vendredi 6 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406293 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre - 4/11u |
| Avocat requérant | MAGHREBI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montreuil le 12 juillet 2024 puis transmise au tribunal administratif de Versailles par une ordonnance du 15 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Maghrebi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet de Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-Saint-Denis de lui restituer son passeport ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il est fondé à se voir délivrer un titre de séjour dans le cadre d'une admission exceptionnelle au séjour ;
- il est entaché d'une erreur de fait ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace qu'il représenterait pour l'ordre public ;
- il méconnait les articles 6 et 17 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 août 2024, le préfet de Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
La présidente du tribunal a désigné Mme Marc pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées, Mme Marc a lu son rapport et précisé que le jugement était susceptible de se fonder d'office sur la substitution, à la base légale retenue par le préfet de Seine-Saint-Denis, celle des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 10 mai 2000, est entré sur le territoire français le 10 septembre 2019 sous couvert d'un visa. Par un arrêté du 10 juillet 2024, le préfet de Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
2. En premier lieu, par un arrêté du 3 mai 2024, publié le 6 mai 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. C D, en sa qualité d'adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement, pour signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, dont les éléments sur lesquels le préfet de Seine-Saint-Denis s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, fixer le pays de renvoi et lui faire interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de 12 mois. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
5. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. Il ressort des mentions du procès-verbal d'audition du 10 juillet 2024, signé par M. B, que celui-ci a été entendu avant que ne soit pris l'arrêté contesté du 10 juillet 2024, notamment sur sa nationalité, sa situation familiale, ainsi que sur les conditions de son entrée et de son séjour en France. Il a pu présenter à cette occasion, outre les réponses qu'il a apportées aux questions des services de police, toutes les observations qu'il pouvait juger utiles notamment sur sa situation personnelle. En tout état de cause, il ne précise pas quelles seraient les informations pertinentes qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit pris l'arrêté attaqué et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient pu influer sur son contenu. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
8. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Il en résulte qu'un étranger ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français alors qu'il n'avait pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de cet article et que l'autorité compétente n'a pas procédé à un examen d'un éventuel droit au séjour à ce titre. Dès lors que M. B n'établit pas avoir présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de cet article, et qu'il ne ressort pas de l'arrêté litigieux que le préfet aurait examiné d'office si l'intéressé en remplissait les conditions prévues par cet article, ce dernier ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite ce moyen doit être écarté comme inopérant.
9. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est entré sur le territoire français le 6 septembre 2019 muni d'un visa court séjour valable du 15 aout 2019 au 14 septembre 2021. Dans ces conditions, le requérant est entré régulièrement sur le territoire français. Par suite, la décision l'obligeant à quitter le territoire français ne pouvait être prise sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
12. En l'espèce, la décision attaquée, motivée par l'entrée irrégulière de M. B sur le territoire français, trouve son fondement légal dans les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles du 1° dès lors, en premier lieu, que, s'étant maintenu sur le territoire français après l'expiration de son visa, M. B se trouvait dans la situation où, en application du 2° de l'article L. 611-1, le préfet de Seine-Saint-Denis pouvait décider qu'il serait éloigné du territoire, en deuxième lieu, que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver l'intéressé d'une garantie et, en troisième lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions. Pour ces motifs, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'erreur de fait concernant les conditions de l'entrée en France de l'intéressé.
13. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet a retenu, pour refuser à M. B un délai de départ volontaire, plusieurs motifs de faits et de droit, dont la circonstance que M. B ne présentait pas de garanties de représentation dans la mesure où il disposait d'un document de voyage en cours de validité mais ne justifiait pas demeurer de manière stable et effective au lieu de résidence qu'il a déclaré. M. B conteste la légalité de ce motif et produit à l'appui de son recours divers documents, notamment des relevés bancaires datant au plus tôt de décembre 2020, des bulletins de salaires établis entre septembre 2023 et juin 2024, et son contrat de travail à durée indéterminé signé le 15 septembre 2023, portant tous la mention de l'adresse du lieu de résidence dont il se prévaut, entachant selon lui la décision attaquée d'une erreur de fait. Toutefois, il ressort de l'arrêté attaqué que la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire repose également sur la circonstance que le requérant a déclaré dans son audition du 10 juillet 2024 vouloir rester en France. En outre, comme indiqué précédemment, le requérant s'est maintenu sur le territoire français après l'expiration de son visa, sans entamer de démarches visant à la régularisation de sa situation administrative, comme il l'a indiqué lui-même lors de son audition. Il résulte de l'instruction, dès lors, que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur ces seuls motifs. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'erreur de fait concernant l'existence de garanties de représentation.
14. En sixième lieu, M. B fait valoir qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public, contrairement à ce qu'indique le préfet pour lui refuser un délai de départ volontaire. Cependant, au regard de ce qui a été dit au point précédent, le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur les seuls motifs relatifs à la déclaration du requérant sur sa volonté de se maintenir en France et la circonstance que ce dernier n'a pas entamé de démarches visant à la régularisation de sa situation administrative après l'expiration de son visa. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation relative à la menace que M. B représenterait pour l'ordre public.
15. En septième lieu, aux termes de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendu équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligation de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle () / 2. Toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. / 3. Tout accusé a droit notamment à () c. se défendre lui-même ou avoir l'assistance d'un défenseur de son choix et s'il n'a pas les moyens de rémunérer un défenseur, pouvoir être assisté gratuitement par un avocat d'office, lorsque les intérêts de la justice l'exigent () ".
16. M. B ne saurait utilement invoquer les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui ne sont pas applicables aux procédures administratives. En tout état de cause, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de le priver des droits protégés par ces stipulations dès lors, notamment, qu'il peut se faire représenter par un avocat, ce qu'il a d'ailleurs fait devant le présent tribunal. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article 17 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Aucune disposition de la présente Convention ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupe ou une personne le droit de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction de l'un quelconque des droits et libertés énoncés dans la présente ou à leur limitation à un dans une plus grande mesure que ne le prévoit la Convention. ".
18. En l'espèce, M. B se borne à soutenir que les stipulations citées ci-dessus auraient été méconnues dès lors qu'un éventuel procès pourrait être en cours et qu'il ne pourrait ni se défendre, ni obtenir réparation, sans fournir aucun élément relatif à une éventuelle procédure en cours. En tout état de cause, l'arrêté attaqué ne fait pas obstacle à ce que le requérant soit représenté dans une éventuelle procédure juridictionnelle. Le moyen doit donc être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 10 juillet 2024 du préfet de Seine-Saint-Denis est illégal. Il s'ensuit que ses conclusions à fin d'annulation de cet arrêté doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
E. Marc Le greffier,
Signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne au préfet de Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026