LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2509336

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2509336

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2509336
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantPATUREAU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ivoirienne. La juridiction a retenu une erreur de fait dans la décision, celle-ci indiquant à tort que la requérante était sans famille en France, alors qu'elle réside chez sa fille française et sa famille. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois et d'accorder une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, en application des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 911-2 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 8 août 2025, Mme C..., représentée par Me Patureau, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 juillet 2025 par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination ;

2°) d’enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, et ce dans le délai de 15 jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;


Mme A... soutient que :

- l’arrêté contesté est entaché d’incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d’une erreur de fait ;
- la décision de refus de titre de séjour méconnaît l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- elle méconnaît l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation;


La requête a été communiquée au préfet des Yvelines qui n’a pas présenté de mémoire en défense, mais produit des pièces enregistrées le 18 septembre 2025.


Par ordonnance du 19 septembre 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 6 octobre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Cayla a entendu au cours de l’audience publique :



Considérant ce qui suit :

Mme A..., ressortissante ivoirienne née le 19 novembre 1962, est entrée en France le 10 juin 2023, sous couvert d’un visa court séjour. Elle a sollicité la délivrance d’un titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par arrêté du 10 juillet 2025, le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre demandé, l’a obligée à quitter le territoire dans le délai trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d’être éloignée à l’issue de ce délai. Mme A... demande l’annulation de cet arrêté.






Sur les conclusions aux fins d’annulation :

Il ressort des termes de la décision contestée que pour considérer que le refus de titre de séjour mention « vie privée et familiale » sollicitée par Mme A... sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l’obligation de quitter le territoire prise à son encontre ne portait aucune atteinte à sa vie privée et familiale, le préfet des Yvelines a indiqué que Mme A... avait déclaré être veuve et sans enfant. Or, il ressort des pièces du dossier et il n’est pas contesté en défense par le préfet des Yvelines qui n’a pas produit d’observations, que Mme A... est entrée le 10 juin 2023 en France sous couvert d’un visa court séjour portant la mention « famille française » et réside depuis lors chez sa fille et son gendre, tous deux de nationalité française avec leurs cinq enfants également de nationalité française. Par suite, Mme A... est bien fondée à soutenir que l’arrêté contesté est erroné en fait et doit être annulé, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.


Sur les conclusions à fin d’injonction :

Eu égard au motif d’annulation retenu, le présent jugement implique seulement, par application des dispositions de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, que l’administration procède au réexamen de la situation administrative de Mme A... dans un délai qu’il convient de fixer à trois mois à compter de la notification de la présente décision, et qu’il la munisse, dans l’attente d’une nouvelle décision, d’une autorisation provisoire de séjour. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.


Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L 761-1 du code de justice administrative :

Il y a lieu de mettre à la charge de l’État, partie perdante, une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :



Article 1er : L’arrêté du préfet des Yvelines du 10 juillet 2025 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Yvelines de procéder au réexamen de la demande de Mme A... dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et lui délivre, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : L’État versera à Mme A... la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au préfet des Yvelines.


Délibéré après l'audience du 19 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Cayla, président,
M. Bélot, premier conseiller,
Mme Geismar, première conseillère,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2026.



La présidente-rapporteure,
signé
F. Cayla
L’assesseur le plus ancien
signé
S. Bélot


La greffière,

signé

A. Esteves



La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions