Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en référé de M. B..., qui demandait l'injonction au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction concernant son titre de séjour étudiant. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relève que l'administration a satisfait à la demande en délivrant l'attestation avant le jugement, ce qui rend l'affaire sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la mesure sollicitée a été prise.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction relative à sa demande de renouvellement de sa carte annuelle de séjour portant la mention « étudiant » ou de prendre toute autre mesure utile.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 mars 2026, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.
Il précise que l’attestation de prolongation d’instruction a été délivrée au requérant le 2 mars 2026.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Kaczynski, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…)les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Le préfet des Yvelines a, par mémoire en défense enregistré le 6 mars 2026, justifié de ce que l’attestation de prolongation d’instruction, objet de la demande du requérant lui a été délivrée. Ce mémoire a été communiqué à M. B... et n’a appelé de sa part aucune observation. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 20 mars 2026.
Le juge des référés,
D. Kaczynski
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d’exécution contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.