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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2504486

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2504486

mardi 17 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2504486
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante brésilienne, afin d'obtenir la délivrance d'un titre de séjour et un rendez-vous en préfecture. En cours d'instance, le préfet des Yvelines a convoqué l'intéressée pour déposer sa demande, ce qui a conduit Mme B à se désister de ses conclusions aux fins d'injonction. Le juge a donné acte de ce désistement et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 18 et le 23 avril 2025, Mme A B, représentée par Me Dagli, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de prononcer toutes les mesures nécessaires de nature à permettre de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un rendez-vous en préfecture en vue de retirer son titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'en l'absence de titre de séjour, elle ne peut s'inscrire à l'université, qu'elle ne peut se rendre dans son pays d'origine, le Brésil et ne peut disposer d'un suivi médical ;

- la mesure est utile ;

-la mesure ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 avril 2025, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que la requérante a été convoquée le 30 avril 2025 à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Mme B a été informée par le préfet des Yvelines d'une convocation en sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye le 30 avril 2025 à 8 heures 45 afin de déposer sa demande de titre de séjour. Par un mémoire en réplique, enregistré le 23 avril 2025, la requérante conclut au non-lieu s'agissant de ses conclusions aux fins d'injonction, ce qui doit être regardé comme un désistement. Ce désistement des conclusions aux fins d'injonction étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête aux fins d'injonction de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 17 juin 2025.

Le juge des référés,

signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2504486

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