LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2508922

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2508922

jeudi 14 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2508922
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROSIN

Résumé IA

**Référé suspension – Refus implicite de renouvellement de titre de séjour – Tribunal administratif de Versailles** Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant de lui renouveler sa carte de résident. Après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’en février 2026, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel, pur et simple. Il a par ailleurs mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2025, M. B A, représenté par Me Rosin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle la préfète de l'Essonne a implicitement refusé de lui renouveler son titre de séjour ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer, à titre provisoire et conservatoire, une carte de résident dans un délai de trente jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui remettre, dans un délai de quarante-huit heures, un document provisoire de séjour assorti d'une autorisation de travail, sous la même astreinte ou, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans le délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, dans l'attente, de le mettre en possession d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à Me Rosin, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, Me Rosin renonçant à percevoir la part contributive de l'État allouée au titre de l'aide juridictionnelle ou, si l'aide juridictionnelle n'était pas accordée, à M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il existe une décision implicite de rejet et que sa requête n'est pas tardive ;

- la condition d'urgence est présumée dès lors qu'est en cause un refus de renouvellement de titre de séjour et ce, alors même qu'il a bénéficié de deux documents provisoires de séjour, aujourd'hui expirés ; il est maintenu dans une situation précaire depuis le 22 juillet 2025, date d'expiration de sa dernière attestation de prolongation d'instruction, alors même qu'il doit bénéficier de plein droit d'une carte de résident ; en l'absence de document de séjour, son contrat de travail n'a pas pu être renouvelé malgré la volonté de son employeur de prolonger la relation de travail et sa caisse d'allocations familiales a cessé de lui verser les allocations qu'il percevait ; il se trouve ainsi en situation irrégulière s'exposant à une mesure d'éloignement, sans aucune ressources et avec six enfants à charge ;

- s'agissant de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, elle est insuffisamment motivée et a été prise en méconnaissance de l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2025, la préfète de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- aucune décision faisant grief n'a été opposée au requérant ;

- en outre, la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors qu'une attestation de prolongation d'instruction a été délivré au requérant, valable du 5 août 2025 au 4 février 2026.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 12 août 2025, M. A se désiste de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction et maintient les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la requête n°2508886, enregistrée le 30 juillet 2025, par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Lellouch, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Gilbert, greffière d'audience, Mme Lellouch a lu son rapport, en l'absence des parties, ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant afghan, bénéficiaire de la protection subsidiaire, a obtenu en cette qualité une carte de séjour pluriannuelle valable du 12 août 2020 au 11 août 2024, dont il a demandé le renouvellement le 27 juin 2024. Il demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Essonne a rejeté sa demande de délivrance d'une carte de résident en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Eu égard à l'urgence de l'affaire, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, par application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique visée ci-dessus.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

5. Ayant obtenu postérieurement à l'introduction de sa requête une attestation de prolongation d'instruction de sa demande valable jusqu'au 4 février 2026, M. A a, par un mémoire enregistré le 12 août 2025, déclaré se désister des conclusions de sa requête aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de l'instance :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 800 euros au titre des frais d'instance, soit en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et au bénéfice de Me Rosin, avocat du requérant, dans le cas où le bénéfice définitif de l'aide juridictionnelle serait accordé à M. A, et sous réserve alors que Me Rosin renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, soit en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au bénéfice de M. A, dans le cas où le bénéfice définitif de l'aide juridictionnelle lui serait refusé.

O R D O N N E :

Article 1er :M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 :Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction de M. A.

Article 3 :L'Etat versera une somme de 800 euros au titre des frais de l'instance dans les conditions mentionnées au point 6.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée, pour information, à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 14 août 2025.

La juge des référés,

signé

J. Lellouch

La greffière,

signé

N. Gilbert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions