mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2001522 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BOUQUET-ELKAIM JÉRÔME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2020, l'entente interdépartementale Oise-Aisne, représentée par Me Bouquet-Elkaïm, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2019 par lequel le préfet de l'Oise a approuvé les nouveaux statuts du syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler partiellement l'arrêté du 16 décembre 2019 par lequel le préfet de l'Oise approuve l'article 4 desdits statuts validant au profit du syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain un transfert de l'item 5 de la compétence GEMAPI ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il entérine le transfert de l'item 5 de la compétence GEMAPI sans qu'aucune délibération préalable soit venue retirer cette compétence à l'entente interdépartementale Oise-Aisne ;
- pour les mêmes raisons, il méconnait le principe d'indivisibilité ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors qu'il ne précise pas sur quelle base est appelée à s'opérer la division de compétence qu'il entérine entre l'entente interdépartementale Oise-Aisne et le syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 15 mars 2021, le président de l'agglomération Creil Sud Oise, représenté par Me Deharbe, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 février 2021, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 mars 2021, le président du syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain, représenté par Me Laplanche, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'entente interdépartementale Oise-Aisne la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable faute de délégation de compétence pour agir en justice au nom de l'entente interdépartementale Oise-Aisne ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 19 octobre 2021, l'entente interdépartementale Oise-Aisne déclare se désister de l'ensemble de ses demandes.
Un mémoire, présenté pour le syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain, a été enregistré le 16 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Le désistement d'instance de l'entente interdépartementale Oise-Aisne de l'ensemble de ses demandes est pur et simple. Aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'entente interdépartementale Oise-Aisne, la somme que le syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de l'entente interdépartementale Oise-Aisne.
Article 2 : Les conclusions présentées pour le syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'entente interdépartementale Oise-Aisne, à la préfète de l'Oise, au syndicat des intercommunalités de la vallée du Thérain et à l'agglomération Creil Sud Oise.
Fait à Amiens, le 28 septembre 2022.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026