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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2509204

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2509204

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2509204
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDAVID

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement d'office du requérant concernant sa demande d'annulation d'une décision de maintien en isolement pénitentiaire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire et la demande de condamnation aux dépens deviennent dès lors sans objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 août 2025, M. B... A..., représenté par Me David, demande au tribunal :

1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler la décision du 18 juillet 2025 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice l’a maintenu en régime d’isolement du 21 juillet 2025 au 21 octobre 2025 ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu’il renonce à percevoir la part contributive de l’Etat.


La requête a été communiquée au garde des sceaux, ministre de la justice qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Lutz, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu’un pourvoi en cassation est exercé contre l’ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation ou de réformation dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté ».

3. La requête en référé n°2509205 de M. A... tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 18 juillet 2025 le maintenant à l’isolement a été rejetée par ordonnance du 21 août 2025 au motif qu’aucun des moyens qu’il y avait présentés n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. M. A... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informé, dans la notification de l’ordonnance de référé, de ce qu’il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


ORDONNE :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Benoît David et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Versailles, le 19 mars 2026.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Lutz

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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