jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2408080 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2024 et complétée par un mémoire enregistré le 20 septembre 2024, M. E demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2024 notifié le 16 septembre suivant par lequel le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et a pris à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne car il n'a pu être entendu ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 251-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison de sa bonne intégration depuis 18 ans et en l'absence de condamnation pénale ;
- elle est également entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît sa situation personnelle pour les mêmes motifs, alors qu'il est réputé innocent selon les stipulations de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est également prise par une autorité incompétente
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en raison de la violation de vie privée et familiale ;
S'agissant de la décision refusant un délai pour l'éloignement :
- elle est prise par une autorité incompétente pour ce faire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français
- entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en l'absence d'urgence caractérisée ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est enfin entachée d'une erreur de droit, l'adoption d'une telle mesure n'étant qu'un faculté et la menace qu'il constitue n'étant pas caractérisée.
Par des pièces et un mémoire en défense, enregistrés les 23 et 24 septembre 2024, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Gosselin pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 septembre 2024 tenu en présence de M. Ileboudo, greffier :
- le rapport de Mme Gosselin ;
- les observations de Me Landais, représentant M. E, qui reprend les termes de la requête et souligne que, contrairement à ce qui est indiqué, le requérant est en couple et a des enfants. Elle rappelle également qu'aucune infraction n'a été reprochée à M. E depuis 2015 et que la période d'interdiction de circulation de trois ans est disproportionnée dès lors qu'il est établi en France ;
- les observations de M. E assisté de Mme D, interprète, qui souhaite sortir de prison et accepte de repartir au Portugal.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E, ressortissant de nationalités capverdienne et portugaise, né le 4 février 1970 à Santiago (Cap Vert), est entré en France selon lui, en 2006. Par un arrêté du 16 septembre 2024, le préfet de l'Essonne a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai assorti d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de trois ans. M. E en demande l'annulation par la présente requête.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-PREF-DCPPAT-BCA-143 du 2 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour de la préfecture de l'Essonne et donc consultable par tous, Mme C A, attachée d'administration, adjointe au chef du bureau de l'éloignement du territoire, a reçu délégation de la préfète de ce département pour signer toutes décisions relevant des attributions de son bureau, ce qui inclut les assignations à résidence. Par suite et dès lors qu'il n'est pas établi que la préfète ou les autres agents bénéficiant d'une telle délégation de signature n'auraient pas été absents ou empêchés, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision, après avoir indiqué l'état civil du requérant, rappelle sa situation tant familiale, professionnelle qu'administrative en soulignant que l'intéressé a été interpellé le 16 septembre 2024 et placé en garde à vue pour violences aggravés par deux circonstances. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée.
4. En troisième lieu, M. E soutient, en se référant aux dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ne pas avoir été entendu. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal d'audition dressé par les forces de l'ordre, produit au dossier, et de l'ordonnance du juge des libertés et de la détention du 20 septembre 2024, qu'il a été entendu dans le cadre de sa garde à vue. Dès lors, le moyen manque en fait et ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, il ressort des termes de l'article L.251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ". M. E soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit au regard de ces dispositions en l'absence de menace à l'ordre public et alors qu'il n'y a pas de plainte déposée à son encontre.
6. Toutefois, les dispositions de l'article L.251-4 du même code sur lesquelles la décision attaquée est également fondée indiquent que : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans". Si en effet, le premier signalement de violence du requérant remonte à 2015, il ressort des pièces du dossier qu'il est actuellement poursuivi pour violence conjugale et que par l'ordonnance mentionnée à l'article 4 précédent, le juge des libertés et de la détention a prolongé son maintien en rétention pendant une période supplémentaire de 26 jours. Par ailleurs l'absence de plainte est inopérante dès lors que le Parquet a l'opportunité des poursuites. Ainsi, le préfet n'a commis aucune erreur de droit. Pour les mêmes motifs, il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé. Il s'ensuit que le moyen d'erreur manifeste d'appréciation et ceux tirés de la méconnaissance des dispositions précitées au point précédent doivent être écartés.
