lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2408020 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL GOUTAL & ALIBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, le Syndicat intercommunal des lycées du district scolaire de Sartrouville (SILS), représenté par Me Banel, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion de M. B A qui occupe sans droit ni titre un logement de fonction situé 6 quai de la Seine, à Sartrouville (78500) sous astreinte de 200 euros par jour de retard et d'autoriser le SILS à procéder au transport et à la séquestration des effets personnels des occupants sans titre aux frais, risques et périls de l'intéressé ;
2°) de mettre à la charge de M. A une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le SILS soutient que :
-le logement illégalement occupé par M. A appartient au SILS et constitue une dépendance du domaine public ;
-l'urgence est établie dès lors M. A ne dispose plus d'aucun droit, ni titre à occuper ce logement depuis l'expiration de son contrat de travail à durée déterminée le 29 février 2024 et qu'il n'a pas quitté les lieux malgré la mise en demeure qui lui a été adressée ; aucun nouveau gardien ne peut occuper ce logement pourtant indispensable à la surveillance du site ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2024, M. B A conclut au rejet de la requête et à tout le moins à ce qu'un délai de dix mois lui soit accorder pour quitter le logement.
Il fait valoir que :
-il est dans une situation précaire étant dépourvu d'emploi depuis la fin de son contrat à durée déterminée ; qu'il en a fait part oralement à l'élu en charge des sports de la ville de Sartrouville qui lui a concédé oralement un allongement du délai imparti pour quitter les lieux ;
-l'occupation du logement ne remet pas en cause le fonctionnement des installations sportives pour les activités associatives auxquelles l'accès est assuré quotidiennement par des gardiens qui viennent ouvrir et fermer le site ; durant l'exécution de son contrat, il n'était d'ailleurs plus responsable de ce gymnase mais des gymnases Collette et Galois situés en dehors du complexe sportif ;
-il a postulé à de nombreux emplois mais n'a pas encore retrouvé de poste ; il est depuis le mois de février 2024 auto-entrepreneur ; la précarité de son statut ne lui a pas permis de trouver un logement malgré des demandes auprès d'agences immobilières ; il ne peut s'installer chez sa compagne dont le logement est trop petit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de la propriété des personnes publiques,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Cayla, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, Mme Cayla a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Mascré, représentant le SILS qui soutient notamment que le maintien dans les lieux de M. A porte atteinte au fonctionnement du service en raison du sentiment d'inégalité ressenti par les gardiens en fonction qui ne bénéficient pas d'un logement de fonction ;
- les observations de M. B A.
La clôture de l'instruction a été prononcé à l'issue de l'audience, à 10h26.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Il est constant que depuis l'expiration de son contrat à durée déterminée le 29 février 2024, M. A ne justifie plus d'aucun titre l'habilitant à occuper le logement de fonction situé 6 quai de Seine à Sartrouville (78500) au sein du complexe sportif Jules Vernes appartenant au SILS qui lui avait été attribué gratuitement pour l'exercice des fonctions de gardien sur lesquelles il avait été recruté par la ville de Sartrouville afin d'être mis à disposition du SILS. Toutefois, si le SILS soutient qu'aucun nouveau gardien ne peut occuper ce logement pourtant indispensable à la surveillance du site et que le maintien dans les lieux de M. A porte atteinte au fonctionnement du service en raison du sentiment d'inégalité ressenti par les autres gardiens qui ne bénéficient pas d'un logement de fonction, il n'en justifie par aucune pièce du dossier. Le SILS ne conteste pas que l'occupation par M. A du logement où il vivait avec ses parents depuis trente ans jusqu'à ce que son père prenne sa retraite des fonctions de gardien du complexe sportif, ne porte pas atteinte au fonctionnement du service dès lors que l'ouverture et la fermeture du gymnase est assuré quotidiennement par les gardiens en fonction qui n'ont pas besoin d'être logé sur place et que lui-même n'exerçait pas ses fonctions dans le complexe sportif Jules Verne avant l'expiration de son contrat le 29 février 2024 mais dans deux autres gymnases de la ville. Il ne résulte pas de l'instruction que le SILS ou la ville de Sartrouville aurait recruté un nouveau gardien en remplacement de M. A, ni que le maintien dans les lieux de M. A ferait obstacle au recrutement d'un nouvel agent pour l'exercice de ses fonctions. Dans ces conditions, et alors même qu'il appartient à M. A de libérer dans les meilleurs délais le logement qu'il occupe sans droit, ni titre au 6 quai de Seine à Sartrouville, le SILS ne justifie ni de la condition d'urgence, ni de l'utilité de la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête du SILS ne peut qu'être rejetée, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Syndicat intercommunal des lycées du district scolaire de Sartrouville est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au Syndicat intercommunal des lycées du district scolaire de Sartrouville et à M. B A.
Fait à Versailles, le 14 octobre 2024.
La juge des référés,
signé
F. Cayla
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026