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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406737

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406737

mercredi 21 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406737
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGAGEY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Yvelines refusant de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 4 février 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. B A, représenté par Me Gagey, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du 5 février 2024 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de renouveler son attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer une telle attestation dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 août 2024, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir qu'une attestation de prolongation de l'instruction valable du 5 août 2024 au 4 février 2025 a été délivrée au requérant et que la requête est ainsi privée d'objet.

Par un mémoire, enregistré le 6 août 2024, M. A déclare ne pas s'opposer au prononcé d'un non-lieu à statuer mais persister en revanche dans ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chavet, premier conseiller, pour statuer les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête de M. A, le préfet des Yvelines lui a délivré une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour valable du 5 août 2024 au 4 février 2025. Ainsi, les conclusions du requérant ont perdu leur objet et il n'y plus lieu d'y statuer.

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 500 euros à verser à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 21 août 2024

Le juge des référés,

Signé

N. Chavet

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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