mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2408346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | DEBORD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 26 août 2024, le tribunal administratif de Paris a transmis la requête de M. B A enregistrée au greffe de ce tribunal le 26 août 2024, au tribunal administratif de Versailles.
Par cette requête, M. B A, représenté par Me Debord, avocat désigné d'office, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 août 2024 par lequel le préfet de Police l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
Il soutient que :
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure où sa décision emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
La requête a été communiquée au préfet de Police, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Brumeaux pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux article L. 921-1 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article L. 922-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 septembre 2024 :
- le rapport de M. Brumeaux ;
- les observations de Me Debord, avocat désigné d'office, représentant M. B, non présent, en présence de Mme C, interprète. Il conclut aux mêmes fins que la requête. Il relève le défaut de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français. M. B exerce une activité professionnelle et il a déposé une demande d'asile.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant turc, né le 17 septembre 1999, est entré sur le territoire français en 2021 selon ses déclarations. Par un arrêté du 21 octobre 2023, le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office. Par un second arrêté en date du 19 août 2024 le préfet de Paris a interdit M. B de retourner sur le territoire français pour une durée de 12 mois et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
2. L'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, ainsi que les éléments de droit sur lesquels le préfet s'est fondé pour l'interdire de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an. Il précise notamment que le requérant s'est soustrait à une mesure d'éloignement en date du 21 octobre 2023, qu'il est entré en France en 2021 et qu'il se déclare célibataire et sans enfant. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté doit être écarté.
3. Si M. B fait valoir qu'il a tous ses repères en France et qu'il est titulaire d'un contrat à durée indéterminée à compter du 20 mai 2024, ces circonstances ne sont pas de nature à entacher la décision du préfet de l'Essonne d'une erreur manifeste d'appréciation.
4. Aux termes de l'article L. 541du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. "
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé une demande d'asile le 21 juillet 2022. Toutefois il n'est pas soutenu que la procédure d'asile n'ait pas été conduite à son terme et que l'arrêté litigieux méconnaîtrait les dispositions précitées.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 août 2024 du préfet de police doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : la requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
signé
M. Brumeaux Le greffier,
signé
J. Ileboudo
La République mande et ordonne au préfet de Police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026