LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2407572

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2407572

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2407572
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre - 4/11u
Avocat requérantSOH FOGNO

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C A, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), mais le tribunal a jugé que ses allégations sur sa présence en France depuis l'enfance n'étaient pas étayées. Compte tenu de ses condamnations pénales récentes pour trafic de stupéfiants et menaces de mort, l'atteinte à sa vie privée et familiale n'a pas été considérée comme disproportionnée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2024, M. B C A, alors incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 août 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Il n'invoque aucun moyen à l'appui de ses conclusions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, la préfète de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Ouardes, vice-président, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 septembre 2024 qui s'est tenue en présence de Mme Amegee, greffière :

- le rapport de M. Ouardes ;

- les observations de Me Soh Fogno, avocat désigné d'office, représentant M. C A, présent, qui conclut aux mêmes fins que sa requête et soutient en outre que l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la préfète de l'Essonne n'étant ni présente, ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C A, ressortissant portugais né le 11 juillet 2006, a été condamné le 23 juillet 2024 par le tribunal d'Evry-Courcouronnes à quatre mois d'emprisonnement pour transport, détention, offre ou cession et acquisition non autorisés de stupéfiants. Par un arrêté du 13 août 2024, la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. C A demande l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

3. Si M. C A soutient lors de l'audience publique qu'il est arrivé en France depuis le Portugal à l'âge d'un an avec ses parents et que réside en France la totalité de sa famille dont des cousins et ses tantes et qu'il a fréquenté les écoles de la République française, ces allégations ne sont étayées par aucune pièce. En outre, s'il allègue avoir souffert d'un mauvais encadrement et disposer de la volonté d'améliorer son comportement, il a été condamné le 24 novembre 2023 par le tribunal correctionnel de Paris, d'une part, pour transport, acquisition, offre ou cession et usage non autorisés de stupéfiants et, d'autre part, pour menaces de mort réitérées sur sa partenaire, à une peine totale d'emprisonnement de dix-huit mois, d'interdiction de paraître dans certains lieux pendant trois ans et, pour la même durée, d'interdiction d'entrer en relation avec sa victime. Il a également été condamné le 23 juillet 2024 par le tribunal d'Evry-Courcouronnes à quatre mois d'emprisonnement pour des infractions identiques relatives aux stupéfiants. Dans ces conditions, et eu égard à son comportement pénalement répréhensible, M. C A n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines, en prenant son arrêté, a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

4. Il résulte de tout ce qui précède que M. C A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 13 août 2024 de la préfète de l'Essonne doit être annulé. Il s'ensuit que ses conclusions doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A et à la préfète de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

P. Ouardes La greffière,

signé

E. Amegee

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 240757

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions