lundi 30 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2502559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | GUILLOU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2503344 du 6 mars 2025, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal administratif de Versailles en application des dispositions des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 27 février 2025, présentée par M. C.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 février et 6 juin 2025, M. A C, représenté par Me Guillou, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de retour et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à l'effacement de son inscription au sein du fichier d'information Schengen à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jours de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de séjour " vie privée et familiale " ; à titre subsidiaire de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 20 euros par jours de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice de procédure en méconnaissance des dispositions des articles L.632-1 et L.631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et méconnaît les dispositions de l'article L.612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et il ne peut faire l'objet d'une procédure d'expulsion ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences de la décision sur sa vie personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'un défaut de motivation ;
- cette décision ne vise pas les articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 612-3 du même code ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de départ volontaire qui en constitue le fondement ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences de la décision sur sa vie personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui en constitue le fondement ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est disproportionnée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences de la décision sur sa vie personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.
Le rapport de Mme Marc a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant congolais né le 20 mai 1970, déclare être entré sur le territoire français en 1993. Par un arrêté du 26 février 2025, dont il demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de retour, lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de deux ans en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par Mme B D, adjointe au chef de bureau des examens spécialisés et de l'éloignement à la préfecture des Hauts-de-Seine, laquelle avait reçu du préfet de ce département délégation à l'effet de signer notamment toutes décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, en vertu d'un arrêté SGAD n°2025-01 du 15 janvier 2025 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Hauts-de-Seine. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. C ainsi que ceux relatifs à son séjour sur le sol français, dont les éléments sur lesquels le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire, pour fixer le pays de destination et lui faire interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Au surplus, le préfet n'était pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
4. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. S'il ressort des termes de l'arrêté attaqué que M. C est entré en France en 1993 et qu'il est marié et père de trois enfants, il ne justifie cependant ni d'une vie commune avec sa compagne ni de l'entretien et de l'éducation de ses enfants et il n'apporte aucun élément de nature à établir que sa présence auprès d'eux revêtirait un caractère indispensable. Par ailleurs, si M. C soutient avoir eu une insertion professionnelle en France, il ne le justifie que pour les années 2003 à 2009 et il n'apporte aucun élément précis quant aux autres liens de toute nature qu'il aurait noués sur le territoire français. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. C ne conteste pas avoir des attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à à l'âge de 23 ans. Dans ces conditions, et en dépit de la durée de présence en France de l'intéressé, l'arrêté attaqué ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, si M. C soutient que la décision en litige est entachée d'un vice de procédure en méconnaissance des dispositions des articles L.632-1 et L.632-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, il ne ressort pas de ses termes mêmes, tout comme d'ailleurs de l'arrêté en litige dans son ensemble, que l'intéressé ferait l'objet d'une mesure d'expulsion. Par suite, ce moyen est inopérant et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient M. C, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet des Hauts-de-Seine a examiné l'ensemble des éléments concernant la durée et les conditions de son séjour sur le sol français ainsi que ses attaches et son insertion sur le territoire français. Enfin, si M. C soutient que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que la menace pour l'ordre public serait le fondement de la décision en litige, laquelle se fonde en tout état de cause et principalement sur le motif tiré de ce que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, au sens et pour l'application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, si M. C justifie de sa présence sur le territoire français de 1997 à 2024, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et du droit d'asile le 24 avril 2011 et il ne ressort pas des pièces du dossier que depuis cette date, M. C aurait cherché à régulariser sa situation. Par ailleurs, si M. C se prévaut de liens familiaux, il ne justifie pas ainsi que cela a été dit contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, ni que sa présence à leurs côtés serait indispensable. Enfin, si M. C a été interpellé le 25 février 2025 pour des faits de conduite sans permis, mais n'a pas été condamné, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué, ainsi que cela a été dit, que la menace à l'ordre public serait le fondement légal de la mesure d'éloignement en litige. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait. Par suite, ce moyen doit être écarté.
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige vise les dispositions de l'article L. 612-1, contrairement à ce qui est soutenu, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'il ne vise pas celles de l'article L. 612-2 du même code qui permettent au préfet de refuser d'accorder un délai de départ volontaire à l'étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, il ressort en tout état de cause des termes de l'arrêté attaqué que le préfet des Hauts-de-Seine précise les motifs qu'il a retenus pour refuser au requérant l'octroi d'un tel délai. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée. Ce moyen doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : (..) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
11. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que pour refuser un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur la circonstance que M. C s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire et qu'il ne justifie d'aucune circonstance particulière. Si M. C justifie d'une durée significative de présence sur le territoire français, il est cependant constant qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 30 octobre 2015 qu'il n'a pas exécutée, peu important à cet égard qu'il n'ait fait l'objet d'aucune condamnation. Dans ces conditions, nonobstant la durée de séjour en France du requérant, c'est sans entacher la décision en litige d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement, M. C ne peut se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L.631-2 et L.631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ce moyen doit être écarté.
S'agissant de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
13. M. C n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
14. M. C n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées aux fins d'injonction sous astreinte et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Ouardes, président,
M. Fraisseix, premier conseiller
Mme Marc, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2025.
Le président,
Signé
P. Ouardes
La première conseillère,
Signé
E. Marc
La greffière,
Signé
L. Ben Hadj Messaoud
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2502559 2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026