LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408243

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408243

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408243
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFLORET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2024, M. A C, agissant en qualité de représentant légal de son fils B C, représenté par Me Floret, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au directeur général de l'Agence régionale de santé Ile-de-France de vérifier l'existence de places disponibles au sein d'instituts médico-éducatifs (IME) ou en classe d'unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) et de proposer dans un délai de huit jours une solution d'accueil permanent pour son fils au niveau régional si aucune solution ne permet de respecter la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) au niveau départemental, sous astreinte 350 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Agence régionale de santé Ile-de-France une somme de 2 500 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée en ce que son enfant présente des troubles du spectre autistique sévères et que malgré le fait que la CDAPH a autorisé sa prise en charge dans le cadre d'un accueil à temps plein par un IME et l'a également orienté vers une ULIS, il n'est toujours pas scolarisé, ce qui le prive de tout enseignement et place ses parents dans une situation d'épuisement et de détresse psychologique ;

- en dépit des décisions de la CDAPH et de ses multiples démarches, son fils n'est pas scolarisé et ne bénéficie d'aucune inscription pérenne dans une structure adaptée : la mesure sollicitée, qui tend à ce qu'il soit enjoint à l'agence régionale de santé d'Ile-de-France de vérifier l'existence de places disponibles au sein d'IME ou d'ULIS et de proposer dans un délai de huit jours une solution d'accueil permanent pour son fils au niveau régional si aucune solution ne permet de respecter la décision de la CDAPH au niveau départemental, est donc utile afin de sauvegarder ses intérêts ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2024, l'Agence régionale de santé Ile-de-France conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable eu égard au caractère subsidiaire du référé mesures utiles ;

- elle est mal fondée dès lors qu'aucune des conditions du référé mesures utiles n'est rempli.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'éducation ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Ribeiro-Mengoli pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Saisi sur le fondement de cet article d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse

2. M. C est parent d'un enfant B, âgé de 13 ans, souffrant de troubles du spectre autistique sévères. Par une décision du 10 décembre 2019 la commission des droits de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Essonne a autorisé sa prise en charge, pour la période du 5 mars 2020 au 4 mars 2029, dans le cadre d'un accueil à temps plein en demi-pension par un institut médico-éducatif (IME), en proposant les instituts spécialisés devant être contactés par M. C. Par une décision du 6 avril 2021, la CDAPH lui a également attribué une orientation, à titre alternatif, vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) valable jusqu'au 31 août 2023 et lui a accordé l'aide humaine individuelle aux élèves handicapés. M. C, qui fait valoir qu'en dépit de ces décisions et de ses nombreuses démarches son fils n'est toujours pas scolarisé et ne bénéficie que d'une prise en charge hebdomadaire au sein des Enfantastics de l'IME Gillevoisin à Janville sur Juine (Essonne) depuis janvier 2020, le vendredi de 9h30 à 12h00, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au directeur général de l'Agence régionale de santé Ile-de-France de vérifier l'existence de places disponibles au sein d'IME ou en classe d'ULIS et de proposer dans un délai de huit jours une solution d'accueil permanent pour son fils au niveau régional si aucune solution ne permet de respecter la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au niveau départemental.

3. Aux termes des dispositions de l'article L. 114-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté () ". Aux termes de l'article L. 114-1-1 du même code : " La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie. / Cette compensation consiste à répondre à ses besoins, qu'il s'agisse de l'accueil de la petite enfance, de la scolarité, de l'enseignement, de l'éducation, de l'insertion professionnelle () de places en établissements spécialisés, des aides de toute nature à la personne ou aux institutions pour vivre en milieu ordinaire ou adapté, ou encore en matière d'accès aux procédures et aux institutions spécifiques au handicap () ". Aux termes de l'article L. 246-1 de ce code : " Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d'une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. / Adaptée à l'état et à l'âge de la personne, cette prise en charge peut être d'ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social () ". Ces dispositions imposent à l'Etat et aux autres personnes publiques chargées de l'action sociale en faveur des personnes handicapées d'assurer, dans le cadre de leurs compétences respectives, une prise en charge effective dans la durée, pluridisciplinaire et adaptée à l'état comme à l'âge des personnes atteintes du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés.

4. Ainsi que le fait valoir en défense l'Agence régionale de santé Ile-de-France, M. C n'a produit ni la liste des IME qu'il devait saisir en vertu de la décision de la CDAPH de l'Essonne du 10 décembre 2019, ni ne justifie avoir accompli, à la suite de cette décision, les diligences nécessaires pour faire inscrire son enfant auprès de tous les établissements listés par la CDAPH, ni qu'il aurait essuyé des refus de la part de tous les IME concernés, dès lors qu'il n'a produit qu'un seul courrier de l'IME Notre Ecole du 20 juin 2023 l'informant que sa commune d'habitation ne faisait pas partie du périmètre géographique de l'établissement. En outre, alors qu'en tout état de cause il n'incombe pas à l'Agence régionale de santé Ile-de-France de mettre en œuvre la scolarisation de l'enfant B en classe d'ULIS, la décision d'orientation de la CDAPH en date du 6 avril 2021 produite par le requérant n'était prescrite que pour la période du 6 avril 2021 au 31 août 2023. Enfin, alors que le requérant demande en particulier au juge des référés d'ordonner à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France de vérifier l'existence de places disponibles au sein d'IME, celle-ci justifie avoir interrogé en cours d'instruction les 18 IME situés sur le territoire de l'Essonne, avoir reçu une réponse expresse de 12 d'entre eux, et qu'il ressort de leurs réponses qu'aucune place n'est disponible, que le jeune B n'est pas davantage enregistré sur liste d'attente, certains IME précisant par ailleurs n'avoir aucun dossier à son nom. Dans ces conditions, les conditions d'urgence et d'utilité auxquelles les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure sollicitée par M. C ne peuvent être regardées, au vu de la demande, comme remplies.

5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à la ministre de la santé et de l'accès aux soins et à l'Agence régionale de santé Ile-de-France.

Fait à Versailles, le 5 novembre 2024.

La juge des référés,

signé

N. Ribeiro-Mengoli

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions