lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406239 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL LANDOT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la délibération n° 2024_06_01 du 10 juin 2024 par laquelle le conseil municipal de la commune de Boissy-le-Cutté a préempté, par substitution au département, les parcelles cadastrées section D n° 120 à 126 d'une superficie totale de 2 646 m², situées sur le territoire de la commune, pour le montant de 1 200 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après le production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. A l'appui des conclusions de sa requête tendant à l'annulation de la délibération n° 2024_06_01 du 10 juin 2024 par laquelle le conseil municipal de la commune de Boissy-le-Cutté a préempté les parcelles cadastrées section D nos 120 à 126 situées sur le territoire de la commune, la requérante se borne à contester le prix de 1 200 euros retenu dans le cadre de l'exercice de ce droit de préemption. Or, la circonstance que ce prix est sensiblement inférieur à celui de 34 000 euros figurant sur la déclaration d'intention d'aliéner ne peut être utilement invoquée devant le juge administratif par la requérante auquel l'article L. 215-17 du code de l'urbanisme laisse la possibilité de recourir au juge de l'expropriation pour la fixation du prix à défaut d'accord amiable. Par conséquent l'unique moyen de la requête doit être écarté comme étant manifestement inopérant. Dès lors, le délai de recours contre la délibération litigieuse ayant expiré, il y a lieu de rejeter la requête de Mme B par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Boissy-le-Cutté.
Fait à Versailles, le 21 octobre 2024.
La Présidente de la 9ème chambre,
signé
Naïla BoukhelouaLa République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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