LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2003056

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2003056

vendredi 2 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2003056
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU1
Avocat requérantSCP BOUQUET-FAYEIN BOURGOIS-WADIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 septembre 2020, Mme B A, représentée par Me Verfaillie, demande au tribunal ;

1°) d'annuler la décision du 21 juillet 2020 par laquelle le directeur de l'agence Pole Emploi de Soissons a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision du 9 juin 2020 lui notifiant un indu d'allocation de solidarité spécifique formation pour la période de septembre 2019 à janvier 2020 d'un montant de 2075,76 euros ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle Pôle emploi a rejeté sa demande de remise gracieuse ;

3°) d'enjoindre à Pôle Emploi de prendre une nouvelle décision favorable dans un délai de 10 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de statuer sur les dépens.

Elle soutient que :

- la décision du 21 juillet 2020 ne comporte pas la signature de son auteur, ce qui caractérise une inexistence juridique ;

- elle est insuffisamment motivée en droit ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'aucun texte n'interdit le cumul entre des " prestations de travailleur handicapé " et " l'allocation spéciale de formation " ;

- elle a formé aux termes de son recours gracieux une demande de remise gracieuse sur laquelle il n'a pas été statué ;

- le rejet de sa demande de remise gracieuse ne comporte aucun motif valable alors que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser la dette.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2021, Pôle Emploi Hauts-de-France, représenté par la SCP Bouquet Fayein-Bourgois Wadier, conclut au rejet de la requête ainsi qu'il soit mis à la charge de Mme A la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les moyens relatifs à l'absence de signature et à l'insuffisance de motivation soulevés par la requérante sont inopérants dès lors qu'en matière de recours dirigés contre une décision refusant une demande de remise gracieuse d'un indu d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, le juge administratif n'a pas à se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée ;

- la décision attaquée est motivée ;

- la directive n°114-84 du 19 novembre 1984 et les circulaires n°2002-38 et n°2004-008 du 1er août 2022 et du 20 février 2004 prévoient la cessation du paiement de l'allocation de solidarité spécifique formation si l'action de formation est rémunérée par le conseil régional ;

- un effacement partiel de sa dette a été accordé à Mme A par courrier du 2 novembre 2020, ce qui porte à 1000 euros le trop-perçu restant dû par l'intéressée ;

- la demande d'injonction est donc sans objet et, à défaut, doit être rejetée en raison de l'absence de preuve d'une situation de précarité de la requérante.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code du travail,

- le code de justice administrative.

La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 9 septembre 2020.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle, pour statuer sur les litiges visés à article L. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 novembre 2022 le rapport de Mme Galle, vice-présidente, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le directeur de l'agence Pôle emploi de Soissons a notifié à Mme A, par un courrier du 9 juin 2020, une décision ordonnant le reversement d'une somme de 2075,76 euros correspondant à un indu d'allocation de solidarité spécifique formation pour la période allant de septembre 2019 à janvier 2020. Mme A a formulé un recours administratif préalable obligatoire, qui a été rejeté par une décision du 21 juillet 2020.

2. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 21 juillet 2020, et de lui accorder une remise gracieuse de sa dette. En cours d'instance, un effacement partiel de sa dette, d'un montant de 1075,76 euros, lui a été accordé par une décision de Pôle emploi en date du 2 novembre 2020.

En ce qui concerne la décision de récupération de l'indu :

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision, qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'allocation de solidarité spécifique, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qu'il lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

4. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire. ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

6. La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) est au nombre des décisions imposant une sujétion, et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La décision rejetant un recours administratif dirigé contre une décision notifiant un indu d'ASS constitue également le rejet d'un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.

7. La décision du 21 juillet 2020 rappelle que Mme A aurait, lors de sa formation, " opté pour la rémunération travailleur handicapé " et indique à l'intéressée que " dans ce cadre il n'est pas possible de cumuler à la fois l'allocation de solidarité spécifique et la rémunération travailleur handicapé, c'est soit l'un soit l'autre mais pas les deux ". Si cette décision est suffisamment motivée en fait, elle ne comporte, ainsi que le fait valoir Mme A, aucune motivation en droit. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la décision de récupération de l'indu est entachée d'illégalité pour ce motif.

8. En second lieu, qu'aux termes des dispositions de l'article L. 5421-1 du code du travail : " En complément des mesures tendant à faciliter leur reclassement ou leur conversion, les travailleurs involontairement privés d'emploi, () aptes au travail et recherchant un emploi, ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions fixées au présent titre. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 6341-7 du même code : " Lorsqu'elles suivent des stages agréés dans les conditions prévues à l'article L. 6341-4, les personnes inscrites comme demandeurs d'emploi perçoivent une rémunération dont le montant minimum est déterminé par décret.(). " Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que le fait pour un travailleur involontairement privé d'emploi de suivre un stage de formation professionnelle rémunéré ne prive pas celui-ci du droit d'être inscrit comme demandeur d'emploi.

9. Aux termes de l'article L. 5423-1 du code du travail : " Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance, qui ne satisfont pas aux conditions pour bénéficier de l'allocation des travailleurs indépendants prévue à l'article L. 5424-25 et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources. ". Aux termes de l'article L. 5425-1 du même code : " Les allocations du présent titre, à l'exception de celles prévues à la section 2 du chapitre IV, pour les salariés du bâtiment et des travaux publics privés d'emploi par suite d'intempéries, peuvent se cumuler avec les revenus tirés d'une activité occasionnelle ou réduite ainsi qu'avec les prestations de sécurité sociale ou d'aide sociale dans les conditions et limites fixées : / 1° Pour l'allocation d'assurance et l'allocation des travailleurs indépendants, par l'accord prévu à l'article L. 5422-20 ; / 2° Pour les allocations de solidarité, par décret en Conseil d'Etat. ()".