7. En cinquième lieu, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales énoncent que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits ou des libertés d'autrui. "
8. M. E rappelle qu'il est en France depuis 18 ans avec sa conjointe et que ses enfants ont tous vécu en France. Toutefois, il n'établit pas la durée de son séjour et ses enfants sont tous désormais majeurs. Par ailleurs, le certificat de travail qu'il produit révèle que ses périodes de travail en intérim sont limitées et n'est appuyé d'aucune autre pièce établissant la réalité du travail. Enfin, il fait l'objet d'une convocation par procès-verbal avec placement sous contrôle judiciaire qui lui interdit de se rendre à son domicile compte tenu des violences conjugales pour lesquelles il a été appréhendé. Par suite la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations précitées.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 9 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen : " Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi. "
10. Le principe de la présomption d'innocence, garanti par les dispositions précitées et dont découle le droit de se taire et de ne pas s'accuser, n'a vocation à s'appliquer qu'en matière répressive, dont ne relèvent pas les décisions attaquées. Dès lors, M. E ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 9 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français.
11. En septième lieu, au regard des motifs rappelés au point 8 ci-dessus, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Au surplus, l'intéressé ne conteste pas les faits de violence aggravée par deux circonstances retenues par le préfet comme constituant à juste titre une menace à l'ordre public.
12. En huitième lieu, M. E soutient à l'audience que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation dès lors qu'il est considéré célibataire et sans enfant. Toutefois, il n'est pas contesté que le requérant n'est ni marié ni lié par un pacte civil de solidarité. Par ailleurs, la décision attaquée indique elle-même que l'intéressé a déclaré être le père de deux enfants et il ressort des pièces du dossier que ceux-ci sont majeurs. Par suite la décision n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, compte tenu de ce qui est indiqué au point 2 de la présente décision la décision fixant le pays de destination n'est entachée d'aucun vice d'incompétence.
14. En deuxième lieu, la décision attaquée, prise également au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, relève que M. E n'établit pas être exposé à des peines ou traitement contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine où il est effectivement réadmissible ; elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
15. En troisième lieu, M. E n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
16. En quatrième lieu, pour les motifs rappelés au point 8, la décision portant décision fixant le pays de destination n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la vie privée et familiale du requérant.
Sur la légalité de la décision refusant un délai de départ :
17. En premier lieu, compte tenu de ce qui est indiqué au point 2 de la présente décision la décision fixant le pays de destination n'est entachée d'aucun vice d'incompétence.
18. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions en cause. Elle satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
19. En troisième lieu, M. E n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, l'exception d'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai au départ volontaire n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
20. En quatrième lieu, les dispositions de l'article L.251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ". M. E soutient que le préfet de l'Essonne a entaché sa décision d'une erreur de droit dès lors que son éloignement ne présente pas d'urgence caractérisée.
21. Toutefois, alors que le requérant ne conteste pas à l'audience les faits reprochés, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la gravité des faits constituait une menace à l'ordre public justifiant le refus, à titre exceptionnel, d'un délai d'exécution à l'éloignement. Par suite, le préfet n'a commis aucune erreur de droit.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
22. En premier lieu, compte tenu de ce qui est indiqué au point 2 de la présente décision la décision fixant le pays de destination n'est entachée d'aucun vice d'incompétence.
23. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans.".
24. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger ; elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence du ressortissant de l'Union européenne sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace.
25. En l'espèce, le préfet de l'Essonne a rappelé que M. E était connu des forces de l'ordre pour violence caractérisée par deux circonstances, ce que l'intéressé ne contredit pas. En outre, il ne peut établir la durée de son séjour et ne bénéficie d'aucun délai pour son éloignement. Par ailleurs, compte tenu de la gravité des faits retenus, la durée de trois ans n'apparaît pas comme étant disproportionnée. Le préfet n'a donc pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. E.
26. En troisième lieu, M. E n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, l'exception d'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
27. Enfin, en dernier lieu, et compte tenu de ce qui a été indiqué ci-dessus, la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation
28. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. E tendant à l'annulation des arrêtés du préfet de l'Essonne du 16 septembre 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées en injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de l'Essonne.
Rendu disponible au greffe le 26 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
C. Gosselin Le greffier,
Signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026