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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407500

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407500

mardi 3 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407500
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre - 4/11u
Avocat requérantASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2412223 du 30 août 2024, le vice-président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis le dossier de la requête de M. E D au tribunal administratif de Versailles en application des articles R.776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative.

Par une requête, enregistrée au tribunal administratif de Versailles le 30 août 2024, par deux mémoires complémentaires enregistrés le 2 septembre 2024 et par une pièce complémentaire enregistrée le 3 septembre 2024, M. E D, représenté par Me Boulègue, actuellement retenu au centre de rétention de Plaisir, demande au tribunal :

1°) de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 23 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Boulègue renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle ou, en cas de non admission à l'aide juridictionnelle de M. D, de condamner l'Etat à verser cette somme au requérant.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- le préfet a méconnu son droit d'être entendu ;

- cette décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est entachée d'incompétence ;

-elle est entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est irrégulière dans la mesure où elle est fondée sur une mesure d'éloignement qui est elle-même illégale ;

- elle méconnait son droit au respect de sa vie privée et familiale et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est illégale des lors qu'elle est également fondée sur une mesure d'éloignement elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est illégale, car elle est fondée sur les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire qui sont illégales ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Marc pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-4 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 septembre 2024, en présence de M. Ileboudo, greffier :

- le rapport de Mme Marc,

- les observations de Me Boixière, substituant Me Boulègue, représentant M. D, présent, qui persiste en ses conclusions et moyens ;

- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E D, ressortissant angolais, né le 21 mars 2000, est entré en France en 2000 à l'âge de cinq mois selon ses déclarations. Par un arrêté en date du 23 août 2024, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. D demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme C B, attachée de l'administration de l'Etat, adjointe au chef de bureau de l'éloignement et des examens spécialisés, qui bénéficiait, par arrêté SGAD n°2024-31 du 2 juillet 2024, d'une délégation du préfet des Hauts-de-Seine à l'effet de signer les décisions contenues dans l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

5. En second lieu, l'arrêté attaqué vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L.611-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8. Il suit de là qu'il est suffisamment motivé en droit. Par ailleurs, l'arrêté mentionne les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. D, notamment son identité et sa date d'arrivée en France. En outre, il est précisé qu'il est célibataire et sans charge de famille, et la circonstance qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans son pays d'origine. Au demeurant, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments relatifs à la situation personnelle dont il entendait se prévaloir. En outre, il ne ressort pas des termes de cet arrêté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D avant d'édicter l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté litigieux, comme celui tiré du défaut d'examen, doivent être écartés.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

7. En l'espèce, le requérant, qui se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu, ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Au demeurant, il ressort des pièces versées en défense par le préfet qu'il n'a formulé aucune observation, alors qu'il pouvait le faire, avant l'édiction de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu et de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.

8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. M. D soutient qu'il est entré en France en 2000 à l'âge de cinq mois et y réside depuis lors, qu'il est hébergé chez l'ex-compagne de son grand-père maternel, Mme F, titulaire d'une carte de résident, que sa mère réside régulièrement sur le territoire français, ainsi que des membres de sa fratrie, dont son demi-frère qui est de nationalité française. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été placé par mesures d'assistance éducative chez Mme F, alors désignée " tiers de confiance " et qu'il a été scolarisé sur le territoire français entre septembre 2007 et juin 2015, puis pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Il ressort également des mentions de son carnet de santé qu'il a bénéficié d'un suivi médical en France étant enfant, en 2001, 2002, 2003, 2008 puis en 2014. Enfin, le requérant verse au dossier divers documents établissant qu'il a fait l'objet de mesures d'assistance éducative en milieu ouvert ainsi que sa prise en charge par les services de la protection judiciaire de la jeunesse, entre 2015 et 2020. S'il est ainsi établi que le requérant a résidé de manière habituelle sur le territoire français entre 2001 et 2020, il ne justifie cependant d'aucune présence ni de prise en charge ni d'insertion particulière ou de démarche en ce sens depuis l'année 2020, hormis la circonstance, mentionnée par une attestation postérieure à l'arrêté en litige, qu'il exerce des fonctions d'éducateur dans une association sportive. Il ne conteste pas être célibataire et sans charge de famille et s'il ressort des pièces du dossier que sa mère réside régulièrement sur le territoire français, ainsi que Mme F, et que l'un de ses demi-frères, M. A, est de nationalité française, il n'apporte pas le moindre commencement de preuve des liens qu'il entretiendrait avec ces derniers, ni davantage avec les autres membres de son cercle familial, l'attestation d'hébergement établie par Mme F étant très peu circonstanciée et postérieure à l'arrêté en litige. Enfin, il ne conteste pas sérieusement par ses écritures les mentions de l'arrêté en litige selon lesquelles il est connu au fichier automatisé des empreintes digitales pour des faits de proxénétisme aggravé. Dans ces conditions, en obligeant M. D à quitter le territoire français, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a pris cette décision et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision en litige n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Et en tout état de cause, et également pour les mêmes motifs, cette décision ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi :

10. Il résulte, d'une part, de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

11. Pour les mêmes motifs, d'autre part, que ceux exposés au point 9, la décision fixant le pays de renvoi n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen doit donc être écarté ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés à l'encontre de la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

12. Il résulte, d'une part, de ce qui a été exposé précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire doit être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

13. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ; (). " Aux termes, enfin, de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".

14. Pour refuser d'assortir la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. D d'un délai de départ volontaire, le préfet des Hauts-de-Seine s'est notamment fondé sur les dispositions du 2° de l'article L. 612-3. Il est constant que le requérant s'est en tout état de cause maintenu sur le territoire français à tout le moins à compter de sa majorité sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder à l'intéressé un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. Il résulte, d'une part, de ce qui a été précédemment exposé que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour doit être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

16. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

17. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

18. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 9, la décision en litige portant interdiction de retour pour une durée d'un an n'est pas entachée d'erreur d'appréciation. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Versailles le 3 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

E. Marc Le greffier,

Signé

J. Ileboudo

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2407500

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