LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2600382

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2600382

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2600382
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantARTHUR BENCHETRIT AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) formée collectivement par trois ressortissants brésiliens. Le juge a jugé la requête irrecevable car elle nécessitait un examen distinct de la situation individuelle de chaque demandeur, ce qui est incompatible avec une procédure collective en la matière. La demande visait à enjoindre au préfet des Yvelines de délivrer des autorisations provisoires de séjour et de travail pendant l'instruction de leurs demandes de titre de séjour.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2026, M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E..., représentés par Me Benchetrit, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Yvelines de leur délivrer des autorisations provisoires de sortie et de retour sur le territoire français ainsi que des autorisations provisoires de séjour les autorisant à travailler ou, à défaut, de prendre toute mesure équivalente permettant la poursuite effective et régulière de l’instruction de leurs demandes d’admission exceptionnelle au séjour ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros à verser à Me Benchetrit au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’ils sont tous trois exposés à des menaces, que M. A... E... doit se rendre temporairement au Brésil afin de répondre à une convocation des autorités parlementaires brésiliennes et se trouve dans l’impossibilité de travailler légalement, et que M. D... C... et Mme B... E... souffrent de problèmes de santé ;
- les mesures demandées sont utiles et ne font pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2026, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête, qui est collective, est irrecevable, et que les moyens présentés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E..., ressortissants brésiliens, demandent au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Yvelines de leur délivrer des autorisations provisoires de sortie et de retour sur le territoire français ainsi que des autorisations provisoires de séjour les autorisant à travailler ou, à défaut, de prendre toute mesure équivalente permettant la poursuite effective et régulière de l’instruction de leurs demandes d’admission exceptionnelle au séjour.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». En vertu de l’article R. 522-2 du code de justice administrative, les dispositions de l’article R. 612-1 du même code, qui imposent au juge d’inviter l’auteur de conclusions entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

3. La recevabilité d’une requête présentée conjointement par plusieurs requérants est subordonnée à la condition que la solution du litige ne nécessite pas un examen distinct de la situation individuelle de chacun d’entre eux. M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E... ont introduit une seule et même requête tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Yvelines, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de leur délivrer des autorisations provisoires de sortie et de retour sur le territoire français ainsi que des autorisations provisoires de séjour les autorisant à travailler ou, à défaut, de prendre toute mesure équivalente permettant la poursuite effective et régulière de l’instruction de leurs demandes respectives d’admission exceptionnelle au séjour. Cette demande nécessite un examen distinct de chaque situation individuelle. Par suite, la requête collective présentée par M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E..., qui nécessite d’être présentée sous la forme de trois requêtes distinctes, est irrecevable.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E... doit être rejetée en toutes ses conclusions.




O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E... est rejetée.




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... E..., M. D... C..., et Mme B... E... et au ministre de l’intérieur.


Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.



Fait à Versailles, le 25 mars 2026.


La juge des référés,

signé

H. Lepetit-Collin


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions