Le Tribunal Administratif de Versailles statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus d'échange d'un permis de conduire turc. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur le fond, la décision attaquée ayant été abrogée par l'administration, et donne acte du désistement du requérant sur ces points. Il condamne néanmoins l'État, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser au requérant la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour le recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Erol, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’échange de permis de conduire turc contre un permis de conduire français ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder sans délai à l’échange de son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2026, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer, la décision attaquée ayant été abrogée le 14 janvier 2026.
Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2026, M. A... déclare maintenir ses conclusions présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Par un mémoire enregistré le 19 janvier 2026, M. A... a déclaré maintenir ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, il doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 1 000 euros (mille euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressé au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Versailles, le 13 mars 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
J. Sauvageot
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.