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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2001383

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2001383

lundi 24 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2001383
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP CREPIN & FONTAINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 avril 2020, M. A B, représenté par

la SCP Crepin-Fontaine, demande au tribunal d'annuler la décision du 3 mars 2020 par laquelle le ministre de la transition écologique et solidaire a confirmé son interdiction d'accès au site FRAMATOME.

Il soutient que le ministre de la transition écologique et solidaire ne pouvait se fonder sur son ficher de traitement d'antécédents judiciaires, dès lors que, par une décision du

5 février 2020, le procureur lui a précisé qu'une mention y serait ajoutée, empêchant toute consultation dans le cadre d'une enquête administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2021, le ministre de la transition écologique conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'il n'y a plus lieu à statuer sur la requête de M. B.

Par un courrier du 3 novembre 2021, M. B a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans le délai d'un mois le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :

1' Donner acte des désistements () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. () / La partie est réputée avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique () ".

3. M. B a été invité à confirmer expressément dans un délai d'un mois le maintien de ses conclusions, par courrier du 3 novembre 2021, communiqué à son avocat via l'application informatique mentionnée à l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative et dont il a accusé réception le même jour. En dépit de ce courrier, qui l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office,

M. B n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti à cette fin. Par suite, M. B est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d'instance.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Fait à Amiens, le 24 octobre 2022.

Le président de la 3ème chambre,

signé

S. Thérain

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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