LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2600559

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2600559

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2600559
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé d'une étrangère demandant l'injonction au préfet de statuer sur son titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que l'injonction de prendre une décision définitive excède son office en référé, et que l'urgence n'est pas caractérisée dès lors qu'une attestation provisoire couvrant plusieurs mois a été délivrée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 janvier 2026 et 10 février 2026, Mme A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’enjoindre au préfet des Yvelines de traiter sa demande de titre de séjour et de prendre une décision sur cette demande dans un délai déterminé ;

2°) à défaut d’enjoindre à ce préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction couvrant toute la durée de sa grossesse et du post-partum ;

3°) de lui communiquer un état d’avancement précis de son dossier et une date prévisionnelle de délivrance de titre.

Elle soutient que :
l’attestation de prolongation d’instruction qui lui a été délivrée ne constitue qu’une mesure provisoire qui n’assure pas la continuité de ses droits ;
son état de grossesse la place dans une situation d’urgence manifeste dès lors que l’absence de décision l’expose à une rupture de ses droits à la sécurité sociale et trouble gravement sa situation personnelle et médicale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2026, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu sur les conclusions de la requête.

Il informe le tribunal qu’une attestation de prolongation d’instruction valable du 29 janvier 2026 au 28 avril 2026 est à la disposition de la requérante sur l’espace personnel du téléservice de l’ANEF.

Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Lellouch pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante indienne née en 1990, a déposé le 13 août 2025 une demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » arrivé à expiration le 9 décembre 2025. Elle demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Yvelines de prendre une décision sur sa demande de titre ou à défaut de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction couvrant toute la durée de sa grossesse et du post-partum et de lui communiquer un état d’avancement précis de l’instruction de son dossier ainsi qu’une date prévisionnelle de sa demande de titre.

D’une part, aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (…) ». Il résulte de ces dispositions que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures à caractère provisoire. La mesure d’injonction sollicitée tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Yvelines de prendre une décision sur sa demande de titre de séjour, qui ne présente pas un caractère provisoire, excède l’office du juge des référés. De telles conclusions aux fins d’injonction sont irrecevables et doivent être rejetées.

D’autre part, aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Il s’ensuit que ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées.

Il ressort des pièces produites par le préfet des Yvelines qu’une attestation de prolongation d’instruction valable du 29 janvier au 28 avril 2026 maintenant l’intéressée dans l’ensemble des droits ouverts en raison de son précédent titre de séjour a été délivrée à Mme B.... Si la requérante demande une telle attestation couvrant toute la durée de sa grossesse et le post-partum, il ne résulte pas de l’instruction que l’attestation de prolongation d’instruction dont elle est désormais titulaire ne sera pas renouvelée à son expiration le temps de l’instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour et l’intéressée n’apporte pas d’élément permettant d’établir qu’elle est exposée à court terme à une rupture de ses droits. Dès lors, à la date de la présente ordonnance, la condition d’urgence requise par les dispositions précitées de l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est pas satisfaite. Les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction couvrant toute la durée de sa grossesse et de son post-partum et de lui communiquer un état d’avancement précis de l’instruction de son dossier doivent dès lors être rejetées.


Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée, en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.


Fait à Versailles, le 18 mars 2026.


La juge des référés,


signé

J. Lellouch


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions