'un intérêt à agir ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que, d'une part, en application de l'article L. 122-2 du code de l'environnement cette condition est présumée et, d'autre part, en vertu de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme cette condition est également présumée sur le terrain de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ; au surplus les travaux ont commencé ;
- l'opération autorisée par l'arrêté en litige relève du projet global de " renouvellement urbain " du quartier du Mail envisagé par la commune ; le fractionnement d'un projet étant interdit, le projet global, eu égard à la superficie de son terrain d'assiette était soumis à une étude d'impact obligatoire ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-1 du code de l'environnement et L. 102-3 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, la commune de Vélizy-Villacoublay, représentée par Me Margaroli, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que, d'une part, les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative sont méconnues, d'autre part, il n'est pas justifié du respect des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme et, enfin, que l'association requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- sur le terrain de l'article L. 122-2 du code de l'environnement, le permis d'aménager délivré ne peut s'analyser en un " projet " au sens de ces dispositions et n'est pas soumis aux dispositions de l'article R. 122-2 du même code, son objet ne relevant pas d'un projet plus global ;
- sur le terrain de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'est pas remplie et les moyens invoqués ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la société par actions simplifiée (SAS) " Construction Verrechia " qui n'a pas présenté d'observations.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Féral, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 5 août 2024 à 14 heures 00.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience :
- le rapport de M. Féral, juge des référés ;
- les observations orales de Me Cofflard, représentant l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens qu'il développe ; il soutient en outre que la requête est recevable, qu'il n'existe aucune ambiguïté sur l'identité de l'association requérante, que ses statuts ont bien été déposés en préfecture et qu'elle dispose d'un intérêt à agir compte tenu de son objet social ; l'urgence n'a pas a être démontrée sur le terrain de l'article L. 122-2 du code de l'environnement et que cette condition est en tout état de cause remplie sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ; l'autorisation litigieuse participe d'un projet global qui doit être soumis à une étude d'impact ; la commune ne saurait scinder artificiellement le projet global pour s'exonérer de la nécessité de réaliser une étude d'impact ;
- les observations de Me Germain Morel, représentant la commune de Vélizy-Villacoublay, qui reprend ses écritures en défense qu'elle développe ; l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 permettant le renouvellement du quartier du Mail n'a pas de caractère contraignant et son périmètre est en cours d'ébauche ; les autorisations en litige ne concernent que deux bâtiments pour répondre à des problématiques de logement ; il s'agit d'une opération dissociable qui fonctionne de manière autonome ;
- les observations de Me Morot, représentant la SAS " Construction Verrecchia " qui conclut au rejet de la requête ; elle fait valoir que l'OAP n° 2 n'a pas de calendrier ; que le permis de construire n'a pas besoin des voies de dessertes de l'OAP ; que la définition d'un projet global suppose une maîtrise d'ouvrage unique, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, la maitrise d'ouvrage étant assurée par une société d'économie mixte.
La clôture de l'instruction a été reportée au 6 août 2024 à 15H00.
La SAS " Construction Verrecchia ", représentée par la SCP Rivière Morlon avocats et associés, a présenté des pièces complémentaires enregistrées le 6 août 2024 à 12h37 dans l'instance n° 2406199 et à 12h38 dans l'instance n° 2406200.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2406199 et n° 2406200 présentées par l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
2. Par des arrêtés en date du 15 juin 2023 et du 28 juin 2023 le maire de la commune de Vélizy-Villacoublay a délivré à la société " Construction Verrecchia ", respectivement, un permis d'aménager et un permis de construire de deux immeubles à usage d'habitation. Par les présentes requêtes, l'association " Collégiale Vélizy Ecologistre et Solidaire " demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 122-2 du code de l'environnement de suspendre l'exécution de ces deux arrêtés.
Sur la demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 122-2 du code de l'environnement :
3. L'article L. 122-2 du code de l'environnement dispose que : " Si une requête déposée devant la juridiction administrative contre une autorisation ou une décision d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 est fondée sur l'absence d'étude d'impact, le juge des référés, saisi d'une demande de suspension de la décision attaquée, y fait droit dès que cette absence est constatée ".
4. Aux termes de l'article R. 122-2 du code de l'environnement : " () II. - Les modifications ou extensions de projets déjà autorisés, qui font entrer ces derniers, dans leur totalité, dans les seuils éventuels fixés dans le tableau annexé ou qui atteignent en elles-mêmes ces seuils font l'objet d'une évaluation environnementale ou d'un examen au cas par cas. / Les autres modifications ou extensions de projets soumis à évaluation environnementale systématique ou relevant d'un examen au cas par cas, qui peuvent avoir des incidences négatives notables sur l'environnement sont soumises à examen au cas par cas () ". Selon le 1° du I de l'article L. 122-1 du code de l'environnement, constitue un projet au sens de ces dispositions " la réalisation de travaux de construction, d'installations ou d'ouvrages, ou d'autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, y compris celles destinées à l'exploitation des ressources du sol ". Aux termes du II du même article : " Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas effectué par l'autorité environnementale ". La rubrique 39 b) de l'annexe à l'article R. 122-2 du code de l'environnement prévoit que sont soumises à évaluation environnementale systématique les opérations d'aménagement dont le terrain d'assiette est supérieur ou égal à 10 hectares.
5. D'une part, il résulte de l'instruction que l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Vélizy-Villacoublay a délivré à la société " Construction Verrecchia " un permis d'aménager n'emporte la réalisation d'aucun travaux ou d'autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage. Il résulte également de l'instruction que ce permis d'aménager porte sur un terrain de 20 315 m² qui se situe en centre-ville dans un secteur très urbanisé qui ne présente aucune sensibilité environnementale. Ainsi, il n'est pas soumis à une évaluation environnementale ou une demande d'examen au cas par cas. Enfin, l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 permettant le renouvellement du quartier du Mail indique que son objectif est " d'encadrer sa restructuration à venir dans le but d'y développer un véritable pôle urbain, animé et agréable, à l'échelle de la commune, tout en y affirmant la place du piéton dans des espaces à vivre " et localise de manière non circonstanciée certains secteurs projetés " pour développer l'offre de logement ". Cette OAP se borne ainsi à exposer les objectifs poursuivis, sans calendrier précis, et a d'ailleurs seulement commencé à être soumise à concertation par délibération du 3 avril 2024. La desserte du terrain d'assiette du permis d'aménager est assurée par les voies existantes et n'est pas conditionnée à la mise en œuvre du projet de renouvellement urbain. Dans ces conditions, la circonstance que le terrain d'assiette soit couvert par l'OAP n° 2 démontre non pas une unicité du projet mais seulement son inscription dans une même opération d'urbanisation de la zone. Il n'est donc pas établi de lien entre les deux de nature à caractériser le fractionnement d'un projet unique.
6. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'arrêté du 28 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Vélizy-Villacoublay a délivré à la société " Construction Verrecchia " un permis de construire porte sur un projet autorisé d'une surface de plancher de 5 002 m² et sur une emprise bâtie au sol de 1 329 m². Ainsi, il n'entre pas dans les prévisions de la rubrique n° 39 du tableau annexé à l'article R 122-2 du code de l'environnement relatif à l'évaluation environnementale et n'y est donc pas soumis. Par ailleurs, il ne correspond à aucune des hypothèses visées par l'article R 103-1 du code de l'urbanisme et n'entre en conséquence pas dans le champ de la procédure de concertation de l'article L 103-1 du même code. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent sur l'OAP n° 2 permettant le renouvellement du quartier du Mail et alors que la desserte du terrain d'assiette du permis de construire est assurée par les voies existantes et n'est pas conditionnée à la mise en œuvre du projet de renouvellement urbain, la circonstance que le terrain d'assiette de ce permis soit couvert par l'OAP n° 2 démontre non pas une unicité du projet mais seulement son inscription dans une même opération d'urbanisation de la zone. Il n'est donc pas établi de lien entre les deux de nature à caractériser le fractionnement d'un projet unique.
7. Il résulte de ce qui précède que l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que la suspension de l'exécution des arrêtés contestés devrait être ordonnée en application de l'article L. 122-2 du code de l'environnement.
Sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
8. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
9. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés invoqués par l'association requérante n'est manifestement de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés en litige.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que les conclusions de l'association requérante présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Vélizy-Villacoublay, que les requêtes n° 2406199 et n° 2406200 présentées par l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge de la commune de Vélizy-Villacoublay sur ce fondement dès lors qu'elle n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " la somme demandée par la commune de Vélizy-Villacoublay sur ce fondement.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes n° 2406199 et n° 2406200 de l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire " sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Vélizy-Villacoublay au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Collégiale Vélizy Ecologiste et Solidaire ", à la commune de Vélizy-Villacoublay et à la SAS " Construction Verrecchia ".
Fait à Versailles, le 16 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
R. Féral
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir l'exécution de la présente décision. et 2406200
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026