jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2407718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | TOURE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 et 20 septembre 2024, M. D E demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de procéder à un réexamen de sa situation administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est signée d'une autorité incompétente ;
-elle souffre d'une insuffisante motivation dès lors qu'elle n'a pas pris en compte les circonstances qu'il réside en France depuis l'âge de 13 ans, à l'instar de sa famille et n'a plus aucun proche au Portugal ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit à être préalablement entendu consacré par les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations sur la perspective de son éloignement ;
-elle est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle alourdit son passé pénal en omettant d'indiquer que les quinze signalements dont il a fait l'objet n'ont pas donné lieu à poursuites ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il réside en France depuis ses 13 ans, y possède toute sa famille ainsi que sa compagne résidant légalement sur le territoire et dont il a eu une fille née en 2023, exerce un emploi au sein de la SNCF depuis 2015 et contribue aux besoins de sa fille mineure ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que la seule énumération de ses condamnations pénales et ses signalements ne caractérise pas une menace actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;
-la décision fixant le pays de renvoi est signée d'une autorité incompétente, insuffisamment motivée, illégale par voie d'exception, prise en méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale pour les mêmes motifs que précédemment et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
-la décision lui refusant un délai de départ volontaire est signée d'une autorité incompétente, insuffisamment motivée, illégale par voie d'exception et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que l'urgence n'est nullement caractérisée, sa dernière condamnation ne constituant pas une atteinte à des biens ou des personnes d'une gravité constitutive d'une menace actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;
- la décision lui interdisant la circulation sur le territoire français est signée d'une autorité incompétente, insuffisamment motivée, illégale par voie d'exception, prise en méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale pour les mêmes motifs que précédemment et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2014, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme C pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L.921-1 et L.921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article L.922-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 octobre 2024 :
- le rapport de Mme C,
- les observations de Me Touré, avocat désigné d'office représentant M. E, non présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens,
- la préfète de l'Essonne n'étant ni présente ni représentée,
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant portugais né le 17 septembre 1995, a été condamné le 6 février 2019 à deux mois d'emprisonnement pour violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, puis, le 6 février 2019, à un mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité et, enfin, le 1er juin 2021 à sept mois d'emprisonnement pour conduite d'un véhicule à moteur malgré l'injonction de resituer son permis ayant perdu la totalité de ses points. Par une décision du 30 août 2024, dont il demande l'annulation, la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans,
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-PREF-DCPPAT-BCA-143 du 2 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 076 du même jour de la préfecture de l'Essonne, Mme B A, attachée d'administration, adjointe au chef du bureau de l'éloignement du territoire, a reçu délégation de la préfète de ce département pour signer les décisions contenues dans l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. E, dont les éléments sur lesquels la préfète de l'Essonne s'est fondée pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai, fixer le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et lui interdire la circulation sur le territoire pour une durée de trois ans. Dès lors, cet arrêté, qui énumère notamment les condamnations dont le requérant a fait l'objet et décrit sa situation professionnelle et familiale, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
5. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. En l'espèce, le requérant a été entendu le 26 juillet 2024 à la maison d'arrêt de Fleury-Merogis, ainsi qu'il résulte du procès-verbal établi par l'agent de Police en résidence à Evry, et a été invité à faire état de sa situation administrative et familiale, ses conditions de vie et de ressources ainsi qu'à formuler ses observations sur l'éventualité d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, en particulier du droit d'être entendu au préalable, doit être écarté.
7. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; / 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; / 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ".
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; / () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ". Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. E a été condamné le 6 février 2019 à deux mois d'emprisonnement pour violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, puis, le 6 février 2019, à un mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité et, enfin, le 1er juin 2021, à sept mois d'emprisonnement pour conduite d'un véhicule à moteur malgré l'injonction de resituer son permis ayant perdu la totalité de ses points. En outre, il a fait l'objet de nombreuses signalisations entre 2014 et 2024. Dans ces conditions, et alors même que l'intéressé justifie d'un emploi au sein de de la SNCF en qualité d'attaché opérateur et déclare vivre en France depuis l'âge de 13 ans en compagnie de sa famille, le préfet de l'Essonne a pu, sans erreur d'appréciation, considérer que le comportement de M. E constituait toujours une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société justifiant son éloignement du territoire français. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet a entaché sa décision d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation au regard des disposions précitées ne peuvent qu'être écartés.
10. Par ailleurs, si le requérant, qui est célibataire, fait état d'une relation de concubinage dont est née une fille le 16 août 2023 et déclare dans son audition être le père d'enfants dont il ne précise ni l'âge ni la situation, il n'établit ni le sérieux ni l'intensité du lien allégué avec la mère de l'enfant pas plus que les conditions dans lesquelles il pourvoit effectivement à l'éducation et l'entretien de sa fille. De même, il ne donne aucune précision sur la présence en France d'autres enfants dont il participerait également à l'entretien. Enfin, il ne démontre pas se trouver en situation d'isolement dans le pays dont il a la nationalité. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de son comportement d'ensemble sur le sol français, la décision du préfet de l'Essonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, pas plus qu'elle n'est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.
12. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté et c'est par une exacte application des dispositions précitées que la préfète de l'Essonne a désigné le Portugal, Etat dont le requérant a la nationalité, comme pays de renvoi.
13. D'autre part, et pour les motifs énoncés aux points 9 et 10 du présent jugement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E dirigées contre la décision de la préfète de l'Essonne désignant le pays de renvoi ne peuvent qu'être écartées.
15. En sixième lieu, c'est par une exacte application des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la préfète de l'Essonne a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. E dont le comportement décrit au point 1. du présent jugement, qui traduit une absence de volonté d'amendement, constitue une menace pour l'ordre public au sens et pour l'application de ces dispositions. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire, qui n'est pas illégale par voie d'exception, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
16. En septième lieu, la décision de la préfète de l'Essonne portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans, prise en application des dispositions précitées de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui n'est pas illégale par voie d'exception, ne peut être tenue, pour les motifs énoncés aux points 9 et 10 du présent jugement, comme entachée d'une violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. E doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et à la préfète de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
M. C Le greffier,
Signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026