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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2408317

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2408317

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2408317
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationUrgences
Avocat requérantCANDON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, M. C D et M. A B, représentés par Me Candon, demandent au tribunal, statuant en application des dispositions de l'article L. 779-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler l'arrêté n° 2024-88 du 24 septembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines a mis en demeure les propriétaires et les occupants des véhicules et résidences mobiles stationnés zone de l'Epine, route de Beynes, à Villiers-Saint-Frédéric de quitter les lieux dans un délai de 48 heures ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté est entaché d'incompétence ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 dès lors qu'il a été pris sur demande du maire de la commune de Villiers-Saint-Frédéric qui n'est pas propriétaire du terrain occupé et dont les pouvoirs de police spéciale des gens du voyage ont été transférés au président de la communauté de communes Cœur d'Yvelines en application des dispositions de l'article L. 5211-9-2-I du code général des collectivités territoriales étant précisé que l'arrêté de renonciation de ce dernier du 15 décembre 2020 n'était pas légal faute d'avoir été pris dans le délai de 6 mois après son élection, ni exécutoire faute d'avoir été public ou affiché et transmis au préfet pour contrôle de légalité ;

- il est dépourvu de base légale et pris en méconnaissance des dispositions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 car il se fonde nécessairement sur l'arrêté du maire de Villiers-Saint-Frédéric du 13 mars 2012 interdisant le stationnement des gens du voyage hors les aires aménagées sur le territoire de cette commune qui est lui-même illégal et non exécutoire au motif que :

* il n'a pas été préalablement affiché ni publié au recueil des actes administratifs de cet EPCI, ni même transmis au préfet des Yvelines, en méconnaissance des articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ;

* il a été pris par une autorité incompétente dès lors qu'à la date de son adoption, le président de la communauté de communes Cœur des Yvelines exerçait les pouvoirs de police des gens du voyage en application des dispositions de l'article L. 5211-9-2-I du code général des collectivités territoriales ; qu'en outre, l'arrêté du 15 décembre 2020 est postérieur à l'arrêté du 13 mars 2012 et qu'il n'était pas exécutoire ;

* il est illégal faute pour l'EPCI d'avoir satisfait à toutes ses obligations d'accueil des gens du voyage et au schéma départemental d'accueil des gens du voyage de l'Essonne ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 car l'occupation litigieuse n'est pas de nature à porter atteinte à la salubrité, la tranquillité et l'ordre publics ; s'agissant de l'eau, le branchement est effectué sur une borne à incendie ; s'agissant des sanitaires et eaux usées, les requérants, qui vivent habituellement en déplacement, possèdent tous des caravanes équipées de sany-broyeurs ; s'agissant du branchement électrique, un câble professionnel, branché de façon sécurisée sur un coffret EDF, à l'intérieur d'une parcelle inoccupée, raccorde un boitier relais professionnel et sécurisé, auxquels se raccordent les caravanes, également munies de boitiers avec disjoncteurs, le tout étant ordonné et contrôlé ; s'agissant de la voie routière d'accès, elle est située à 500 mètres du parking occupé et son accès est prévu et sécurisé, de sorte qu'il n'existe aucun danger particulier ; s'agissant de la zone d'activités, il n'existe pas de travaux en cours sur le terrain occupé ou devant s'y réaliser ou même le traverser à très court terme ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation en fixant un délai de 48 heures pour quitter les lieux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2023 à 10h04, M. D et M. B déclarent se désister de leur requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Sauvageot, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 779-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 27 septembre 2024 à 11h30, en présence de Mme Paulin, greffière d'audience, Mme Sauvageot a lu son rapport, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2024 à 10h04, M. D et M. B ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

DECIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. D et de M. B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à M. A B, au préfet des Yvelines et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la commune de Villiers-Saint-Frédéric.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.

La magistrate désignée,

signé

J. Sauvageot

La greffière,

signé

S. Paulin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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