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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2505833

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2505833

vendredi 23 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2505833
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par M. A B, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet des Yvelines de renouveler son titre de séjour en tant qu'époux de Français. En cours d'instance, le préfet a informé le requérant qu'une carte de résident algérien de dix ans lui serait délivrée, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 mai 2025, M. A B, représenté par Me Lambert, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet des Yvelines a implicitement refusé de lui renouveler son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un certificat de résidence d'une durée de dix ans en tant qu'époux de français dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement valable jusqu'à la délivrance du titre ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au bénéfice de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a demandé le renouvellement de son titre de séjour le 5 avril 2024 et a reçu quatre attestations de prolongation d'instruction dont la dernière était valable jusqu'au 6 mai 2025 ;

- la condition d'urgence prévue par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite puisqu'il sollicite le renouvellement de son titre de séjour et bénéficie de la présomption d'urgence ; son contrat de travail risque d'être suspendu ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension est demandée en ce que les articles 6 et 7bis du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ont été méconnus.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 mai 2025, le préfet des Yvelines a conclu au non-lieu à statuer sur la requête en faisant valoir que M. B a reçu un courriel l'informant qu'une carte de résident algérien valable du 23 mai 2025 au 22 mai 2035 lui sera délivrée.

Par un acte enregistré le 22 mai 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête mais persiste dans ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative qu'il réduit toutefois de moitié.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2505832 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements () ".

2. Par un acte, enregistré le 22 mai 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet des Yvelines a implicitement refusé de lui renouveler son titre de séjour e à enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un certificat de résidence d'une durée de dix ans en tant qu'époux de français dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement valable jusqu'à la délivrance du titre. Rien ne fait obstacle à ce qu'il lui en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 23 mai 2025.

Le juge des référés,

signé

P. Fraisseix

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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