10. Aux termes de l'article R. 5425-1 du code du travail, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " L'exercice d'une activité professionnelle ou le fait de suivre une formation rémunérée ne fait pas obstacle à la reprise du versement de l'allocation de solidarité spécifique. / Toutefois, ce versement ne peut être réalisé qu'à l'expiration des droits éventuels aux allocations d'assurance chômage et à la condition qu'il n'intervienne pas plus de quatre ans après la date d'admission à l'allocation considérée ou la date de son dernier renouvellement. " L'article R. 5425-2 du code du travail prévoit que : " Lorsque le bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique reprend une activité professionnelle salariée ou non salariée, la rémunération tirée de l'exercice de cette activité est intégralement cumulée avec le versement de l'allocation de solidarité spécifique pendant une période de trois mois, consécutifs ou non, dans la limite des droits aux allocations restants. / Tout mois civil au cours duquel une activité même occasionnelle ou réduite a été exercée est pris en compte pour le calcul de cette période. ".

11. Il résulte de l'instruction que l'indu litigieux de la somme de 2 075,76 euros a été réclamé par Pôle emploi au motif que Mme A a été rémunérée par le conseil régional des Hauts-de-France au cours d'une formation et qu'elle a, de ce fait, bénéficié du cumul des indemnités de formation perçues du 30 septembre 2019 au 4 février 2020 avec l'allocation de solidarité spécifique du 30 septembre 2019 au 31 janvier 2020. Si la décision du 21 juillet 2020 précise en outre que l'intéressée aurait " opté " pour la " rémunération travailleur handicapé " à l'occasion de la réalisation de cette formation, cette circonstance n'est assortie d'aucune précision dans la décision attaquée et Pôle emploi se borne à soutenir dans son mémoire en défense que l'indu a été récupéré au seul motif qu'aucun cumul n'est possible entre une allocation de solidarité spécifique " si l'action de formation est rémunérée par le conseil régional ", sans désormais se prévaloir de la circonstance que Mme A aurait exprimé un choix en faveur de la perception d'une rémunération de sa formation, ni de la qualité de travailleur handicapé de l'intéressée.

12. Il résulte toutefois des dispositions citées aux points 9 et 10 que la rémunération tirée d'une formation professionnelle peut être intégralement cumulée avec le versement de l'allocation de solidarité spécifique pendant une période de trois mois, dans la limite des droits aux allocations restants. Si Pôle emploi se prévaut, dans son mémoire en défense, de manière au demeurant très imprécise, des dispositions d'une directive du 19 novembre 1984 et de deux circulaires du 1er août 2002 et du 20 février 2004 pour soutenir qu'une formation rémunérée " par le conseil régional " ne peut se cumuler avec le versement de l'ASS, il ne peut toutefois utilement invoquer les textes précités, qui n'ont aucune valeur réglementaire, et visent, en tout état de cause, à préciser l'application de dispositions antérieures au décret n°2017-826 du 5 mai 2017 relatif à l'intéressement à la reprise d'activité des bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, duquel sont issus les articles R. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail dans leur rédaction applicable au présent litige.

13. En l'espèce, il résulte de l'instruction que les droits de Mme A à l'allocation de solidarité spécifique, ouverts à compter du 2 juillet 2019, étaient ouverts jusqu'au 2 janvier 2020 et que sa formation rémunérée par le conseil régional s'est déroulée du 30 septembre 2019 au 4 février 2020. Par suite, en décidant de procéder à la récupération de l'ensemble des sommes versées au titre de l'allocation de solidarité spécifique durant l'intégralité de la formation professionnelle rémunérée suivie par la requérante, alors qu'elle pouvait cumuler intégralement les revenus tirés de cette formation avec le versement de l'ASS durant une durée de trois mois, Pôle emploi a entaché sa décision de récupération d'un indu d'une erreur de droit.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 21 juillet 2020 par laquelle pôle emploi Hauts-de-France a rejeté son recours administratif préalable et confirmé l'indu d'allocation de solidarité spécifique.

En ce qui concerne le refus de remise gracieuse :

15. Le présent jugement fait droit aux conclusions de la requérante tendant à l'annulation de la décision de récupération de l'indu. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à la remise gracieuse de la somme restant due par Mme A à Pôle emploi, après la remise partielle dont elle a déjà bénéficié.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement, qui annule la décision de récupération d'indu contestée, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions présentées par Mme A tendant à ce qu'une nouvelle décision favorable soit prise par Pôle emploi ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. La présente instance n'a pas entrainé de dépens. Par suite les conclusions présentées par Mme A sur ce fondement doivent être rejetées.

18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

19. Les dispositions précitées font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance au titre des frais exposés par Pôle emploi et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La décision de Pôle emploi Hauts-de-France du 21 juillet 2020 portant récupération d'un indu d'allocation de solidarité spécifique est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de Pôle emploi Hauts-de-France tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, et à Pôle Emploi Hauts-de-France.

Rendu public par mise à dispositions au greffe le 2 décembre 2022.

La magistrate désignée,

Signé

C. GalleLa greffière,

Signé

Z. Aguentil

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions