mercredi 21 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2406653 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | DIENG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, M. B C, détenu au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er août 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant cinq ans, en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Il n'invoque aucun moyen à l'appui de ses conclusions.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 août 2024, la préfète de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que l'arrêté attaqué est légal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Mathé, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 août 2024 qui s'est tenue en présence de Mme Amegee, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Mathé, magistrate désignée ;
- les observations de Me Dieng Youma, avocate commise d'office, représentant M. C, présent, assisté de M. A, interprète en langue tamoul, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; elle soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que le comportement de M. C ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- la préfète de l'Essonne n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'audience a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant sri-lankais né le 6 janvier 1993, est, selon ses déclarations, entré en France le 12 novembre 2022. Par un arrêté du 1er août 2024, la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant cinq ans. Par sa requête, M. C, détenu au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamnée par un jugement du tribunal correctionnel de Bobigny rendu le 18 juin 2024, à une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits de vol commis dans un lieu destiné à l'accès à un moyen de transport collectif de voyageurs. Au surplus, le requérant ne conteste pas avoir commis des faits de violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, le 16 juin 2024, pour lesquels il a fait l'objet d'un signalement. Dans ces conditions, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. C constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er août 2024 de la préfète de l'Essonne.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 août 2024.
La magistrate désignée, La greffière,
signé signé
C. MathéE. Amegee
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026