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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406793

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406793

vendredi 30 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406793
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantSECCI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 25 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une méconnaissance du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les allégations de Mme A ne démontraient pas de défaillances systémiques en Belgique et qu'il n'était pas établi qu'elle ne pourrait y bénéficier de soins ou d'un soutien familial équivalent à celui dont elle dispose en France. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de la décision de transfert.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 août 2024, Mme C A demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet des Yvelines a décidé son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions du paraphage 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;

- le préfet des Yvelines a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de l'opportunité de faire application des dispositions dérogatoires de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2024, le préfet des Yvelines, représenté par le cabinet Centaure avocats, conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Connin, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 août 2024 :

- le rapport de M. Connin ;

- les observations de Me Secci, avocate désignée d'office représentant Mme A, présente, assistée de Mme B, interprète en langue peul, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;

- les observations de Me Doucet, pour le préfet des Yvelines.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante sénégalaise née le 30 octobre 1999, est entrée en France le 16 mai 2024 munie d'un visa délivré par les autorités belges le 22 avril 2024. Elle a déposé une demande d'asile le 4 juin 2024 au guichet unique de la préfecture des Yvelines. Par un arrêté du 25 juillet 2024, dont Mme C A demande l'annulation, le préfet des Yvelines a décidé son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, repris en des termes identiques par l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

3. Aux termes du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Lorsque aucun État membre responsable ne peut être désigné sur la base des critères énumérés dans le présent règlement, le premier État membre auprès duquel la demande de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen. / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. / Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre III ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable. "

4. Mme A soutient qu'elle n'a reçu aucune aide en Belgique dans ses démarches. Toutefois, ces allégations, au demeurant non établies par les pièces du dossier, ne constituent pas de sérieuses raisons de croire qu'il existerait en Belgique, État membre de l'Union Européenne, partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraîneraient un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté de transfert attaqué méconnaîtrait les dispositions précitées du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / () ".

6. Si Mme A soutient qu'elle bénéficie en France de soins médicaux appropriés, il n'est pas établi qu'elle ne pourrait pas bénéficier des mêmes soins en Belgique. Elle fait par ailleurs valoir que ses proches, notamment une tante et une amie de sa mère, lui fournissent une assistance et un hébergement en France, mais n'apporte aucun élément pour étayer ces allégations, alors qu'elle a déclaré lors de son entretien individuel n'avoir aucune attache familiale en France. Enfin, ni la circonstance qu'elle débutait une grossesse à la date de l'arrêté attaqué, ni celle, à la supposer établie, qu'elle entretiendrait sur le sol français une relation amoureuse avec un homme en situation irrégulière, ne sont suffisantes pour considérer que le préfet des Yvelines aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application des dispositions dérogatoires de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2024 du préfet des Yvelines.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.

Le magistrat désigné,

signé

N. Connin

Le greffier,

signé

T. Rion

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

4

N° 1901371

8

15

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